Coronavirus Covid-19 entre tradition et modernité

10 avril 2020

Pr. WANG De Feng, directrice de l’Académie Wang de Médecine Traditionnelle Chinoise

Dr. Meyer Magali Professeur de MTC à l’AWMTC

COVID-19 Entre tradition et modernité - Evolution des stratégies, connaissances et approches thérapeutiques.

1 Histoire de l'épidémie

2 Les instances de gestion de la crise

3 Aspects Cliniques du Covid-19

4 Directives actuelles sur le Covid-19

5 En pratique, l'organisation sur le terrain

6 Les directives officielles de lutte contre le Covid

7 Les Traitements en médecine occidentale

8 Traitements en Médecin Traditionnelle Chinoise (MTC)

9 Conclusion

Depuis l’émergence de l’épidémie de SARS-CoV-2 en décembre 2019, le monde est en bascule. Vu de notre continent, il ne s’agissait que d’une lointaine épidémie propre à la Chine dans ses débuts. Puis on a découvert ce nouveau virus dont le génome a été rapidement décrypté mais dont l’origine reste encore inconnue. Jamais dans l’histoire des épidémies, un virus n’aura rassemblé autant les scientifiques du monde entier. Dés le mois de janvier 2020, les publications scientifiques se font exponentielles. Les laboratoires d’abord unis par les directives de l’OMS se lancent rapidement dans la compétition afin de découvrir et produire le traitement officiel et le vaccin susceptible de protéger le monde entier contre ce virus qui ne cesse de s’étendre. D’épidémie, le SARS-CoV-2 s’affirme pandémie début mars 2020. Aucun pays au monde n’est aujourd’hui épargné.

Entre sur-médiatisation, désinformations, allocutions officielles, directives internationales et gouvernances nationales, nous sommes noyés dans la masse d’informations parfois contradictoires et mouvantes qui nous submergent.

Comment pourrait-il en être autrement en temps de crise ?

Chacun d’entre nous, professionnel, citoyen, parent ou ami, tentons de mener au mieux nos propres réflexions. A l’échelle nationale, les décisions et décrets s’enchaînent et se contre-disent.

Santé, politique et sciences se mêlent et interfèrent aux premiers rangs des pistes de réflexion. Les données économiques et commerciales les sous-tendent également. Les comités éthiques ne sont pas absents du débat mais les laisse-t-on s’exprimer véritablement? Les philosophes anciens et contemporains amènent des pistes solides mais ne siègent pas aux différents comités décisionnels.

Les pistes de réflexions sont en effet multiples ! Tout cela s’articule à différents niveaux, sur tous les plans et dans toutes les directions. Les directives mondiales, nationales, hospitalières, comme les gestions au sein de chaque foyer diffèrent et il en va de soi. Comment mener à bien la lutte contre une pandémie lorsque pour se faire, les enjeux doivent être collectifs ?

Nous les humains, sommes toujours sous-tendus par un déterminisme naturel qui nous échappe. Chacun veut sauver sa peau. Notre culture occidentale nous a appris à tout borner, à prédéterminer, à anticiper au mieux. Les philosophes nous rappellent que les crises sont bénéfiques. Qu’il en ressort forcément du meilleur.

Pour en revenir à l’infection elle-même, nous découvrons pas à pas une maladie aux présentations et aux degrés de gravité multiples ; un virus dont plusieurs souches semblent coexister et dont nous ne comprenons toujours pas le mode d’extension. Les sujets hospitalisés en réanimation sont de plus en plus jeunes (50% d’entre eux ont moins de 60 ans) ; nous découvrons que le COVID-19 touche aussi les enfants et les nourrissons ; les formes de présentations sont extrêmement disparates, nous privant d’un consensus clinique de référence, etc. Notre système de santé est dépassé. En plus des difficultés propres aux manques cruels de moyens pour affronter la crise, nous sommes également face à l’absence de traitement efficace. Nous découvrons que la plupart des médicaments usuels employés pour les tableaux d’infections ORL et pulmonaires aggravent la maladie COVID-19 et accélèrent le passage en défaillance multi-viscérale. Les initiatives thérapeutiques sont nombreuses et diffèrent bien souvent au sein d’un même hôpital. Lorsqu’une des ces initiatives est rendue publique comme la chloroquine, elle est reprise par les hautes autorités et leurs directives. Le débat est vaste et ses enjeux nous échappent.

La Chine qui a été touchée de prime abord a pris de l’avance dans les recherches thérapeutiques. Tant en médecine moderne qu’en médecine traditionnelle chinoise. La chloroquine a par exemple, été testée dés le premier mois de l’épidémie et les publications chinoises à ce sujet sont nombreuses ; les antiviraux également on été testés dés le mois de février en parallèle des autres laboratoires internationaux. Un traitement officiel du COVID-19 à base de pharmacopée traditionnelle chinoise a été promulgué par le gouvernement en Chine dés le 06/02/2020 et distribué à tous les hôpitaux chinois à partir du 16/02/2020. Nous l’avons signalé dans notre article précédent. Les publications scientifiques se sont multipliées en Chine à cette occasion, attestant d’essais cliniques à grandes échelles avec des taux de guérison du COVID-19 supérieurs à 90%. Les fondations de ce que la littérature scientifique médicale occidentale appelle l’Evidence Based Medecine (EBM) sont établies.

