Academie wang médecine traditionnelle chinoise

Académie Wang de MTC
33 rue Bayard
31000 TOULOUSE
Mobile : 06.80.47.32.23

Courriel : awmtc@free.fr

 

L'ACADEMIE WANG de MTC est une école de médecine traditionnelle chinoise dirigée par le Dr Wang De Feng, docteur en MTC diplômée de la faculté de Médecine Traditionnelle Chinoise de BeiJing.

Elle est titulaire du diplôme de recherches en MTC de l’Académie de recherches de médecine de Beijing, qui constitue le niveau universitaire le plus élevé en MTC en Chine.

L'Académie Wang de MTC met à votre disposition une Formation de Médecine Traditionnelle Chinoise, enseignement de l'Acupuncture, Pharmacopée, TuiNa ou massage énergétique chinois, Qi Gong et diététique.
Le programme correspond à celui défini par la faculté de MTC de BeiJing et de l'Union Française des Professionnels de MTC. La formation dispensée prépare à l'examen international de MTC organisé et supervisé par la Fédération Mondiale de MTC  (WFCMS)  basée à BeiJing et à l'examen national

    WANG DE FENG est vice-présidente de la commission sur la douleur de la fédération mondiale de MTC (WFCMS).

 

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    NOUVEAU : Cursus de QiGong à l'académie Wang de MTC

PROGRAMME DU CURSUS DE QI GONG
1. Histoire du Qigong
2. Exercices d'auto-nettoyage énergétique (23 exercices)
3. Exercices de Qigong interne
4. Qigong 6 sons
5. Faire circuler DA ZHOU DIAN grande circulation
6. Qigong dynamique TAI JI TIAO QI GONG

Calendrier, programme détaillé sur demande avec le formulaire dans le menu "Renseignements".

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L'ACTUALITE

Stage d’éte à Espelette

Cette longue période de pandémie du covdi-19 a apporté beaucoup des difficultés dans tous les domaines, y compris à notre formation de médecine chinoise.

 L'académie Wang de MTC a mobilisé tous ses moyens pour assurer la continuité pédagogique et aider au mieux nos élèves à réussir leur formation avec des cours en présentiels et en ligne, vidéos et audios.

 

 Afin de consolider les applications pratiques de MTC, l'Académie Wang a organisé un séminaire d'été qui a eu lieu à Espelette les 20, 21 et 22 août.

1 StageEte21GroupeR

 

Commune mondialement célèbre grâce à son piment, mais aussi grâce à une relation d'amitié avec la Chine qui débuté en 1869 quand le père Armand David a décrit pour la première fois le panda de manière scientifique. Il est depuis célébré en Chine, dans la ville de Baoxing (Sichuan).

2 StageEte21PlaquePanda


 

 

Pr Wang Defeng et une partie de l’équipe enseignante avec  Mr Jean-Marie Iputcha, maire d’Espelette.3 StageEte21Maire2R

 

 

Pour nous adapter aux différents niveaux des élèves en MTC, nous avons programmé du TUI NA ( massage énergétique); de la pratique sur les points d'acupuncture; la prise de pouls;

4 StageEte21Acu2R 5 StageEte21TuinaR1

 

L’observation de la langue et de la diététique chinoise :

6 StageEte21LangueR 7 StageEte21DietR1

Pour les niveaux avancés, nous avons enseigné pour la première fois l'acupuncture abdominale.

8 StageEte21AcuAbdoR

 

9 StageEte21GroupeDvChateauEspelette

Enfin, pour soutenir les élèves dans cette crise sanitaire sans précédent, le professeur Wang De Feng a fait pratiquer nos élèves le QIGONG (TAI JI TIAO QI GONG) matins et soirs en plein air devant le château d’Espelette.

10 StageEte21QiGongR

Pendant un an et demi, nous avons vécu trois confinements,  passé quatre vagues de covid, les relations et échanges amicaux et sociaux se sont vus réduits pour tout le monde. Ce stage a permis de créer une bonne ambiance riche en échanges et en solidarité.

 Aussi les habitants et les touristes d'Espelette ont été ravis de découvrir la pratique du QIGONG en cette période spéciale. Le journal "SUD OUEST" présente dans son article  «Un séminaire à la découverte de la médecine traditionnelle chinoise avec WANG Defeng ».

11 StageEte21ArticleSudOuest1

Après ces 3 jours de formation, nous avons retrouvé l'énergie et l'enthousiasme pour préparer notre rentrée d'octobre.

 

 

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PREVENTION, POTENTIALISATION ET TRAITEMENTS DES EFFETS SECONDAIRES DU VACCIN ANTI-COVID-19

Pr WANG Defeng - Dr Magali MEYER

30 juillet 2021

La vaccination contre les formes graves de COVID-19 est en passe de devenir obligatoire en France.

En pratique, nous constatons depuis le début de la vaccination, des tolérances et des efficacités disparates selon nos patients. L’âge, les antécédents médicaux, le contexte de la vaccination et probablement bien d’autres paramètres influent sans que nous puissions pour le moment établir des liens de corrélation et encore moins, de causalité évidents.

Les vaccins sont toujours dans leur phase d’observation. Des réactions légères à modérées à court terme sont pour l’instant relayées (douleurs au point d’injection, céphalées, courbatures, fatigue, etc.). Il est difficile d’établir de façon formelle à l’heure actuelle des liens de causalité avec des effets secondaires plus graves.

Néanmoins, l’inquiétude est palpable chez de nombreux patients qui nous sollicitent en amont de la vaccination ou après l’injection.

Les sérologies se révèlent également très disparates, sans cohérence avec les antécédents de COVID-19 avérés, les formes graves ou légères, symptomatiques ou non de ces pathologies, ni avec les vaccins. Certains patients ayant développé une COVID grave et ayant été vaccinés peuvent voir leur sérologie se négativer après quelques semaines, là où les sérologies d’autres patients restent positives. Toutes les situations coexistent sans explication.

Comment dès lors, accompagner au mieux nos patients dans ce contexte d’obligation vaccinale ?

La MTC offre ses outils de réflexion et de traitement spécifiques à même de répondre aux besoins de la situation.

Aussi, nous vous présentons une proposition d’accompagnement préventif de cette campagne de vaccination. Le but est d’éviter tout effet secondaire, minime à grave, tout en potentialisant le système immunitaire.

Nous espérons de cette façon, permettre une tolérance accrue au vaccin avec une sérologie optimisée et donc plus durable et protectrice.

AVANT LA VACCINATION :

Objectif :

Eviter les céphalées, courbatures, fatigue, crises de foie, hépatites, nausées et vomissements, malaises, problèmes sanguins, mycoardite et péricardites mentionnés dans les relevés de pharmacovigilance.

PTT

  • Régulariser l’axe Foie-rate
  • Potentialiser le système immunitaire
  • Eliminer les toxines
  • Apaiser le Shen

ACU :

La semaine précédant l‘injection :

P7, R6, GI4 F3, TR5, MC7,

F13, F14, RT10,

V13 V17 V18 V20 V23

APRES LA VACCINATION :

Objectif :

Favoriser la production d’anticorps et éliminer les toxines.

Eviter les effets secondaires à moyens et longs termes.

PTT :

  • Eliminer les toxines
  • Chasser la stase si douleur sur le site d’injection
  • Régulariser et faire circuler le Sang
  • Apaiser le Shen
  • Régulariser l’axe Foie-Rate
  • Potentialiser le système immunitaire
  • Si Vide de Qi : Tonifier le Qi
  • Si Vide de Yin : Tonifier le Yin

ACU :

La semaine suivant la vaccination :

P7, R6, F3, RT3, MC4,

RM4, DM20, F13, F14,

V13, V17, V18, V20, V23

+/- RT10

+/- E36

+/- RT6

  • Si douleur sur le site d’injection : Ashi : 3 saignées + ventouse

Prévoir séances à J15 ou J21 :

Idem + V43 si besoin

Séance à 3 mois pour éviter les effets rémanents tous les 3 mois (couche Shao Yang)

PHARMACOPEE :

(dosages en CP)

Bai shao yao Rx Paeoniae alba 15g

Chi shao yao Rx Paeoniae rubra 10g

Sheng di huang Rx Rehmanniae 10g

Huang jing Rz Polygonati 10g

Dang gui Rx Angelicae sinensis 10g

Dan shen Rz Salviae miltiorrhizae 10g

Qing hao Rx Artemisiae annuae 10g

Chai hu Rx Bupleuri 6g

Ge gen Rx  Puerariae 8g

Zhi gan cao Rx Glycyrrhizae 5g

Entre 4 et 6g par jour

Pendant 3 semaines à 1 mois

Après chaque dose

 

 

 

 

 

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CONFERENCE samedi 19 juin 2021

« Légalité et Application de la Pharmacopée traditionnelle chinoise en France »

par le Pr Yulin JIANG, Pharmacien et Président du Laboratoire JZ Santé Naturelle

basé à 67400 Illkirch-Graffenstaden

Conférence présentée devant les étudiants et les anciens étudiants de l’Académie Wang de MTC.

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Pr Jiang Yu-Lin  et Pr Wang Defeng

La pharmacopée traditionnelle chinoise est une des plus importantes disciplines de la médecine traditionnelle chinoise. Afin de l’utiliser efficacement et dans le respect de la législation européenne et française, l'Académie Wang de MTC a organisé une conférence à Toulouse le 19 juin.

Le Pr. WANG Defeng a invité Pr. Yulin JIANG, Président des laboratoires JZ situés à Illkirch en Alsace, pour nous parler des plantes et des formules classiques de la MTC, ainsi que de leur utilisation dans le respect du cadre législatif européen et français.

 ConferenceJzDrJiangYuLinTribune

 

 

Importance de la pharmacopée chinoise dans la MTC :

MedecineSino

La pharmacopée traditionnelle chinoise dans la MTC représente un outil majeur aux cotés de l’acupuncture et du Tuina. L’image prise par le Pr JIANG est celle d’une barque qui prend l’eau, représentant la maladie, le Tuina et l’acupuncture étant des outils qui permettent d’écoper, de limiter les effets de la maladie, alors que la pharmacopée de la MTC est bien le bouchon qui permet de régler définitivement la prise d’eau.