Et pourtant, ces traitements ne sont pas diffusés.

Des propositions d’entraide solidaire venant du gouvernement, d’hôpitaux et d’universités chinois sont réfutées aux frontières de la plupart des pays européens. Certains pays ouvrent leur portes comme l’Italie dés la fin du mois de Mars qui accueille une délégation de médecins chinois en parallèle de médecins cubains plus conventionnels et médiatisés. Rien de la sorte n’est pour l’instant réalisé en France.

Alors que la crise sanitaire s’est intensifiée ces dernières semaines et que des traitements existent en dehors de nos frontières, comment en France, faisons-nous face à cette crise ?
Comparons les avancées thérapeutiques à l’œuvre en France et en Chine.

Loin des débats et interrogations, notre souhait est de rester le plus objectif possible dans cette mise en perspectives. Notre ligne directrice reste celle des données et consensus officiels.

1 Histoire de l'épidémie

Rappel :
Le 31/12/2019, l’OMS est informée par les autorités chinoises d’un épisodes de cas groupés de pneumonies dont tous les cas avaient un lien avec un marché d’animaux vivants dans la ville de Wuhan en Chine. Le virus est rapidement identifié ; le 11/02/2020, il devient officiellement le nouveau SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19.

Dés le 10/01/2020, un dispositif de surveillance du COVID-19 est mis en place en France, avec pour objectif de détecter précocement tout cas importé sur le territoire national et de prévenir les transmissions secondaires Le 27/02/2020, tous les continents sont touchés. En France, seulement 37 cas sont identifiés. Le 30/01/2020, au regard de l’ampleur de l’épidémie, l’OMS déclare que cette épidémie constitue une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI).

Dernières évolutions :

- Le 11/03/2020, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhaanom Ghebreyesus déclare l’infection COVID-19 comme une pandémie. Il demande aux pays touchés de prendre des mesures fortes pour lutter contre la crise sanitaire.

- Le 12/03/2020, l’Europe devient l’épicentre du développement de cette pandémie. Tous les pays de l’union européenne et le Royaume-Uni sont touchés. Au matin du 12/03/2020, on compte plus de 20 000 cas confirmés et prés de 1000 décès en Europe. Les cas de COVID 19 en France ne cessent d’augmenter tout autant.

- Le 15/03/2020, le directeur général de la santé en France annonce le passage au stade 3 de l’épidémie ; la circulation du virus est intense et touche désormais tout le territoire français. 7 régions sont particulièrement impactées.

=> La lutte contre l’épidémie s’oriente dés lors vers la limitation de son impact et de ses conséquences.

- Le 16/03/2020, le confinement est annoncé : à compter du 17/03, sont fermés les écoles, collèges, lycées, universités, cinémas, théâtres, stades, discothèques, magasins autres qu’alimentaires et autres lieux de rassemblements. Les déplacements dans des lieux fréquentés y compris le lieu de travail ou les moyens de transports sont également limités. Les regroupements de personnes y compris réunions de familles et amis sont interdits.

- Le 24/03/2020, le SARS-CoV-2 circule dans toutes les régions de France. L’agence nationale Santé Publique France estime à 19 856 les cas confirmés* dont 2082 personnes hospitalisées en réanimation. L’âge médian des malades est alors de 60 ans.
Le 10/04/2020 : 90 676 cas sont confirmés, dont 7004 personnes hospitalisées en réanimation et 13 197 décès. Mais que sont les chiffres ?

*Depuis le 20/03/2020, les données de Santé Publique France sont basées sur les données hospitalières uniquement. Le total des décès est la somme des décès survenus à l’hôpital et des décès survenus dans les ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux).
Pour une vue d’ensemble :

Chaque pays a sa propre méthode pour rendre compte de l’évolution de l’épidémie de COVID-19 sur son territoire. Difficile dans ces conditions, de comparer le nombre de cas communiqués par des pays qui appliquent des politiques de dépistages très différentes.

L’ECDC, le centre européen de contrôle et prévention des maladies nous propose cette carte évolutive de l’épidémie dans le monde :

carte corona janvier 2020

Cas de COVID-19 signalés pour 100 000 habitants sur les 100 premiers jours de l’épidémie, du 30/12/2019 au 08/04/2020. Source : European Centre for Disease Prevention and Control -ECDC.