Le cadre réglementaire de l’utilisation des plantes de la MTC :

La plupart des plantes utilisées en Pharmacopée Traditionnelle Chinoise peuvent être classées légalement selon deux catégories : médicament à base de plantes, et complément alimentaire catégorisé selon les propriétés de chaque plante.

L’utilisation des médicaments à base de plantes est réservée aux médecins selon la Directive 2004/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 modifiant, en ce qui concerne les médicaments traditionnels à base de plantes, la directive 2001/83/CE instituant un code communautaire relatif aux médicaments à usage humain.

Tout médicament à base de plantes, doit prouver d’avoir été utilisé pendant au moins 30 ans au sein de l’UE. Ou bien au moins 15 ans dans l’UE et au moins 30 ans dans son pays d’origine », la pharmacopée chinoise entre largement dans le cadre de ce critère.

Les compléments alimentaires catégorisés selon les caractéristiques des plantes doivent respecter les dispositions du Décret n°352 du 25 mars 2006 pour avoir une autorisation de mise sur le marché.

Les formules magistrales ne sont pas autorisées en France à moins d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de la DGCCRF, faute de quoi le praticien risquerait d’être poursuivi pour mise en danger de la santé des consommateurs et pour exercice illégal de la pharmacie

L’utilisation de ces formules magistrales est cependant autorisée comme complément alimentaire destiné à la consommation si elles ont fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché, ce qui veut dire que  la formule et tous ses ingrédients ont été déposés auprès de la DGCCRF  selon le règlement (CE) n°178/2002 du Parlement Européen et du conseil du 28 janvier 2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires

Ce règlement définit pour les denrées alimentaires, « les dispositions et les bases permettant d’assurer à un niveau élevé, la protection de la santé des personnes et des intérêts des consommateurs, compte tenu de la diversité de l’offre alimentaire y compris des productions traditionnelles, tout en veillant au fonctionnement effectif du marché intérieur. » Ce règlement s’applique à toutes les étapes de la production, de la transformation jusqu’à la distribution des denrées alimentaires.

Une liste de plantes utilisées par les laboratoires JZ a été autorisée dans ce cadre comme compléments alimentaires, et sont distribuées légalement pour une utilisation publique, selon l’arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi. 

Les produits utilisés par les Laboratoires JZ pour leurs propriétés, sont garanties selon avec une certification Qualité portant sur 10 points :

1. Conception et fabrication selon les dernières avancées scientifiques et technologiques

2. Sélection d’ingrédients de haute qualité, biodisponibles et sécuritaires

3. Enregistrement auprès de la DGCCRF

4. Propreté biologique, métaux lourds et résidus de pesticides

5. Produits non irradiés

6. Garantis sans OGM

7. Respect des procédures ancestrales

8. Fabrication aux normes françaises

9. Autorisation de vente libre

10. Autorisation légale de conseil par les praticiens

 

 

Présentation des laboratoires JZ à Illkirch en Alsace :

 

Dirigés par le Pr Yulin JIANG, Docteur en pharmacie de la Faculté de Pharmacie de STRASBOURG, et présents en France depuis 1997, les Laboratoires JZ sont spécialisés en pharmacopée Traditionnelle chinoise. Le site se situe dans le Parc d’Innovation de Strasbourg-BioValley à Illkirch, et comprend notamment :

  • Un jardin botanique médicinal qui contient 3000 plantes de la pharmacopée chinoise classées en 300 espèces, repérées par un flash code renvoyant à leur fiche signalétique spécifique et aux compléments alimentaires qui la contiennent.

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  • L’Ecole JZ Académie : JZ ACADEMIE et la Nanjing University of Traditional Chinese Medicine ont scellé un partenariat, unique en France, dans le but de former des praticiens en Médecine Traditionnelle Chinoise, niveau Master et Doctorat.
  • Un Centre de santé naturelle « SUN SI MIAO » regroupant une quinzaine de thérapeutes pluridisciplinaires réunis autour de la santé naturelle (médecine générale, acupuncture, ostéopathie, réflexologie etc…)
  • Un Musée retraçant l’histoire de la MTC, l’histoire de la pharmacopée Traditionnelle chinoise et celle des Laboratoires JZ.

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La production se fait au sein de l’unité de production sise dans le bâtiment principal depuis 2016.

Edition d’un magazine trimestriel « Pharm’Ancestral » : chaque numéro trimestriel met en avant une personnalité de la MTC, le Dr Wang DeFeng a fait l’objet en juin 2020 du n° 7.

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Le stress comme cofacteur de l’état de sous-santé

Alexandre Merle

Thème  de recherche sur l'identification et la classification des Yajiankang à l'aide de la technologie de la médecine chinoise :

  • Proposition de rôle des différents organes et mouvements du Qi dans la régulation des épisodes de stress et dans les différents stades du stress chronique.

INTRODUCTION

Les termes pour aborder l'état intermédiaire entre la santé et la maladie font défaut, ce qui conduit le public à négliger cet état et augmente ainsi les risques de développer une maladie. La prévalence de la sous-santé est en lien avec l'augmentation des scores de risque liés au mode de vie[1]. Il est donc urgent de définir l’état de sous santé pour attirer l'attention des personnes sur leurs modes de vie et pour proposer une prise en charge permettant de retrouver un bon état de santé physique et psychologique.

La prise en charge de l’état de sous-santé réside avant tout dans l’élaboration de nouvelles stratégies de communication et d’accompagnement au sein desquels la médecine chinoise s’inscrit naturellement.

Plusieurs critères de diagnostic ont été proposés sur la base des critères du syndrome métabolique, complétés par des mesures du stress oxydatif, par l’évaluation de l'état psychologique (fuite, anxiété, nervosité, agitation, dépression) et de la qualité du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils, nuits agitées, cauchemars)[2].

Le stress étant reconnu comme un des mécanismes sous-jacents au développement du syndrome métabolique[3] et des maladies liées au vieillissement[4], il est potentiellement  un cofacteur important de l’état de sous-santé.

La médecine chinoise a un effet reconnu sur le stress et le sommeil. Elle est également pertinente dans l’accompagnement des états psychologiques dégradés, tels que dépressifs, anxieux et agités.

DISCUSSION

L’idée directrice du travail proposé est : 

  • d’explorer l’influence neurobiologique de la charge allostatique du stress sur l’état psychologique et les manifestations somatiques afin de créer des liens connexes avec la médecine chinoise.
  • de proposer un protocole d’accompagnement en médecine chinoise visant à soutenir la récupération du sujet et à réduire les niveaux de stress ressentis (états psychologiques) et physiologiques (mesure du stress oxydatif).

A titre d’exemple, nous savons que les hormones surrénaliennes en réaction aux stimuli stressants, (cortisol, adrénaline et noradrénaline) permettent à l'organisme de mobiliser l'énergie nécessaire à l'action en maintenant une pression sanguine et une fréquence respiratoire adaptées durant l'épisode de stress[5]. La sécrétion de cortisol permet de soutenir la réaction musculaire de défense à plus long terme en cas de fuite ou de combat par la mobilisation des réserves de glucose.

Pendant leur libération, le cortisol et la noradrénaline vont favoriser le stockage et la consolidation mnésique de l’expérience négative, ce qui est adapté dans le contexte de la survie mais défavorable dans une situation à long terme car ils affectent dans le même temps le fonctionnement de la mémoire de travail[6]

Le cortisol est un inhibiteur de l’activité ostéoblastique. Il diminue l’absorption intestinale du calcium et augmente son élimination par le rein. Les taux élevés à long terme de cortisol sanguin induisent un ralentissement de la croissance des cartilages et des os, de l’ostéoporose, une altération de la mémoire de travail et une altération du mécanisme d’extinction de la peur (par atrophie  de l’hippocampe[7] qui est une structure-relai pour les interactions entre le cortex préfrontal et l’amygdale dans l’extinction de la peur[8]).

L’approche traditionnelle de médecine chinoise considère que l’énergie du Rein soutient l’organisme, elle nourrit les os, la moelle et le cerveau. Un aspect important du Rein concerne le stockage de la mémoire. L’hyperactivité des glandes surrénaliennes causée par le stress peut épuiser l’énergie du Rein, affecter la résistance de l’organisme, favoriser les pathologies en lien avec la mémoire et les émotions liées à la peur.

L’excès de libération de la noradrénaline centrale pendant l’épisode de stress a plusieurs conséquences. Outre le maintien en hypervigilance du sujet stressé, il détourne la ressource en dopamine (la noradrénaline est synthétisée à partir de la dopamine) et dérégule le métabolisme du glucose médié en majeure partie par l’expression noradrénergique[9]. Il s’ensuit une plus grande sensibilité des cellules à l’insuline, une stimulation de l’appétit, de la prise de poids[10] et une augmentation de la pression artérielle qui sont des cofacteurs du développement du syndrome métabolique[11].

Il est intéressant de noter que le réveil du matin et le maintien de la veille sont assurés par les voies noradrénergiques[12], ce qui correspond au mouvement du Bois dans la loi des 5 éléments. Le Qi du Foie a un mouvement expansif, initiant et maintenant l’éveil au cours de la journée, et influence considérablement la vie émotionnelle.

Le débordement et l’agitation du Foie envahissent facilement la Rate, le Cœur, et entravent le bon fonctionnement digestif et les capacités d’attention et d’apprentissage (concentration et mémorisation).

La dérégulation du circuit de l’approvisionnement énergétique conduit régulièrement à l’altération de l’image et du poids corporels[13], à l’anxiété[14], aux comportements obsessionnels[15] ou à l’inverse, encourage l’hypoactivité et la dépression[16][17].

Dans le stress chronique de premier stade, nous pouvons rencontrer une prévalence des affects négatifs avec perte de la motivation, de l’irritabilité, une anxiété légère, de la préoccupation. La noradrénaline et le cortisol sont surexprimés, la dopamine sous-exprimée.

Au deuxième stade du stress, nous rencontrons toujours la prévalence des affects négatifs, de la démotivation, une fatigue psychique et physique, des difficultés attentionnelles et intellectuelles, un repli sur soi. A ce stade la noradrénaline et la dopamine sont épuisés, suivi par le cortisol.