Dans le monde : le 10/04/2020, on dénombre près de 1,5 million de cas de COVID-19. Jusqu'à la fin du mois de mars, la Chine était le pays le plus touché. Elle est désormais largement dépassée par les États-Unis, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France. En termes de décès, les pays les plus impactés sont pour l’instant l’Italie, puis les Etats-Unis, l’Espagne et la France.
Le nombre de cas est en constante augmentation dans de nombreuses régions du monde.
Il a fallu 100 jours à la Chine avant d’initier un retour à la « normale ». Quelques signaux commencent également à indiquer un début d’inflexion possible de l’épidémie dans certains pays. Mais la majorité des pays commencent tout juste à voir émerger des cas de COVID-19 et ceux-ci sont en augmentation rapide. La surmortalité toutes causes confondues est élevée dans plusieurs pays européens parmi ceux les plus touchés. Bien qu’il soit encore impossible de prédire la situation dans 100 jours, le COVID-19 sera certainement toujours à l’ordre du jour.

En Chine : La première vague de l’épidémie s’est arrêtée. Le pic de l’épidémie s’est infléchi début mars avec une stabilisation des chiffres annoncée le 12/03/2020 par les instances officielles. Depuis le 25/03/2020, le pays sort de son confinement.

En Europe : La situation est inégale. L’Espagne et l’Italie voient les courbes de l’épidémie s’infléchir depuis quelques jours ; au Royaume-Uni, les chiffres ne cessent encore d’augmenter.

En France : Les agences officielles estiment que l’épidémie suit une croissance exponentielle depuis son entrée sur le territoire français. Elle semble avoir atteint un plateau et peut-être amorcer sa descente ; pour la première fois, le nombre d’hospitalisations en réanimation baisse depuis le 09/04/2020.

Dans un premier temps, c’est le nombre de cas confirmés qui a été mis en avant. Mais cette donnée s’avère peu fiable : elle ne dépend que du nombre des dépistages qui, en France, sont loin d’être systématiques. Les autorités admettent ainsi que de nombreux cas ne sont pas comptabilisés.
Afin de comprendre au mieux l’évolution de l’épidémie, on estime aujourd’hui que les données les plus pertinentes sont celles des patients hospitalisés, en réanimation ou des personnes décédées à l’hôpital. Problème là encore : ces informations permettent seulement d’observer ce qu’il se passe dans les établissements hospitaliers. Elles devront donc être complétées, notamment, par des données concernant la mortalité dans les EMS – établissements médicaux-sociaux- et en médecine de ville.

2 Les instances de gestion de la crise

Au niveau international, l’OMS gouverne la direction des opérations. En Europe, c’est l’ECDC qui rassemble les données et oriente la gestion de la crise.

En France, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a pour mission l’élaboration, le suivi annuel et l’évalution pluri-annuelle de la stratégie de santé nationale. Il a été créé en mars 2004.
Il est saisi dés le mois de février 2020 par la direction générale de la santé suite à la déclaration de l’OMS faisant du COVID-19 une Urgence de Santé Publique de Priorité Internationale.
Le HCSP réactive alors le groupe « grippe, coronavirus, infections respiratoires émergentes » composé de ses propres experts internes ainsi que d’experts extérieurs. Un sous-groupe dédié à la partie prise en charge des cas de COVID-19 est constitué afin de répondre à la saisie de la DGS.
Dés lors, il émet des recommandations et avis pluri-hebdomadaires sur les différentes prises en charges spécifiques de l’épidémie. Ces messages sont diffusés aux professionnels des différents milieux impliqués dans la gestion de la crise : Centre hospitaliers, médecins de ville, Ephad et autres EMS, mais aussi infirmières, praticiens para-médicaux, laboratoires de biologie médicale, organismes de pompes funèbres, etc.

Le 10/03/2020, est également créé un conseil scientifique Covid-19 à l’initiative du ministre de la santé pour éclairer l’exécutif dans la gestion de l’épidémie. Ce conseil comprend onze membres venant d’un vaste éventail de disciplines scientifiques.

Le 24/03/2020, un autre groupe est créé : le comité analyse recherche et expertise (CARE) pour accompagner la décision publique dans sa gestion de la crise. L’objectif de ce comité, selon le site du ministère de la santé, est d’« éclairer les pouvoirs publics dans des délais très courts sur les suites à donner aux propositions d’approche innovantes scientifiques, technologiques et thérapeutiques formulées par la communauté scientifique française et étrangère » et de pouvoir « solliciter la communauté scientifique ». Ses membres sont également des experts de différentes origines, médecins et non médecins. Deux d’entre-eux siègent également au conseil scientifique.

3 Aspects cliniques du Covid-19

Dans son dernier avis du 23/03/2020, le HCSP retient les informations suivantes :

 

  • L’incubation est de 5,5 à 6,4 jours avec une médiane autour de 4 jours.
  • Plus de 80% des cas sont des formes modérées, 14% sont des formes graves.
  • Le syndrome de détresse respiratoire intervient au 9ème jour prés le début des symptômes.
  • Signes cliniques les plus fréquents : fièvre, toux, myalgies, asthénie. Agueusies et anosmies sont récemment décrites. Diarrhée retrouvée surtout chez des sujets âgés.
  • La tomodensitométrie (scanner) thoracique identifie dans la quasi-totalité des cas des images bilatérales caractéristique en verre dépoli ; de plus, des infiltrats parenchymateux sont observés dans les formes intermédiaires et des syndromes de consolidations pulmonaires lobulaires et sous-segmentaires dans les formes réanimatoires en dehors de toute infection bactérienne ou fongique.