Au dernier stade du stress chronique, les symptômes habituellement retenus sont l’épuisement psychique et physique, les troubles de l’adaptation, la désorientation, la dépersonnalisation. Le système de régulation de l’homéostasie est en faillite, la sérotonine, neurotransmetteur essentiel de l’inhibition adaptative est épuisée. Des stratégies d’évitement sont mises en place sur le plan professionnel et/ou personnel, surviennent des états dépressifs avec exacerbations émotionnelles, les nuits sont agitées par des cauchemars. Il y a souvent augmentation des taux sanguins de cytokines pro-inflammatoire et de Protéine C réactive.

En médecine chinoise, le Poumon est chargé du maintien de l’homéostasie à travers les fonctions de bases comme la respiration, la régulation de la température, les battements cardiaques. Il est donc le premier organe régulateur de l’épisode de stress !

Un rôle très semblable est attribué à l’expression sérotoninergique centrale :

                - L’aire tegmentale ventrale (ATV), point de départ des voies noradrénergiques, est un domaine clé pour la thermorégulation mais se sont les projections des voies sérotoninergiques (5-HT) qui modulent le système de production et de perte de chaleur par ses projections dans l’ATV[18].

                - Le système 5-HT intervient spécifiquement sur le contrôle respiratoire en permettant au cerveau de détecter les changements de pH / CO2 et en stimulant les ajustements de ventilation en conséquence[19] [20].

L’élément Métal adjoint au Poumon, à l’inverse du Foie, a un mouvement centripète. Il est associé à l’automne. C’est un mouvement de repli avant le mouvement de descente de l’hiver.

L’hibernation, qui se prépare à l’automne, est un exemple d’adaptation du comportement lié à l’expression sérotoninergique : c’est un comportement de ralentissement et d’isolement qui permet aux animaux d’abaisser graduellement la température de leur corps et leur taux respiratoire. La lésion du raphé médian, point de départ des neurones 5-HT, inhibe l'hibernation[21].

Un des aspects importants de la loi des 5 mouvements en médecine chinoise est le contrôle du Poumon sur le Foie. Le Foie, organe vif et prompt à extérioriser a besoin de l’action régulatrice du Poumon pour le stabiliser.

En neurobiologie, de nombreux éléments suggèrent également l’existence d’un contrôle réciproque des systèmes noradrénergiques et sérotoninergiques : quand un des systèmes est activé, l’autre système intervient pour tempérer cette activation[22]. Les symptômes dépressifs, d’idées suicidaires, d’impulsivité, la tendance à l’agressivité et la dérégulation de l’appétit[23] sont consécutifs d’une hyporégulation sérotoninergique[24].

L’inhibition adaptative (majoritairement orchestrée par les voies sérotoninergiques) potentialise ou atténue les réponses neuronales nécessaires à l’équilibre homéostatique de l’organisme mais aussi à l'ajustement fin de la plupart des comportements. Elle permet à l’organisme d’optimiser ses ressources dans un environnement incertain et de développer les liens d’attachement indispensables à la constitution et à la projection de soi en tant qu’individu social.

L’équilibre entre le mouvement du Poumon et celui du Foie est donc essentiel au maintien de l’homéostasie et garant d’une bonne résistance de l’organisme aux stimuli stressants.

Soutenir le fonctionnement harmonieux de cet équilibre pourrait être la base d’une hypothèse de travail dans les tableaux où la surexpression du système nerveux orthosympathique liée au stress chronique peut conduire à l’épuisement du Poumon.

CONCLUSION

Sur le plan physiologique, en affaiblissant la capacité homéostatique de l’organisme, le stress répété, même modéré, est de nature à altérer cette inhibition et concourt à la prévalence de l’état de sous-santé.

Sur le plan psychologique, il contribue au renforcement des affects négatifs, à l’agressivité, à la rigidité cognitive, à la perte de motivation, à l’attachement désorganisé et au développement de comportements sociaux inadaptés (épuisement des ressources de la neuromodulation centrale et altération de la plasticité hippocampique liée au taux élevé de cortisol sanguin).

Dans beaucoup de troubles liés au stress, la mise en défaut de l’inhibition adaptative pourrait être suggérée comme point focal de toute la symptomatologie et devrait faire l’objet d’une attention particulière dans la recherche de solutions thérapeutiques.

 

[1] Li G, Xie F, Yan S, Hu X, Jin B, Wang J, Wu J, Yin D, Xie Q. Subhealth: definition, criteria for diagnosis and potential prevalence in the central region of China. BMC Public Health. 2013 May 4;13:446. doi: 10.1186/1471-2458-13-446. PMID: 23642312; PMCID: PMC3653693.

[2] Li G, Xie F, Yan S, Hu X, Jin B, Wang J, Wu J, Yin D, Xie Q. Subhealth: definition, criteria for diagnosis and potential prevalence in the central region of China. BMC Public Health. 2013 May 4;13:446. doi: 10.1186/1471-2458-13-446. PMID: 23642312; PMCID: PMC3653693.

[3] Holvoet P, Lee DH, Steffes M, Gross M, Jacobs DR Jr. Association between circulating oxidized low-density lipoprotein and incidence of the metabolic syndrome. JAMA. 2008 May 21;299(19):2287-93. doi: 10.1001/jama.299.19.2287. PMID: 18492970; PMCID: PMC2562739.

[4] Beckman KB, Ames BN. The free radical theory of aging matures. Physiol Rev. 1998 Apr;78(2):547-81. doi: 10.1152/physrev.1998.78.2.547. PMID: 9562038.

[5] Ulrich-Lai YM, Herman JP. Neural regulation of endocrine and autonomic stress responses. Nat Rev Neurosci. 2009;10(6):397-409. doi:10.1038/nrn2647

[6] de Quervain DJ, Aerni A, Schelling G, Roozendaal B. Glucocorticoids and the regulation of memory in health and disease. Front Neuroendocrinol. 2009 Aug;30(3):358-70. doi: 10.1016/j.yfrne.2009.03.002. Epub 2009 Mar 31. PMID: 19341764.

[7] Price RB, Duman R. Neuroplasticity in cognitive and psychological mechanisms of depression: an integrative model. Mol Psychiatry. 2020 Mar;25(3):530-543. doi: 10.1038/s41380-019-0615-x. Epub 2019 Dec 4. PMID: 31801966; PMCID: PMC7047599.

[8] Sotres-Bayon F, Bush DE, LeDoux JE. Emotional perseveration: an update on prefrontalamygdala interactions in fear extinction. Learn Mem. 2004; 11(5): 525-535. Doi:

10.1101/lm.79504

[9] Nagy B, Szabó I, Csetényi B, et al. Noradrenaline and acetylcholine responsiveness of glucose-monitoring and glucose-insensitive neurons in the mediodorsal prefrontal cortex. Brain Res. 2014;1543:159-164. doi:10.1016/j.brainres.2013.11.014

[10] Skrzypski, M et al. “The role of orexin in controlling the activity of the adipo-pancreatic axis.” The Journal of endocrinology vol. 238,2 (2018): R95-R108. doi:10.1530/JOE-18-0122

[11] Imperatore R., Roberta et al. “Role of Orexin-A in Hypertension and Obesity.” Current hypertension reports vol. 19,4 (2017): 34. doi:10.1007/s11906-017-0729-y

[12] Neurophysiologie. De la physiologie à l'exploration fonctionnelle ;
Jean-François Vibert, Jean-Claude Willer, Emmanuelle Apartis-Bourdieu, Isabelle Arnulf, Pauline Dodet, Gilles Huberfeld, Leonor Mazières, Lionel Naccache, Yulia Worbe | Éd.: Elsevier Masson ; 4 sept 2019 ; chap 23, p. 255.

[13] Kaye WH, Frank GK, Bailer UF, et al. Serotonin alterations in anorexia and bulimia nervosa:

new insights from imaging studies. Physiol Behav. 2005;85(1):73-81.

doi:10.1016/j.physbeh.2005.04.013

[14] James MH, Campbell EJ, Dayas CV. Role of the Orexin/Hypocretin System in Stress-

Related Psychiatric Disorders. Curr Top Behav Neurosci. 2017;33:197-219. doi:10.1007/7854_2016_56

[15] Strober M. Personality and symptomatological features in young, nonchronic anorexia

nervosa patients. J Psychosom Res. 1980;24(6):353-359. doi:10.1016/0022-3999(80)90027-6

[16] Ji MJ, Zhang XY, Chen Z, Wang JJ, Zhu JN. Orexin prevents depressive-like behavior by

promoting stress resilience. Mol Psychiatry. 2019;24(2):282-293. doi:10.1038/s41380-018-

0127-0

[17] Steiner N, Rossetti C, Sakurai T, et al. Hypocretin/orexin deficiency decreases cocaine

abuse liability. Neuropharmacology. 2018;133:395-403.

doi:10.1016/j.neuropharm.2018.02.010

[18]  Ishiwata T, Hasegawa H, Greenwood BN. Involvement of serotonin in the ventral tegmental area in thermoregulation of freely moving rats. Neurosci Lett. 2017;653:71-77. doi:10.1016/j.neulet.2017.05.030

[19]  Hodges MR, Richerson GB. The role of medullary serotonin (5-HT) neurons in respiratory control: contributions to eupneic ventilation, CO2 chemoreception, and thermoregulation. J Appl Physiol (1985). 2010 May;108(5):1425-32. doi: 10.1152/japplphysiol.01270.2009. Epub 2010 Feb 4. PMID: 20133432; PMCID: PMC2867541.

[20]  Kaur S, De Luca R, Khanday MA, Bandaru SS, Thomas RC, Broadhurst RY, Venner A, Todd WD, Fuller PM, Arrigoni E, Saper CB. Role of serotonergic dorsal raphe neurons in hypercapnia-induced arousals. Nat Commun. 2020 Jun 2;11(1):2769. doi: 10.1038/s41467-020-16518-9. PMID: 32488015; PMCID: PMC7265411.

[21]  Murakami N, Kono R, Nakahara K, Ida T, Kuroda H. Induction of unseasonable hibernation and involvement of serotonin in entrance into and maintenance of its hibernation of chipmunks T. asiaticus. J Vet Med Sci. 2000;62(7):763-766. doi:10.1292/jvms.62.763

[22] Gisquet-Verrier P, Tolédano D, Le Dorze C. Common physiological basis for post-traumatic stress disorder and dependence to drugs of abuse: Implications for new therapeutic approaches]. Therapie. 2017 Jun;72(3):357-366. French. doi: 10.1016/j.therap.2016.07.005. Epub 2016 Sep 15. PMID: 27720431.

[23]  Serotonin 5-HT4 Receptor Agonists. In: LiverTox: Clinical and Research Information on Drug-Induced Liver Injury. Bethesda (MD): National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases; April 25, 2019.

[24] Caspi A, Sugden K, Moffitt TE, Taylor A, Craig IW, Harrington H, McClay J, Mill J, Martin J, Braithwaite A, Poulton R. Influence of life stress on depression: moderation by a polymorphism in the 5-HTT gene. Science. 2003 Jul 18;301(5631):386-9. doi: 10.1126/science.1083968. PMID: 12869766.

 

 

 

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 NOUVEAU CURSUS DE QI GONG A L'ACADEMIE WANG DE MTC (mai 2021)

L’Académie Wang de MTC met en place une formation spécifique au Qigong à partir de la prochaine rentrée en décembre 2021, le niveau requis correspond à la fin de 2e année d’étude de la MTC (connaissance de la Théorie de la MTC et connaissance des 14 méridiens principaux).
Cette formation sera sanctionnée par un diplôme de MTC option QiGong.
Ce cursus s’étalera sur une année, avec 4 séminaires en week-end et un stage d’été de 4 à 5 jours.
Théorie et pratique du qigong sont au programme, avec l’étude systématique des exercices de qigong interne et externe, de qigong statique et dynamique.
Le but étant de mettre en pratique cette discipline pour l’auto-prévention et l’apport de soins, mais aussi de pouvoir aider dans la pratique du tuina, de l’acupuncture et de la MTC en général.

 

 

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Traitement de l’ ALGODYSTROPHIE par la MTC

(YING YANG ZHANG AI XING TENG TONG 营养障碍性疼痛)

Académie Wang de MTC

Par  Pr. WANG De Feng et Stéphanie VIDONI - mars2021

L’algodystrophie est un syndrome articulaire et péri-articulaire local qui touche la main, le pied, l’épaule, le genou ou la hanche. La zone atteinte présente des troubles vasomoteurs et trophiques ainsi qu’une déminéralisation osseuse prononcée, liée à une perturbation du fonctionnement du nerf du membre touché (hyperactivité réflexe du système sympathique).

Elle concerne entre 5,5 et 26,2 % (1) de la population générale ayant subit un traumatisme du membre. 60 % des cas d’algodystrophie (3) sont dus à des traumatismes (fracture, chirurgie) (2).

Le membre supérieur est le plus fréquemment atteint chez l’adulte (60 % des cas) (1) alors que chez l’adolescent on retrouve majoritairement une atteinte du membre inférieur, entre 60 et 89 % des cas (3). Sans qu’il y ait d’explications connues, on retrouve moins de signes cliniques d’hyperesthésie ou trouble trophique chez l’adolescent ( 3).

Les femmes sont affectées 3 à 4 fois plus que les hommes (1) avec une grande incidence chez la femme entre 61 et 70 ans (4). Toutefois, l’âge moyen des patients adultes se situe entre 42 et 52 ans (1).

Chez l’adolescent (3), les sujets féminins sont également plus touchés que les sujets masculins et dans les mêmes proportions que les adultes. L’âge moyen d’apparition des premiers signes cliniques se situe autour des 12 ans (3).

Le syndrôme d’algodystrophie se déclenche souvent à la suite d’une agression locale ou régionale dont il constitue une complication. Il peut s’agir, par exemple, d’un traumatisme (fracture ou entorse), d’une intervention chirurgicale, d’une affection thoracique (infarctus du myocarde ou pathologie pulmonaire) ou neurologique (hémiplégie ou sciatique). Mais le facteur psychique (dépression) peut aussi en être un facteur déclenchant.

L’algodystrophie évolue en deux phases : la phase chaude et la phase froide.

Durant la phase chaude : à ce stade, le patient ressent des douleurs intenses combinées à des troubles vasomoteurs. Cette douleur vive est accentuée par la mobilisation et l’appui. Les tissus sont gonflés, chauds et d’une coloration marron ou rouge au niveau de l’articulation atteinte. Cette phase peut durer plusieurs semaines puis évoluer en phase froide.

Durant la phase froide : la douleur est locale, elle s’accompagne d’un refroidissement et d’un épaississement de la peau, d’une raideur articulaire et d’une ostéoporose visible à la radiographie.

 

COMMENT ANALYSER L’ETIOLOGIE DE L’ALGODYSTROPHIE PAR LA MTC ?

En MTC, l’algodystrophie, correspond à un bi zheng (syndrome d’obstruction).

La phase chaude correspond à re bi (obstruction due la chaleur) ou yu bi (obstruction due à la stagnation de sang).

La phase froide correspond à xu bi (obstruction due au vide) ou han bi (obstruction due au froid).

Une agression locale et une fracture sont les facteurs externes de l’algodystrophie.

Le vide de l’énergie et de l’essence des Reins en sont les causes internes.

  • FACTEURS EXTERNES : Les traumatismes

Les entorses, les fractures ou les interventions chirurgicales peuvent blesser les méridiens, les vaisseaux luo et les méridiens tendino-musculaires ce qui entraine un blocage de la circulation de l’énergie et du sang. Les os et les tissus articulaires ne peuvent plus être nourris par l’énergie et le sang, ce qui provoque la douleur et le gonflement articulaire.

  • FACTEURS INTERNES: Faiblesse innée de l’énergie des Reins, anxiété

 

Ces facteurs peuvent entraîner un vide de l’essence et de l’énergie des Reins. Les tissus articulaires ne sont plus nourris, ce qui provoque un refroidissement et une raideur articulaire ainsi qu’une ostéoporose.

COMMENT TRAITER LES DIFFERENTS TYPES D’ALGODYSTROPHIE PAR LA  MTC ?

En MTC, la phase chaude de l’algodystrophie est un syndrome chaleur-plénitude pour lequel il faut disperser la chaleur et la stagnation.

La phase froide est un syndrome mixte de vide et de plénitude pour lequel il faut pratiquer simultanément la désobstruction et la tonification.

Type 1. Stagnation de sang se transformant en chaleur (phase chaude de l’algodystrophie)

Ce type d’algodystrophie se manifeste par  une douleur intense avec sensation de chaleur au niveau de l’articulation atteinte, accentuée par le mouvement et le toucher. L’articulation est gonflée, chaude et rouge. On retrouve aussi une hyperesthésie cutanée, l’articulation est raide et les mouvements sont restreints.

Il peut aussi être associé à de l’agitation et des troubles du sommeil.

Langue : violacée, ou sombre, ou rouge sombre, enduit jaune et mince.

Pouls : tendu (xian) et rapide (shuo).

Analyse

Les traumatismes, les entorses, les opérations chirurgicales blessent les méridiens, les vaisseaux luo et les méridiens tendino-musculaires.

Le sang et l’énergie ne peuvent pas bien circuler, ce qui produit une douleur intense, aggravée au toucher et au mouvement du fait de la stagnation. Celle-ci perturbe la circulation des liquides, ce qui engendre localement un gonflement des tissus. La stagnation de sang se transforme en chaleur locale qui rend les articulations rouges et chaudes avec hyperesthésie cutanée.

La langue rouge avec un enduit jaune et mince est le signe de la chaleur. La langue violacée, ou sombre, ou rouge sombre est le signe de la stagnation de sang. La chaleur et la stagnation peuvent donner un pouls tendu et rapide.

Principe de traitement

Faire circuler le sang, disperser la stagnation, rafraîchir la chaleur, désobstruer les méridiens et les vaisseaux luo, calmer la douleur.

Traitements

 

  • Acupuncture
  • Disperser avec l’aiguille fine les points : Rte. 10 (XUE HAI), GI. 4 (HE GU), V.17 (GE SHU).
  • Faire saigner trois gouttes de sang sur le point « jing» du méridien atteint par l’algodystrophie.
  • Puncturer les points E SHI XUE (HM) autour de l’endroit atteint par l’algodystrophie et, après avoir ôté les aiguilles, mettre une ventouse pour faire saigner.
  • Harmoniser avec l’aiguille fine les points locaux :
    • Si c’est une algodystrophie de la main : BA XIE (HM), GI. 4 (HE GU) et TR. 5 (WAI GUAN).
    • Si c’est une algodystrophie du coude : G 11 (QU CHI) en traversant à P. 5 (CHI ZE), MC. 3 (QU ZE ) et C. 3 (SHAO HAI).
    • Si c’est une algodystrophie de l’épaule : GI. 15 (JIAN YU) en traversant à GI. 14 (BI NAO), TR. 14 (JIAN LIAO) en traversant à TR. 13 (NAO HUI), IG. 10 (NAO SHU).
    • Si c’est une algodystrophie du pied : BA FENG (HM) et F. 3 (TAI CHONG).
    • Si c’est une algodystrophie de la cheville : Rn. 3 (TAI XI), Rn. 6 (ZHAO HAI), Rte. 5 (SHANG QIU), F. 4 (ZHONG FENG), VB. 40 (QIU XU), V. 60 (KUN LUN), V. 63 (JIN MEN) et E. 41 (JIE XI).
    • Si c’est une algodystrophie des genoux : XI YAN interne et externe (HM), HE DING (HM), Rte. 9 (YIN LING QUAN), F. 7. (XI GUAN), F. 8 (QU QUAN), VB. 34 (YANG LING QUAN), E. 33 (YIN SHI), V. 40 (WEI ZHONG) et V. 39 (WEI YANG).
    • Si c’est une algodystrophie de la hanche : VB. 29 (JU LIAO), VB. 30 (HUAN TIAO).