 

Plusieurs présentations cliniques sont identifiées :

  • Présentation simple au cours de laquelle le virus reste indétectable dans le sang : formes asymptomatiques (pouvant être contagieuses) ;
  • Formes pauci-symptomatiques et pneumonies ;
  • Formes graves, d’emblée ou vers le 7ème jour d’évolution, qui se traduisent par une atteinte parenchymateuse, un sepsis, des surinfections bactériennes ou fongiques. Dans ces formes graves, une virémie peut être mise en évidence et on observe également une thrombopénie, une lymphopénie marquée avec polynucléose à neutrophiles.

Les critères de gravité et d’alerte retenus sont les suivants : Fièvre > 40°, fréquence respiratoire > 24 cycles/min, SaO2< 90% en air ambiant ou oxygénothérapie > 3l/min, TA systolique < 100mmHg, troubles de la vigilance, anomalies bilatérales à la radiographie ou au scanner thoracique.
L’augmentation rapide des besoins en oxygène pour maintenir une SaO2> 95% est un facteur de mauvais pronostic.

L’âge est un facteur majeur d’évolution défavorable surtout à partir de 70 ans. La mortalité augmente avec l’âge des patients : nulle avant l’âge de 9 ans, 8% de 70 à 79 ans et 15% au dessus de 80 ans.

Différentes co-morbidités sont retenues comme facteurs de risque d’évolution défavorable : âge > 70 ans, ATCD cardiovasculaires, diabète non équilibré, pathologies respiratoires chroniques, insuffisance rénale chronique dialysée, cancer évolutif sous traitement, immunosuppresseur congénitale ou acquise, cirrhose avancée, obésité morbide.

4 Directives actuelles sur le Covid-19

Définitions de cas d’infection au SARS-CoV-2

Le 03/04/2020, les définitions sont réactualisées. La notion de cas contact se limite désormais aux 24 dernières heures.

Cas possible

Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë avec une fièvre ou une sensation de fièvre.

Cas probable

a) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë dans les 14 jours suivant un contact étroit* avec un cas confirmé de COVID-19, ou
b) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë et des signes visibles en tomodensitométrie thoracique (scanner thoracique) évocateurs de COVID-19.

Cas confirmé

Toute personne, symptomatique ou non, avec un prélèvement confirmant l’infection par le SARS-CoV-2.
* Définition actuelle du cas contact : une personne qui, à partir de 24h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé, a partagé le même lieu de vie (par exemple : famille, même chambre) ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre du cas ou pendant plus de 15 minutes, lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée ; personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats.

Tests de dépistage biologique :

Les tests actuellement disponibles se font sur des prélèvements de mucus au fond des fosses nasales par écouvillonnage. Ils consistent à détecter la présence d’ARN de SARS-CoV-2 dans les sécrétions grâce à une analyse PCR (test RT-PCR SARS-CoV-2). Leur sensibilité semble être encore limitée en raison de la grande labilité des symptômes du COVID-19 et de la difficulté technique propre à la réalisation de cet écouvillonnage.
Pour être plus sensibles, ils doivent être réalisés entre le 4ème et le 7ème jour après le début des symptômes.

En raison des tensions d’approvisionnement en réactifs au niveau national et des difficultés locales parfois de réaliser les tests, des priorisations ont été énoncées par le ministère de la santé via le HCSP.
Ainsi, au stade 3 de l’épidémie, ne sont plus dépistées : les formes a ou pauci-symptomatiques de COVID-19, les personnes contacts (symptomatiques ou non) d’un cas confirmé ou symptomatique.

Par contre, les tests sont prioritaires en cas de : gravité des tableaux cliniques, symptômes de COVID-19 chez les professionnels de santé, symptômes de COVID-19 chez une femme enceinte aux 2ème et 3ème trimestres.
Les EMS (EHPAD, maisons de retraite, MAS, etc.) ne bénéficient que de deux tests de dépistage positifs par établissement.

De nouveaux tests sanguins cette fois, sont en cours de validation. Depuis le 31/03/2020, de nombreux laboratoires français s’équipent d’automates permettant la réalisation de tests sérologiques rapides (15 minutes). Ces sérologies vont permettre de mesurer le statut sérologique (c’est-à-dire la présence ou non d’anticorps anti SARS-CoV-2). Ce ne sont pas des test diagnostiques mais ils permettent de savoir si le patient ou le professionnel de santé a été en contact avec le virus.
Leur sensibilité et spécificité sont fluctuantes au grés des publications comme dans tout lancement commercial.
A leur côté, d’autres tests et techniques se développent également rapidement ces jours ci : autres techniques de sérologies, tests salivaires de dépistage de l’ARN viral, etc.
Les recommandations et différentes validations sont en cours. Nous devrions en savoir plus dans quelques jours.