2) Pharmacopée chinoise

    Huo Xue Tang (Décoction pour faire circuler le sang) modifiée

            Dang Gui (radix Angelicae sinensis)                         15 g

            Chi Shao Yao (radix Paeoniae rubra)                       15 g

            Hong Hua (flos Carthami)                                        20 g

            Mu Dan Pi (cortex Moutan radicis)                           12 g

            Chuan Xiong (rhizoma Ligustici wallachii)              10 g

            Wei Ling Xian (radix Clematidis)                             15 g

            Qin Jiao (radix Gentianae Macrophylla)                     9 g

            Yu Jin (radix Curcumae)                                           10 g

            Lu Lu Tong (fructus Liquidambaris)                         12 g

            Yuan Hu Suo (rhizoma Corydalis)                            10 g

            Ru Xiang (Olibanum)                                                 8 g

            Mo Yao (Myrrha)                                                        8 g

            Zhi Gan Cao (radix Glycyrrhizae tosta)                      4 g

Modifications possibles

  • Si c’est une algodystrophie du membre supérieur : ajouter Jiang Huang (rhizoma Curcumae Longae) 10 g et Gui Zhi (ramulus Cinnamomi) 10 g.
  • Si c’est une algodystrophie du membre inférieur : ajouter Chuan Niu Xi (radix Cyathulae Officinalis) 10 g.

3)  Auriculothérapie

Sous-cortex, Nerf sympathique, Shen Men et les points correspondant aux articulations atteintes.

Type 2. Vide des Reins associé à la stagnation de sang (phase froide de l’algodystrophie)

Ce type d’algodystrophie se manifeste par une douleur intense, un refroidissement au niveau de l’articulation atteinte, un épaississement de la peau, une raideur articulaire et des difficultés au mouvement. Il peut aussi être associée à de la fatigue physique et psychique, une faiblesse avec douleur sourde aux lombaires et aux jambes, des vertiges, des bourdonnements d’oreilles et de la frilosité ou une sensation de corps froid.

Radiographie : déminéralisation osseuse.

Langue : sombre ou pâle ou violacée et pâle, enduit peu abondant.

Pouls : profond (chen), fin (xi) et faible (ruo).

Analyse

Cette phase froide suit la phase chaude. La stagnation de sang est installée et a provoqué une douleur intense. L’articulation atteinte n’est plus nourrie par le sang depuis longtemps. Par ailleurs, l’énergie et l’essence des Reins sont faibles. Dès lors, ces deux facteurs conjugués peuvent donner une ostéoporose au niveau de l’articulation atteinte par l’algodystrophie.

L’énergie yang des Reins faible ne peut pas réchauffer les articulations, d’où un refroidissement local.

L’essence des Reins, en vide,  ne peut pas nourrir le yin et le sang du Foie qui, à leur tour, ne peuvent pas nourrir les tissus articulaires, ce qui engendre raideur et contraction articulaires.  

Le sang qui stagne localement ne peut pas nourrir la peau qui s’épaissit.

La faiblesse de l’essence et de l’énergie des Reins provoque une fatigue générale, physique et psychique. Le palais des Reins n’est plus nourri et il en résulte une faiblesse des lombes et des membres ainsi qu’une douleur lombaire sourde.

Comme l’énergie yang des Reins est faible, le corps n’est plus réchauffé et il y a frilosité. L’essence et l’énergie rénales en vide, ne nourrissent plus assez le cerveau et des vertiges surviennent.

Elles ne nourrissent plus assez les oreilles  et des sifflements ou bourdonnements d’oreilles apparaissent.

La langue pâle s’explique par la faiblesse de l’énergie et de l’essence des Reins. Mais la langue peut également être sombre ou violacée en raison de la stagnation de sang. Le pouls faible et profond (surtout au troisième secteur) est le signe du vide de l’énergie des Reins.

Principe de traitement

Tonifier les Reins, renforcer les os, faire circuler le sang, calmer la douleur.

Traitements

1)  Pharmacopée chinoise

Gu Zhi Shu Song San (Poudre pour traiter l’ostéoporose) et Tao Hong Si Wu Tang (Décoction de quatre ingrédients ajoutant semen Persicae et flos Carthami) modifiée

Shu Di Huang (radix Rehmanniae preparata)        12 g

Du Zhong (cortex Eucommiae)                              10 g

Tu Si Zi (semen Cuscutae chinensis)                      12 g

Bu Gu Zhi (fructus Psoraleae)                               10 g

Gu Sui Bu (rhizoma Drynariae)                             10 g

Xu Duan (radix Dipsaci Asperi)                             10 g

Bai Shao Yao (radix Paeoniae alba)                       10 g

Dang Gui (radix Angelicae sinensis)                      10 g

Chuan Xiong (rhizoma Ligustici wallachii)            10 g

Hong Hua (flos Carthami)                                      10 g

Tao Ren (semen Persicae)                                      10 g

Ji Xue Teng (caulis Milletiae Reticulatae)  12 g

Ru Xiang (Olibanum)                                               6 g

Mo Yao (Myrrha)                                                      6 g

Zhi Gan Cao (radix Glycyrrhizae tosta)                    3 g

Modifications possibles

  • Si c’est une algodystrophie du membre supérieur : ajouter Jiang Huang (rhizoma Curcumae Longae) 10 g et Gui Zhi (ramulus Cinnamomi) 10 g.
  • Si c’est une algodystrophie du membre inférieur : ajouter chuan Niu Xi (radix Cyathulae officinalis) 10 g.
  • S’il y a des difficultés de mouvement : ajouter Shen Jin Cao (herba Lycopodii) 10 g, Luo Shi Teng (caulis Trachelospermi Jasminoïdis) 10 g.
  • S’il y a un vide important de l’énergie yang des Reins avec froid interne : ajouter Rou Gui (cortex Cinnamomi) 10 g et Zhi Fu Zi (radix Aconiti Preparatae) 6 g.
  • S’il y a un vide important de l’énergie yin des Reins avec chaleur-vide : ajouter Sheng Di Huang (radix Rehmanniae Glutinosae) 10 g.

2)  Acupuncture

  • Tonifier avec l’aiguille fine les points : Rte. 10 (XUE HAI), Rte.6 (SAN YIN JIAO), Rn. 3 (TAI XI), F. 3 (TAI CHONG), V. 18 (GAN SHU) et V. 23 (SHEN SHU).
  • Utiliser l’aiguille chaude sur les points E SHI XUE (HM) autour de l’endroit de l’algodystrophie.
  • Harmoniser avec l’aiguille fine les points locaux :
    • Si c’est une algodystrophie de la main: BA XIE (HM), GI. 4 (HE GU) et TR. 5 (WAI GUAN).
    • Si c’est une algodystrophie du coude : GI. 11 (QU CHI) en traversant à P. 5 (CHI ZE), MC. 3 (QU ZE ) et C. 3 (SHAO HAI).
    • Si c’est une algodystrophie de l’épaule : GI. 15 (JIAN YU) en traversant à GI. 14 (BI NAO), TR. 14 (JIAN LIAO) en traversant à TR. 13 (NAO HUI), IG. 10 (NAO SHU).
    • Si c’est une algodystrophie du pied : BA FENG (HM) et F. 3 (TAI CHONG).
    • Si c’est une algodystrophie de la cheville : Rn. 3 (TAI XI), Rn. 6 (ZHAO HAI), Rte. 5 (SHANG QIU), F. 4 (ZHONG FENG), VB. 40 (QIU XU), V. 60 (KUN LUN), V. 63 (JIN MEN) et E. 41 (JIE XI).
    • Si c’est une algodystrophie des genoux : XI YAN interne et externe (HM), HE DING (HM), Rte. 9 (YIN LING QUAN), F. 7. (XI GUAN), F. 8 (QU QUAN), VB. 34 (YANG LING QUAN), E. 33 (YIN SHI), V. 40 (WEI ZHONG) et V. 39 (WEI YANG).
    • Si c’est une algodystrophie de la hanche : VB. 29 (JU LIAO), VB. 30 (HUAN TIAO).

3)  Auriculothérapie

Reins, Foie, Shen Men, les points correspondant aux articulations atteintes.

Cas clinique 


Mme.Isabelle M. 56 ans, pianiste. 
Suite à une chute le 22 Aout 2018, elle s'est luxé trois doigts de la main gauche (retournement complet des doigts). 
Après la remise en place de ses articulations quasi immédiatement, sa main et son poignet ont été immobilisés à l’aide d’une orthèse (attelle) pendant 6 semaines.

Une complication est survenue : l’algodystrophie s’est installée, confirmée par une scintigraphie osseuse le 18 Octobre 2018.

Le médecin spécialiste lui a alors ordonné une série d’injection de calcitonine 3 jours par semaine pendant 4 semaines, ce que elle a refusé de faire. 
Fin novembre 2018, elle est venue chercher l'aide de la médecine chinoise.

Elle présente alors un gonflement du poignet et des 2ème, 3ème et 4ème doigts de la main gauche, avec des raideurs de toutes les articulations.

Elle a aussi des difficultés à plier les doigts, une flexion possible du poignet inférieure à 10 degrés ainsi qu’une douleur intense.

Elle ne peut pas réaliser les gestes du quotidien, ne peut plus jouer du piano.

 

Nous avons établi le principe de traitement: Faire circuler le sang, disperser la stagnation, désobstruer les méridiens et les vaisseaux luo.

Nous avons harmonisé avec l’aiguille fine les points : Rte. 10 (XUE HAI), GI. 4 (HE GU), V.17 (GE SHU), BA XIE (HM), TR. 5 (WAI GUAN), TR. 4 ( YANG CHI) , GI. 5 (YANG XI).

Puis, nous avons fait saigner trois gouttes de sang sur le point « jing » du méridien du GI , de PC et de TR .

Conjointement, nous avons appliqué de l’auriculothérapie: Sous-cortex, Shen Men et Main.

 

 Au bout de deux séances, la douleur est bien calmée, le gonflement diminué. Après la quatrième séance, la mobilité de sa main gauche s’est grandement améliorée.

Enfin, après deux séances supplémentaires auxquelles nous avons associé à l’acupuncture des massages des doigts et des articulations, ainsi que des exercices d’assouplissement, elle a retrouvé l’usage total de sa main et pratique de nouveau le piano. 