Signalement

Depuis le passage au stade 3 de l’épidémie, un suivi de surveillance populationnelle est mis en place par Santé Publique France afin de suivre l’évolution de l’épidémie et d’en mesurer son impact en terme de formes graves et de décès uniquement.
Le suivi des patients vus en ville est assuré par le réseau Sentinelles (INSERM/Sorbonne Université) et SOS médecins ; les patients testés positifs par les laboratoires de ville ou hospitaliers sont signalés quotidiennement via un réseau informatique dédié ; les suspicions d’infection respiratoire aigüe en Ehpad et autres EMS sont signalées à l’ARS et Santé Publique France conjointement ; Les cas probables et confirmés hospitalisés sont signalés via un dispositif spécifique, tout comme les passages aux urgences et les cas graves de COVID-19 passant en réanimation.

Orientation et prise en charge

En cas de symptômes évocateurs du COVID-19 (fièvre, toux), les patients sont invités à ne pas aller aux urgences mais :
En l’absence de signes de gravité : à prendre un rendez-vous de télé-consultation avec leur médecin traitant. A défaut, un rendez-vous en présentiel ou auprès des permanences de soins possibles.
En cas de signes de gravité (difficultés respiratoires) : appel du SAMU-centre 15
Tout patient présentant des signes de gravité doit fait l’objet d’une hospitalisation en établissement hospitalier ou à domicile en HAD.

5 En Pratique, l'Organisation sur le terrain

Depuis le 11/03/2020, tous les soins et professionnels de santé sont orientés dans la lutte contre le COVID-19. Certains hôpitaux prennent de plein fouet les premiers patients infectés. Services d’urgences et centres 15 sont rapidement saturés. Les médecins de ville organisés en structures groupées ou isolés sont impliqués pour pallier l’afflux de malades.
D’autres ont le temps de s’adapter aux plans mis en place par les autorités de santé et se préparent à l’arrivée de la déferlante de cas à venir dans un climat également de plus en plus anxiogène. Les hôpitaux se vident de leurs patients hospitalisés jusque là pour libérer les lits nécessaires ; la plupart des cabinets de médecine spécialisée ferment ; de nombreux soins, examens complémentaires et avis spécialisés sont annulés sans report précis ; les cabinets de médecine générale se vident peu à peu de leurs patients traditionnels qui restent confinés à domicile, etc.

Le virus s’étend rapidement, plus rapidement qu’on ne le pensait. Le nord et l’est de la France sont extrêmement touchés alors que d’autres régions restent en deça du seuil d’alerte.

Les établissements et professionnels de santé s’adaptent au jour le jour. Les directives s’élaborent en parallèle et sont diffusées très régulièrement par le HCSP ; elles ont parfois du retard avec la situation « sur le front ». Des écarts apparaissent entre recommandations officielles et moyens de mise en œuvre sur le terrain. Les avis se font et se refont, se contredisent et se redéfinissent en fonction de l’avancée des connaissances issues des publications scientifiques et du terrain.
Depuis le début, le virus semble garder son avance dans cette course à l’adaptation permanente.
Les hôpitaux, établissements médicaux-sociaux, tout comme les médecins de ville, chacun innove et s’organise de façon disparate.

Sur tous les fronts, les professionnels de santé s’adaptent au mieux au jour le jour, relevant des défis quotidiens. Les manques sont flagrants : manques de connaissances sur le virus, sa pathogénie, ses traitements ; manques de moyens humains, manques de lits d’hôpitaux et manques de moyens matériels (matériels de protection, de respirateurs, etc.).

6 Les directives officielles de lutte contre le Covid-19 :

Dés la fin du mois de février, Santé Publique France, l’organisme de veille sanitaire de l’épidémie à SARS-CoV-2 diffuse des messages de prévention pour le grand public sur de multiples supports pour limiter l’évolution de l’épidémie. Ces messages, élaborés en partenariat avec le ministère de la solidarité et de la santé ainsi qu’en accord avec les recommandations de l’OMS ont été eux aussi, régulièrement réactualisés en fonction de l’avancée des connaissances du virus, de son épidémiologie et de sa pathogénie ; course contre la montre là tout autant.

Pour le grand public, les mesures de protection au quotidien sont définies par 4 gestes barrières :

  • Se laver très régulièrement les mains ;
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
  • Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter ;
  • Saluer sans se serrer les mains, arrêter les embrassades.

A cela, se joint le confinement entré en vigueur le 17/03/2020 : tout déplacement hors de son domicile est interdit sauf muni d’une attestation pour :

  • ·Aller travailler si le télétravail est impossible ;
  • ·Faire des courses de 1ère nécessité ;
  • ·Faire garder ses enfants ou aider des personnes vulnérables ;
  • ·Aller chez un professionnel de santé à condition qu’il n’y ait pas de signe de la maladie.

7 Les Traitements en Médecine Occidentale

Lors de l’arrivée de l’épidémie sur le sol français fin février 2020, aucun traitement n’est encore officiellement porté à la connaissance des médecins français.
Dès le début de l’épidémie à Wuhan, les laboratoires d’abord Chinois, puis internationaux, multiplient les essais thérapeutiques in vitro avec différentes molécules. Les publications scientifiques s’envolent.
Des traitements disparates sont proposés en France au grés des médecins et de la littérature médicale, surtout étrangère au départ, qui s’intensifie.