CONCLUSION

En médecine occidentale, le soulagement de la douleur et l’évitement de l’ostéoporose s’avèrent difficiles. En revanche, la MTC obtient de bons résultats dans les deux phases de l’algodystrophie. Dans la phase chaude, le traitement de MTC peut rapidement diminuer la douleur, assurer la récupération de la mobilité et prévenir l’ostéoporose. Dans la phase froide, le traitement de MTC peut également calmer la douleur, renforcer et reconstruire les os. Ainsi, la MTC est un bon moyen pour soulager la douleur et diminuer sa durée.

Références:

1 - https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2014/14-947-03W.pdf

2 - http://optimamedia.ca/wp-content/uploads/2015/10/Quintal_Syndrome-douloureux-regional-complexe.pdf

3 - http://thesesante.ups-tlse.fr/1235/1/2016TOU31508.pdf

4 - https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01236008/document

 

 

 

PREVENTION ET TRAITEMENT DE LA 2e VAGUE DE COVID-19 PAR LA MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

 

ACADEMIE WANG de MTC,

Pr. WANG De Feng, Dr. Meyer Magali, Mme Yujing SHAN. 20/8/20

Le nouveau coronavirus n’a pas seulement balayé la Chine, mais s’est aussi propagé dans d'autres pays d'Asie, en Europe, en Amérique, en Afrique et en Océanie. Les institutions médicales de nombreux pays, en particulier la Chine, ont rapidement multiplié et précipité les recherches sur le virus pour sauver le maximum de vies. D’un côté, l’emploi de médicaments et le développement de vaccins spéciaux par la médecine occidentale ne suffisent pas à répondre à l’urgence de la situation ni à résoudre totalement les besoins suscités par cette nouvelle pathologie. D’un autre côté, les traitements traditionnels chinois sont difficiles à rendre accessibles au plus grand nombre en raison de leurs sources de production limitées. De plus, l'éphédra et d'autres médicaments utilisés contre le coronavirus sont interdits dans de nombreux pays de l'UE.

Face à ces impasses, l'acupuncture, la moxibustion et les ventouses peuvent nous aider à survivre... Des archives les plus anciennes jusqu’aux données de la pratique moderne, il est prouvé que la pharmacopée, l'acupuncture et la moxibustion sont des outils spécifiques de lutte contre les épidémies et les virus.

Historique de réflexion :

Depuis l'éclosion d’une pneumonie à un nouveau coronavirus début février 2020, nous avons réétudié des livres antiques de médecine traditionnelle chinoise et nous sommes inspirés des expériences rapportées par les anciens. Nous avons étroitement communiqué avec des médecins en première ligne dans les zones épidémiques de Chine pour analyser la cause, la pathogénèse, le développement, les résultats et le pronostic d'une nouvelle pneumonie à coronavirus. Nous avons analysé le mécanisme du syndrome de chaque étape et avons formulé un ensemble complet de principes de traitement en médecine chinoise axés sur l'acupuncture et la moxibustion. Nous pensons que cette méthode a pu contribuer à la prévention et au contrôle de la COVID-19 dans les régions de France où elle a été appliquée.

Analyse évolutive de l’étiologie et de la pathogénie de la COVID-19 par la médecine traditionnelle chinoise :

À en juger par la propagation actuelle du SARS-CoV-2 et le développement des cas de COVID-19 - maladie infectieuse mondiale - le nouveau coronavirus se propage dans tous les pays et dans des régions situées à différentes latitudes et longitudes indépendamment de la température et du degré d’'humidité. Wuhan est la région où l'épidémie était la plus précoce. Selon les caractéristiques saisonnières et climatiques de Wuhan à ce moment-là, la plupart des médecins et experts des hôpitaux de médecine chinoise ont unanimement déterminé que le nouveau coronavirus appartenait à la "maladie humide" et plus spécifiquement à la "maladie du froid et de l'humidité" de la médecine chinoise. Et cela, avec la plus grande certitude. Or, nous constatons quel le virus se propage à travers le monde, dans de nombreuses régions où le climat est très différent de celui du Hubei : climats chauds, secs, venteux.  De plus, les patients ne présentent pas seulement des manifestations cliniques spécifiques de l’humidité ou du froid- humidité, mais présentent d’autres symptômes en faveur d’invasions par le vent, le feu toxique, la chaleur- humidité ou la sécheresse.

En regardant les manifestations cliniques des patients atteints par le SARS-CoV-2 dans le monde entier, nous en concluons que le nouveau coronavirus est un « pervers toxique épidémique de nature neutre » ; Ce toxique épidémique neutre s’associe aux six énergies perverses climatiques des diverses régions et, selon les facteurs internes individuels du patient, il pénètre par le nez et la bouche puis attaque l’’énergie défensive et l’énergie du poumon.


Traitement de la COVID-19 par la médecine traditionnelle chinoise :

La COVID-19 génère des tableaux cliniques de gravités très disparates : des formes asymptomatiques ou pauci-symptomatiques, aux formes modérées jusqu’aux formes graves menaçant le pronostic vital. A chaque stade correspond un traitement particulier en médecine traditionnelle chinoise nécessitant de s’adapter de façon singulière pour ajuster au mieux les réactions immunitaires du corps en fonction des différentes étapes.

 

  • Phase initiale :

 

L'énergie perverse toxique (vent, froid et humidité) pénètre la couche défensive du corps par le nez et la bouche et perturbe l'énergie des Poumons.


On applique l’acupuncture en dispersion sur : He Gu (GI4), Lie Que (P7), Tian Tu (RM22), Feng Chi (VB20).


On applique aussi les ventouses sur : Da Zhui (DM14), Fei Shu (V13), Gan Shu (V18), Pi Shu (V20).

A ce stade, l'objectif principal du traitement est d’identifier les pervers et de les expulser. Donc, les aiguilles sont appliquées sur les points He Gu (GI4) et Feng Chi (VB20) pour expulser les pervers et les ventouses sont appliquées sur les points Da Zhui (DM14), Lie Que (P7), Tiant Tu (RM22), Fei Shu (V13) pour diffuser et faire descendre le Qi des Poumons.

Il est important d’utiliser aussi Pi Shu (V20). Tout d’abord car il transporte et transforme l'eau et l'humidité pour couper la source des mucosités ; Dans les cas de COVID-19, les autopsies ont prouvé l’existence d’importantes sécrétions de mucus dans les poumons des défunts. D'autre part, Pi Shu (V20) est associé au Gan Shu (V18) pour harmoniser les rôles du Foie et de la Rate et par conséquent, pour réguler la fonction immunitaire de façon adaptée en évitant l’emballement anarchique du système immunitaire ; Les études ont prouvé l’existence d’une réaction immunitaire exacerbée et incontrôlable dans l’aggravation de la pneumonie COVID-19 (l’orage cytokinique).

De plus, l’utilisation de la moxibustion sur le point Zu San Li (E36) chez les patients faibles permet de renforcer le corps et de prévenir la dégénérescence.

Enfin, les patients peuvent apprendre à pratiquer le Tai Ji Tiao Qi Gong et le Liu Yin Gong.

  • Phase évolutive :

L'énergie perverse se transforme en chaleur et pénètre dans le triple-réchauffeur supérieur et le triple-réchauffeur moyen. Les TAN chaleur obstruent alors les poumons et l’humidité bloque la rate ce qui désharmonise le Foie et la Rate.   

On applique l’acupuncture en dispersion sur : He Gu (GI4), Tai Yuan (P9), Kong Zui (P6), Chi Ze (P5), Feng Long (E40), Yin Ling Quan (Rt9).

On applique aussi les ventouses sur : Zhong Fu (P1), Shan Zhong (RM 17), Fei Shu (V13), Gan Shu (V18), Pi Shu (V20).


On associe la formule de pharmacopée chinoise QING FEI PAI DU TANG.

A ce stade, les principes de traitement sont multiples : rafraichir la chaleur, chasser les toxines, éliminer les mucosités et faire redescendre le Qi pulmonaire. De plus, pour empêcher l’évolution vers un stade critique de la maladie, il est nécessaire là encore, d’harmoniser le Foie et la Rate pour limiter la production de cytokines et éviter les orages cytokiniques.

Analysons par exemple, le dossier médical du Dr Li Wenliang : Le Dr Li Wenlliang est un homme d'âge moyen, physiquement fort, sans antécédent de maladie chronique.  Très engagé professionnellement, il travaille en première ligne sur le front de l’épidémie. Malgré son rang, en raison de la transmission interhumaine de l'épidémie, il a été détenu par la sécurité publique. Reconnu pour être un médecin honnête et extrêmement consciencieux, c’est forcément une grande insulte pour lui. On peut imaginer l’ampleur de sa frustration ; cette frustration conduit inévitablement à la stagnation du Qi du Foie et à une montée de feu chez le Dr Li Wenliang. Malgré la qualité de son physique et la force de son Qi, le SARS-CoV-2 a fini par envahir son corps et déclencher une réponse immunitaire. En raison du blocage du Qi de son Foie, les facteurs internes de suppression de la Rate n’ont pas pu réguler le système immunitaire, le rendant incontrôlable. Celui- ci a produit un grand nombre de cytokines, tuant ses propres cellules et conduisant à la mort.

3. Phase critique : l’orage cytokinique :

 

Dans les cas de défaillance respiratoire : il y a accumulation de l'eau, TAN toxiques dans les Poumons et impuissance de l'énergie organique.

Dans les cas de défaillance multi-viscérale : il y a mucosités, humidité, intoxication hydrique, obstruction des Poumons, empoisonnement du sang, dysfonctionnement sévère du Qi viscéral.

On pratique des saignements sur Shao Shang (P11), Yin Bai (Rt 1), Da Dun (F1). Et on puncture avec force Su Liao (DM25).


On applique la moxibustion sur Shen Que (RM8), Shui Fen (RM9), Guan Yuan (RM4).

En pharmacopée traditionnelle chinoise, on utilise différentes formules selon les tableaux cliniques : SHENG MAI SAN pour une grande tonification du Qi ; TING LI DA ZAO XIE FEI TANG pour disperser les toxiques et éliminer l’eau accumulée dans les Poumons ; XUE BI QING pour rafraichir le sang et éliminer les toxines.

Ces traitements doivent être associés si possible, à une ventilation en oxygène.

A ce stade critique, le patient est en danger. D'une part, il faut donc rapidement faire saigner pour désintoxiquer ; c’est la fonction des points puits qu’il faut percer et faire saigner en urgence. D'autre part, il faut faire en urgence une grande tonification du Qi vital en stimulant l’énergie du Poumon et l’énergie originelle ; c’est le rôle de la moxibustion sur les points Shen Que (RM8) et Guan Yuan (RM4).

  • Phase de convalescence :

Il y a faiblesse de l'énergie des Poumons, de la Rate et du Foie.

On applique l’acupuncture en tonification sur: Zu San Li (E36), He Gu (GI4), Zhong Wan (RM12), Qi Hai (RM6) pour reconstituer les Poumons, renforcer la Rate et protéger le Foie.

Dans le même temps, il faut veiller à manger léger avec des aliments faciles à digérer, comme la soupe aux haricots mungo, la soupe aux radis, etc.

Prévention et contrôle de la deuxième vague d'épidémie :

Afin de prévenir et de contrôler la deuxième vague de l'épidémie, les gouvernements et les experts médicaux du monde entier parient sur les vaccins. Selon des statistiques encore incomplètes, il existe à l’heure actuelle, au moins 50 équipes de recherche scientifique soutenues par des fonds solides à travers le monde, menant une course contre la montre pour mettre au point des vaccins. Dans certains pays, leur développement est entré dans la troisième phase clinique. Cependant, le SARS-CoV-2 ayant voyagé librement dans le monde à la fin de l'année dernière, les mutations sont inévitables. Récemment, l'Inde et la Malaisie ont détecté des mutations du nouveau coronavirus et ont constaté que sa propagation est devenue dix fois plus rapide qu'avant la mutation. Même si le vaccin est développé, produit et répandu avec succès, il est à craindre qu’il soit utilisé trop tard. Lorsque le SARS-CoV-2 muté attaquera l’homme d’une nouvelle manière, cela risque d’être au dépend de la médecine moderne. Or, la pensée dialectique de la médecine traditionnelle chinoise peut nous offrir des outils de réflexion et des armes efficaces pour lutter contre ce virus en constante évolution.

Par conséquent, en nous basant sur la nouvelle analyse de l’étiologie et de la pathogénie du nouveau coronavirus que nous avons formulée, nous pensons que la prévention et le contrôle de la deuxième vague d'épidémie devraient reposer sur trois aspects fondamentaux : la prévention antivirale ; la prévention contre les pervers climatiques ; la prévention de terrain individuelle.

1.  Prévention antivirale :

 

1) Prévention de masse : port du masque, lavage des mains, désinfection à l’alcool. Tous les pays sont préparés sur ces sujets et aucun pays ne sera pris au dépourvu comme cela a été le cas au début de l'épidémie.

2) Prévention individuelle par des produits de la pharmacopée chinoise aux propriétés antivirales : En prévention de cette épidémie dont le pervers toxique est neutre, des antiviraux à large spectre peuvent être utilisés : Ban Lan Gen (Radix Isatidis), Huang Qin (Radix Scutellariae) et Sheng Jiang (Radix Ginseng).

2.  Prévention contre les pervers climatiques :

Nous pensons que le caractère « neutre » du nouveau coronavirus lui permet de s’associer aux six pervers externes climatiques saisonniers pour envahir le corps humain. Par conséquent, nous devons réfléchir aux caractéristiques climatiques saisonnières de notre pays ou de notre région ainsi qu’aux caractéristiques de notre environnement géographique pour réguler de façon singulière et adaptée le Qi des viscères correspondants.

 

Prenons l'exemple de la plupart des pays eurasiens : quand l’automne frais débute après l'été, il est important de réguler le Qi de Poumon et de renforcer l’énergie défensive du corps..

Par conséquent, l’acupuncture peut être utilisée sur Tai Yuan (P9) et Jing Qu (P8) et la moxibustion sur Fei Shu (V13).

La pharmacopée chinoise peut être utilisée : Sang ye (Folia Mori), Bai bu (Radix Stemonae), Chuan bei mu (Bulbus Fritillariae Cirrhosae), etc.

Au niveau de l’alimentation, Il faut manger des amandes douces et des bulbes de lys.

Si possible, associer également la pratique du Qi Gong :  le Liu Yin Gong.

3. Prévention du terrain individuel :

 

Quel que soit le terrain et le niveau de gravité de l’infection, il est fortement conseillé d’utiliser la médecine chinoise pour réguler la fonction immunitaire du corps afin de mieux lutter contre le virus.

1) Pour les personnes âgées, faibles et malades :

On applique l’acupuncture sur He Gu (GI4) et on applique la moxibustion sur Da Zhui (DM14), Fei Shu (V13) et Guan Yuan (RM4). L’objectif est de tonifier l’énergie défensive du corps et de renforcer le système immunitaire. C’est un principe de l’art de la guerre évoqué par les « Nei jing » : Si l’énergie vitale est suffisante, l’énergie perverse ne peut pas pénétrer dans l’interne.

En pharmacopée traditionnelle chinoise : utiliser YU PING FENG SAN.

En même temps, des compléments alimentaires peuvent être ajoutés tels que le champignon blanc cuit, la soupe de poulet à l'oignon vert et au gingembre, la soupe de bœuf au lys, etc.  Ces aliments revigorent le Poumon et favorisent également la production d'anticorps.

2) Pour les jeunes et les personnes en bonne santé :

Dans ce cas, il faut éviter que le Yang soit hyper actif. On applique l’acupuncture sur He Gu (GI4), Chi Ze (P5), Tai Chong (F3) et San Yin Jiao (Rt6) pour équilibrer le Yin et le Yang, harmoniser le Foie et la Rate, et réguler le système immunitaire.

En pharmacopée traditionnelle chinoise : utiliser XIAO CHAI HU TANG.

Au niveau diététique, il convient de manger équilibré et de consommer de l'ail, du citron, du radis, etc.

Conclusion :

 

Depuis des siècles, la médecine traditionnelle chinoise a accumulé des outils précieux pour comprendre, prévenir et traiter les épidémies virales. Elle le démontre à nouveau avec l’épidémie actuelle au SARS-CoV-2. Aux côtés de la médecine moderne qui court encore contre la montre dans la bataille contre le nouveau coronavirus, la médecine chinoise propose des traitements curatifs et préventifs faciles à appliquer pour mener à bien cette guerre.

La pharmacopée chinoise offre ainsi un traitement curatif de la COVID-19 et propose en amont des outils préventifs remarquables. Elle peut souffrir de difficultés de diffusion. A côté de la pharmacopée, la méthode de traitement par l’acupuncture, la moxibustion et les ventouses est simple, économique et efficace. Si une deuxième vague d’infection au SARS-CoV-2 se répand à nouveau, nous pensons que les méthodes de traitement proposées par la médecine traditionnelle chinoise contribueront à la survie de l’humanité et au maintien en bonne santé du plus grand nombre. Ces traitements permettent en effet de prévenir les infections, de réduire la sévérité des atteintes en rétrogradant les formes graves en formes légères et de réduire la mortalité.

ACADEMIE WANG de MTC,

Pr. WANG De Feng, Dr. Meyer Magali, Mme Yujing SHAN. 20/8/20

 

 

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INTERVIEW DE WANG DEFENG PAR LE LHCH  Internationnal

“WEI QI”, strengthening our immunity

Traditional Chinese Medicine has played a very important role against COVID in Wuhan”

Could Traditional Chinese Medicine (TCM) stem a 2nd wave of COVID in our country? It had already been used to support the pandemic in Wuhan, with remarkable results. So why so much mistrust in Europe? Do we really know about TCM? Acupuncture, of course, but also: natural pharmacopoeia treatments, Qigong, dietetics and massage therapy. A whole philosophy of supporting “defensive energy”.

Wang De Feng, a former WHO collaborator who opened her TCM academy in Toulouse, enlightens us on traditional complementary alternatives to Western medicine.

LHCH: How about addressing the urgent issue of COVID so that you can showcase the full benefits of TCM?

Wang De Feng: There are 5 disciplines in all. Regarding the urgency of strengthening our immune defenses against this virus, I will talk about pharmacopoeia, dietetics and Qigong, a little less about acupuncture and manual therapeutic manipulations (Tui Na). The philosophy is that of Wei Qi: “to maintain the energy” ( inside our belly)

LHCH: Thanks. First in China, did TCM help people in Wuhan?

Wang De Feng: Yes. As a reminder, on February 6, the Chinese government and the national high academic authorities of TCM formalized a specific treatment of COVID-19. According to publications, a cure rate of 90% has been achieved in tens of thousands of patients treated. 10 days later, these medications were used in all Chinese hospitals. Experiments and reflections continued as knowledge progressed on COVID-19 and the pathogenesis of SARS-CoV-2. Specific treatments have diversified, now offering a range of treatments adapted to each situation.

LHCH: Concretely, what was given as treatment?

Wang De Feng: Decoctions: preparations of 5 to 15 Asian plants in precise doses that are allowed to boil in water for 2 minutes. These preparations obviously varied depending on the patient’s condition based on a differential diagnosis. The ingredients consist of 90% plants and 10% related to animal substances. But for years, the Chinese government has restricted the exploitation of certain rare species, out of respect for animal life. Chinese medicine can treat 90% of current illnesses with plants.

LHCH: Videos from TIK TOK showed people doing physical exercises during the very severe lockdown in Wuhan.

Wang De Feng: You had to heal your body and soul. Don’t get depressed…. Qi Gong is also beneficial for prevention and support in the face of COVID, especially since it can be practiced alone at home in order to regulate the flow of energy yourself. Of course in a group in a park, it’s wonderful too; whether in China or Europe. In 5 elements Qi Gong, we work the organs in relation to these 5 elements and following animal attitudes and movements. There is also dynamic or static Qi Gong, etc …

“Rebalancing the internal energies of the liver and spleen to stabilize the immune system”

LHCH: Finally, confined or not, we must take care of our diet.