Le 05/03/2020, à la demande de la DGS, le HCSP publie un premier rapport de recommandations thérapeutiques :

Il y est précisé l’absence de données issues d’essais cliniques évaluant l’efficacité et la sécurité de traitements spécifiques du COVID-19. Pour évaluer des recommandations thérapeutiques, le HCSP s’appuie sur les orientations émises par l’OMS le 20/01/2020 et sur les données pharmacodynamiques des différents coronavirus : MERS-CoV, SARS-CoV et SARS-CoV-2.
A cette date là, aucune standardisation ne permet encore une évaluation des données d’activité in vitro, ni le choix du modèle animal pertinent ni les modalités expérimentales.

Sont retenus :

·Le Remdésévir proposé en premier rang. C’est un antiviral ayant déjà montré une bonne activité contre les virurs MERS-CoV et SARS-CoV ;

·Viennent ensuite deux autres molécules antivirales connues dans le traitement du VIH, proposées en association : lopinavir et ritonavir ;

·La chloroquine est ensuite mentionnée malgré les hésitations de l’OMS à son sujet en raison du manque de données suffisantes. Le HCSP évoque l’arrivée imminente d’essais plus conséquents réalisés en Chine ;

·Enfin, le HCSP évoque le grand nombre d’essais en cours en Chine sur des traitements spécifiques à base de pharmacopée traditionnelle chinoise sans plus de précisions.

Le 18/03/2020, l’AFMPS met en quarantaine les stocks de plaquenil (chloroquine) essentiels aux traitements des patients atteints de maladies chroniques. Les délivrances en officines sont limitées. Les livraisons hospitalières se poursuivent afin de pouvoir traiter les patients atteints de COVID-19 hospitalisés. Les médecins de ville ont pour consigne de ne pas prescrire ces traitements.

Le 20/03/2020, l’ANSM (Agence Nationale de Surveillance du Médicament) met en place des mesures accélérées d’évaluation des essais cliniques en lien avec la prise en charge des infections par le SARS-Cov2.

Le 23/03/2020, un deuxième rapport du HCSP est publié avec de nouvelles recommandations thérapeutiques officielles :

Ce rapport évoque toujours le manque de données fiables issues des études cliniques sur le COVID-19, le manque de robustesse et de puissance des rares essais disponibles et/ou leur faiblesses méthodologiques.
Il affirme s’orienter davantage sur la collégialité et les expériences cliniques de terrain plutôt que sur des preuves scientifiques reconnues comme telles.

On y lit que :
1. Tout praticien est fortement incité à inclure tous les patients atteints de COVID-19 dans des essais cliniques en privilégiant les essais académiques.
2. (Mais) tout prescripteur (doit être) conscient de l’engagement de sa responsabilité lors de la prescription de médicaments dans des indications hors AMM, en dehors du cadre d’essais cliniques et des recommandations qui suivent.

Les recommandations thérapeutiques y sont les suivantes :

1. Forme pauci-symptomatique et pneumonie sans signe de gravité chez des patients sans facteur de risque de forme grave :

=> Pas de traitement spécifique antiviral ;
=> Surveillance clinique et appel du centre 15 en cas d’aggravation clinique.

2. Pneumonie suspectée ou documentée à SARS-CoV-2 sans signe de gravité, chez des patients avec facteurs de risque de forme grave :

=> Pas de traitement spécifique antiviral ;
=> Surveillance clinique rapprochée.

3. Pneumonie oxygéno-requérante (bas débit d’oxygène) :

=> Association Lopinavir/Ritonavir identifiée comme médicament candidat potentiel à évaluer en essai clinique par l’OMS ;
=> A défaut, Hydroxychloroquine après discussion collégiale entre les médecins concernés, le référent ARS et un expert extèrieur ;
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique.

4. Pneumonie avec Insuffisance respiratoire Aigüe (> 6l O2/ min) :

=> Remdesevir, seule option thérapeutique formalisée ;
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique.

5. Pneumonie sans Insuffisance respiratoire Aigüe mais avec défaillance d’organes :

=> Assocition Lopinavir/ Ritonavir
=> Ou Hydroxychloroquine
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique ;

6. Infection par le SARS-CoV-2 avec aggravation secondaire et absence d’excrétion virale (forme inflammatoire) :

=> Pas de traitement spécifique antiviral ;
=> Corticothérapie par Méthylprednisolone ou Déxaméthasone
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique.

Le HCSP recommande fortement la mise en place en urgence, d’essais cliniques académiques afin d’évaluer l’intérêt, l’efficacité et la sécurité d’emploi des traitements antiviraux.
Il demande également que soient testés des traitements à base d’anti L6, interféron bêta, corticoïdes, etc.

En conclusion, il stipule qu’il n’existe aucun traitement validé à ce jour en France.

8 Traitements en Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC)

La gestion de la crise en Chine est totalement différente. Notamment en terme de traitement du COVID-19. Nous avons déjà évoqué les recherches menées dés le début de l’épidémie au cœur de Wuhan par de nombreux médecins académiques experts de la MTC.

Pour rappel, le 06/02/2020, le gouvernement chinois et les hautes instances académiques nationales de MTC officialisent donc un traitement spécifique du COVID-19. Les publications attestent d’un taux de guérison de 90% sur des dizaines de milliers de patients traités. Ce traitement est diffusé à l’ensemble des hôpitaux chinois à compter du 16/02/2020.

Les expérimentations et réflexions se sont poursuivies au fur et à mesure des avancées des connaissances sur le COVID-19 et la pathogénie du SARS-CoV-2. Les traitements spécifiques se sont diversifiés, offrant maintenant, un panel de traitements adaptés à chaque situation.

L’OMS a connaissance des nombreux essais cliniques et publications chinoises qu’elle référence au même titre que l’ensemble des publications internationales de médecine occidentale conventionnelle. Des délégations de médecins chinois ont été envoyées en Europe afin d’aider les pays européens à sortir de la crise sanitaire. Rien n’est fait à ce niveau en France pour l’instant.

Conditions d’utilisation en France

En France, les plantes issues de la pharmacopée traditionnelle chinoise sont dans leur immense majorité, reconnues comme des compléments alimentaires. Leur commercialisation et délivrance sont autorisées à ce titre. Soixante-dix d’entre-elles seulement sont reconnues comme plantes à visée médicinale depuis 2004. Elles n’appartiennent donc pas pour la plupart, au registre des médicaments et n’ont pas le droit d’être prescrites à visée curative dans un cadre thérapeutique strict.

Or, en terme législatif, si les formules de plantes proposées comme traitement spécifique du COVID-19 sont prescrites, elles le sont forcément à titre de médicaments à base de plantes. Elles doivent dés lors, répondre aux lourdes procédures habituelles de validation de nouveaux médicaments pour être autorisées.

En l’absence de spécialité pharmaceutique validée pour le COVID-19 et sous réserve de l’origine contrôlée des extraits de plantes utilisés, les formules de plantes pourraient en revanche être prescrites en milieu hospitalier sous le terme de préparations hospitalières.

Seule la prescription hospitalière, avec enregistrement préalable auprés de l’agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) est autorisée et pourrait peut-être valoir de dérogation en période de crise sanitaire.

De telles prescriptions engagent évidemment la responsabilité de l’établissement hospitalier. Les responsabilités disciplinaire et pénale des médecins praticiens hospitaliers et des pharmaciens concernés sont aussi engagées.

Certains pays autorisent déjà la prescription de thérapies issues de la médecine traditionnelle chinoise. C’est le cas aux USA par exemple où la FDA a ouvert la voie à leur utilisation depuis 2015 (Source : ministère de l’Europe et des affaires étrangères). La France pourrait rejoindre le développement d’une médecine intégrative déjà à l’oeuvre en Chine et aux USA entre-autres, ; une médecine alliant tradition et modernité.

Traitements spécifiques

Depuis le 06/02/2020, les propositions thérapeutiques se sont encore considérablement affinées en MTC. Des traitements spécifiques sont proposés en fonction des formes de présentation du COVID-19, de la confirmation ou non par les tests diagnostics de la présence de SARS-CoV-2 et de la gravité de la maladie.

Les formules mentionnées dans notre précédent article contenaient des produits toxiques interdits à la commercialisation en France. Nous les avons tous remplacés par des produits autorisés tout en gardant une efficacité optimale.

Voici les propositions actuelles de traitement spécifiques du COVID-19 que nous pouvons faire, en fonction des différents stades de l’infection :

1. Forme pauci-symptomatique, non documentée (absence de test diagnostic) :

Si fatigue, fièvre ou toux :

=>· LIAN HUA QING WEN KE LI
Lian Qiao 10g
Jin Yin Hua 10g
Ma Huang 8g (en France, remplacés par Qian Hu10 g , Zi Su Ye 8g)
Xing Ren 8g
Ban Lan Gen 10g
Guan Zhong 10g
Yu Xing Cao 10g
Huo xiang 10g
Da Huang 5g
Hong Jing Tian 8g
Bo He 6g
Gan Cao 3g

· Si fatigue et troubles digestifs :

=> HUO XIANG ZHENG QI SHUI
Huo Xiang 10g
Zi Su 10g
Bai zhi 8g
Ban Xia (qu) 8g
Hou Po 10g
Da Fu Pi 10g
Fu Ling 10g
Bai Zhu 10g
Chen pi 8g
Jie Geng 8g
Sheng jiang 5g
Da Zao 6g
Gan Cao 3g

2. Pour les patients confirmés (test positif COVID-19)

Quelle que soit la forme : légère modérée et sévère :

=> QING FEI PAI DU TANG modifié :
Ma Huang 9g et Xi Xin 6g (remplacés par Qian Hu 10g , Zi Su Ye 8g , Qiang Huo 10g en France)
Qiang Hu 10g
Zi su ye 8g
Qiang Huo 10g
Gan Cao (zhi) 6g
Xing ren 9g
Shi gao(sheng) 15-30g
Gui zhi 9g
Ze xie 9g
Zhu ling 9g
Bai zhu 9g
Fu ling 15g
Chai hu 16g
Huang qin 6g
Ban xia(jiang ) 9g
Sheng jiang 9g
Zi yuan 9g
Kuan Dong Hua 9g
She gan 9g
Shan yao 12g
Zhi shi 6g
Chen pi 6g
Huao xiang 9g
Qing Hao 10g
Jin Yin Hua 10g

Modalité de prise :
Si la commande est en poudre concentrée (CP : tout mélangé) :

Posologie :
Prendre 2g matin et 2g soir ;

Préparation :
En décoction : mettre 2g de poudre dans 20ml d’eau froide et faire bouillir 2 minutes ;
Durée de traitement : débuter dés les premiers symptômes et prolonger 3 jours après leur disparition.

3. Pour les formes graves :

· En cas de défaillance respiratoire : Selon la théorie de la MTC, tableau d’enfermement du Poumon par l’humidité toxique :

=> HUA SHI BAI DU FANG modifiée :
Ma Huang (sheng) 6g ( remplacé par She Gan 10g et Qian Hu 10g en France,)
She Gan 10g
Qian Hu 10g
Xing Ren 9g
Shi Gao (sheng )15g
Gan Cao 3g
Huo Xiang 10g
Hou Po 10g
Cang Zhu 15g
Cao Guo 10g
Ban Xia (Fa) remplacé par Gua lou 15g
Fu Ling 15g
Da Huang (sheng) 5g
Huang Qi (sheng ) 15g
Ting Li Zi 10g
Chi shao yao 10g
Qing Hao 10g

· En cas de défaillance multiviscérale : Selon la théorie de la MTC, tableau de grand effondrement du Qi et du Sang avec toxiques qui bloquent le Poumon :

=> SHENG MAI SAN + SU HE XIANG WAN
=> Ou AN GONG NIU HUANG WAN

4. Pour les cas en phase de convalescence :

· Si faiblesse du Qi du Poumon et de la Rate :

Huang Qi 15g
Dang Shen 10g
Chen Pi 10g
Fa Ban Xia 6g
Bai Zhu 10g
Fu Ling 15g
Huo Xiang 10g
Sha Ren 6g
Gan Cao 6g

· Si faiblesse de Qi et Yin :

Sha shen (Bei) 10g
Sha shen (Nan) 10g
Mai Men Dong 15g
Xi Yang Shen 6g
Wu Wei Zi 6g
Sheng Shi Gao 10g
Dan Zhu Ye 10g
Sang Ye 10g
Lu Gen 15g
Dan Shen 15g
Sheng Gan Cao 6g

Conclusion :

Les approches thérapeutiques françaises et traditionnelles chinoises ne se ressemblent guère. Logique quand on sait qu’elles sont issues de deux systèmes médicaux totalement différents.

Encore une fois, des traitements officiels existent en Chine et sont proposés actuellement dans certains pays d’Europe sans médiatisation. Des essais cliniques chinois attestent de l’efficacité et de l’absence de toxicité de ces traitements. Ils sont connus et référencés par l’OMS.

La France reste hermétique pour l’instant à ces traitements. Nous le comprenons à l’heure où nos autorités de santé exigent non seulement des conditions de sécurité suffisantes pour valider des recommandations de traitements, mais aussi des preuves scientifiques et académiques de leur expérimentations préalables.

A l’heure actuelle, nous n’avons pas de traitement spécifique du COVID-19 reconnu et validé officiellement en France. Dés lors, nous sommes en droit de nous interroger sur l’opportunité de la diffusion de ces traitements à base de pharmacopée traditionnelle au sein d’essais cliniques dans le traitement du COVID-19. La prescription hospitalière, avec enregistrement préalable auprès de l’agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) pourrait valoir de dérogation en cette période de crise sanitaire.

Les chiffres de propagation de l’épidémie tendent à la stabilisation voire à la baisse dans certaines régions de France, nous permettant de penser que nous sommes probablement en train de passer le pic de l’épidémie. Mais, comme l’a stipulé le directeur général de l’OMS lors de sa dernière allocution le 09/04/2020, la pandémie n’est pas terminée. Le nombre d’infections au SARS-CoV-2 est encore bas en Afrique par exemple, mais il augmente rapidement.

Comment va se poursuivre ou se terminer l’épidémie en France ? Serons-nous confronter à une deuxième vague ? Autant de question sans réponse à l’heure actuelle.

Le Directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhaanom Ghebreyesus porte ce souhait sans cesse renouvelé de partager les expériences quelles que soient les croyances des mondes en opposition pour sauver et protéger le plus grand nombre. Peut être dés lors pouvons-nous espérer faire profiter un jour au plus grand nombre, des avancées de la médecine traditionnelle chinoise. Deux mondes en bascule.