Wang De Feng: Yes TCM includes diet. For example, the “Yaoshan” approach allows you to mix pharmacopoeia plants with Chinese food. Heal yourself by eating! Even in some Chinese restaurants, YaoShan is practiced. There are recipes that can lower body temperature during a heat wave or again, increase the resistance of the immune system.

LHCH: A Belgian doctor whom LHCH had interviewed only spoke of “supportive” treatments in TCM?

Wang De Feng: It’s not my experience. In Toulouse, the 4th largest city in France, the less hit, I was contacted by patients with fevers and severe symptoms; the attending physicians did not dare stop by them and no room in the Hospital! Following our advice, they took decoctions from the Chinese pharmacopoeia at a distance and recovered.

LHCH: Did these sick people easily find the ingredients for these decoctions?

Wang De Feng: Yes, there are laboratories in Strasbourg and Paris that can prepare these treatments.

LHCH: Apparently there is political resistance in Europe against TCM …

Wang De Feng: Yes, but it is enough to overcome the resistance of certain European countries and to see in WHO how TCM has created a certain interest in WHO. China has sent well-received treatments to Africa, for example.

LHCH: Where does this reluctance come from? Apart from the financial interests of BIG PHARMA…

Wang De Feng: Initially Chinese medicine and Western medicine were based on totally different thoughts. TCM is holistic: the body is seen in its unity, in its essential links between the organs, from the inside and the outside, up and down… Western medicine is analytical. It divides the body, almost dissects it. Each organ is analyzed in its own identity and in its tiny parts: cells, tissues, atoms, etc.

The future is certainly in a cooperation, a cross between these two medicines. And reluctance or not, this is above all an urgent public health issue! Europe must look to China.

LHCH: Doesn’t Chinese medicine, in a natural and non-chemical way, already have solutions for common illnesses in Europe linked to lack of sport or stress, depression?

Wang De Feng: Yes and I’m obviously thinking of the many depressions linked to COVID and the economic crisis. We never recommend anti-depressants. Once again, Qigong allows you to relax the mind, accept complex situations, avoid too much pressure from the environment. Many joint diseases are also linked to stress. The DAO YIN allows you to work on the flexibility of the joints, the circulation of the IQ, the meridians,

LHCH: We have seen pharmacopoeia, Qigong and dietetics, there is also …

Wang de Feng: Then comes acupuncture using different methods such as needles or moxibustion. They cover care for 50% of pathologies. Finally, manual therapies such as Tui Na gentle energy massages for disease prevention and body maintenance. And the more vigorous manipulations for the direct treatment of certain ailments such as osteopathy in Europe.

LHCH: What can we learn at your academy?

Wang de Feng: This is a space for future practitioners where, instead of specializing in such or such training, they can access all of the 5 knowledge of TCM as presented here.LHCH: Training accessible to all?

Wang de Feng: Yes, especially if you already understand the holistic philosophy of TCM. Conventional physicians who supplement their knowledge sometimes have more difficulties. Of course, for everyone, memorizing the 200 ingredients of the pharmacopoeia, the Chinese names of the points and meridians of the body, etc., requires a little perseverance!

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The ACADEMY WANG of TCM is a school of traditional Chinese medicine headed by Dr Wang De Feng, doctor in TCM graduated from the Faculty of Traditional Chinese Medicine in Beijing and who had collaborated with WHO for a long mission in Pakistan on polio problems in poor communities.

 

 

 

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STAGE D'ETE 2020 A BUROS PRES DE PAU

StageEte20Groupe1R1

 

Le stage s'est déroulé avec 2 niveaux différents, le Pr WANG Defeng a animé le groupe de niveau avancé (MTC niveau de base et supérieur, ainsi que des praticiens en activité), avec l'acupuncture crânienne , pratique clinique et études de cas, consultation:

 StageEte20AcuCranienne3R

StageEte20AcuCranienne1RStageEte20AcuCranienne2R

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et le groupe 1 scindé en 2, pilotés par le Dr Magali Meyer et Chistelle Etchegoyen :

StageEte20G1AcuRStageEte20G1AcuVentouses4R

 

 StageEte20G1TuinaR

 

 

Et pour tout le monde QiGong tous les jours avec Wang Defeng 

 StageEte20Qigong1R

StageEte20Qigong2R

 

Ainsi que de la Diététique chinoise avec YU Hui

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WANG Defeng à l’honneur dans la revue « Pharm’Ancestral »

Juin2020

WangDefengR1

ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE EN MTC

par Charline ROUCHE rédactrice en chef de la revue « Pharm’Ancestral »

Comment avez-vous rencontré la MTC ?

« Mon chemin à travers la MTC a commencé pour moi dès l’enfance. Du coté de mon père, il y avait déjà 7 générations de médecins en MTC. Je suis la 8è génération. J’ai débuté mon apprentissage au sein de ma famille grâce à mon grand oncle que je suivais lors de ses consultations pendant les vacances.

Dans un premier temps, je pensais me diriger vers les mathématiques mais, au dernier moment, j’ai changé d’avis. Je ne souhaitais pas que cette profession familiale s’arrête avec moi.

Je suis donc entrée à l’université de Médecine Traditionnelle Chinoise. Une fois entrée à la faculté de Beijing, j’ai compris que je ne m’étais pas trompée car j’étais vraiment passionnée.

J’ai fait mon premier cycle en médecine, puis à l’issue du doctorat, j’ai passé un concours « Etude et Recherches ». J’ai pu ensuite suivre un grand professeur d’acupuncture, le Pr Pu Ren HE durant 3 ans.

A son contact, j’ai effectué plusieurs recherches sur l’Acupuncture, notamment une méthode antique très peu utilisée à l’époque : ‘l’aiguille de Feu’. J’ai fait mes recherches sur des anciens textes en utilisant les moyens technologiques de l’époque pour tester la température, la microcirculation et plusieurs pathologies cliniques.

A l’époque, la pharmacopée Traditionnelle Chinoise représentait une véritable nouveauté en Europe car les médecins occidentaux pensaient que l’acupuncture était le seul outil de la MTC, alors qu’en réalité l’acupuncture ne représente que 30% de la MTC et 70% des cas cliniques nécessitent d’utiliser la pharmacopée.

J’ai accepté ensuite une mission pour travailler au Pakistan au sein de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS-WHO), pendant 6 mois.

Puis je fus invitée en France par l’institut Européen de Médecine Traditionnelle Chinoise.

Beaucoup de médecins étudiants dans cet institut maitrisaient déjà l’acupuncture mais ils avaient encore très peu de connaissances sur la Pharmacopée Traditionnelle Chinoise. On m’a donc demandé de l’enseigner …

… J’ai ensuite ouvert ma propre école de Médecine Traditionnelle Chinoise avec le soutien de plusieurs médecins. Plus complète, elle enseigne tous les outils de la MTC : Acupuncture, thérapie manuelle (massage Tuina), Qi Gong, Diététique ainsi que la Pharmacopée, qui représente une grosse partie de la formation… »

 

CORONAVIRUS COVID-19 ENTRE TRADITION ET MODERNITE

10 avril 2020

Pr. WANG De Feng, directrice de l’Académie Wang de Médecine Traditionnelle Chinoise

Dr. Meyer Magali Professeur de MTC à l’AWMTC

COVID-19 ENTRE TRADITION ET MODERNITE - Evolution des stratégies, connaissances et approches thérapeutiques.

1 HISTOIRE DE L’EPIDEMIE

2 LES INSTANCES DE GESTION DE LA CRISE

3 ASPECTS CLINIQUES DU COVID-19

4 DIRECTIVES ACTUELLES SUR LE COVID 19

5 EN PRATIQUE, L’ORGANISATION SUR LE TERRAIN

6 LES DIRECTIVES OFFICIELLES DE LUTTE CONTE L’EPIDEMIE

7 LES TRAITEMENTS EN MEDECINE OCCIDENTALE

8 TRAITEMENTS EN MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE (MTC)

9 CONCLUSION

Depuis l’émergence de l’épidémie de SARS-CoV-2 en décembre 2019, le monde est en bascule. Vu de notre continent, il ne s’agissait que d’une lointaine épidémie propre à la Chine dans ses débuts. Puis on a découvert ce nouveau virus dont le génome a été rapidement décrypté mais dont l’origine reste encore inconnue. Jamais dans l’histoire des épidémies, un virus n’aura rassemblé autant les scientifiques du monde entier. Dés le mois de janvier 2020, les publications scientifiques se font exponentielles. Les laboratoires d’abord unis par les directives de l’OMS se lancent rapidement dans la compétition afin de découvrir et produire le traitement officiel et le vaccin susceptible de protéger le monde entier contre ce virus qui ne cesse de s’étendre. D’épidémie, le SARS-CoV-2 s’affirme pandémie début mars 2020. Aucun pays au monde n’est aujourd’hui épargné.

Entre sur-médiatisation, désinformations, allocutions officielles, directives internationales et gouvernances nationales, nous sommes noyés dans la masse d’informations parfois contradictoires et mouvantes qui nous submergent.

Comment pourrait-il en être autrement en temps de crise ?

Chacun d’entre nous, professionnel, citoyen, parent ou ami, tentons de mener au mieux nos propres réflexions. A l’échelle nationale, les décisions et décrets s’enchaînent et se contre-disent.

Santé, politique et sciences se mêlent et interfèrent aux premiers rangs des pistes de réflexion. Les données économiques et commerciales les sous-tendent également. Les comités éthiques ne sont pas absents du débat mais les laisse-t-on s’exprimer véritablement? Les philosophes anciens et contemporains amènent des pistes solides mais ne siègent pas aux différents comités décisionnels.

Les pistes de réflexions sont en effet multiples ! Tout cela s’articule à différents niveaux, sur tous les plans et dans toutes les directions. Les directives mondiales, nationales, hospitalières, comme les gestions au sein de chaque foyer diffèrent et il en va de soi. Comment mener à bien la lutte contre une pandémie lorsque pour se faire, les enjeux doivent être collectifs ?

Nous les humains, sommes toujours sous-tendus par un déterminisme naturel qui nous échappe. Chacun veut sauver sa peau. Notre culture occidentale nous a appris à tout borner, à prédéterminer, à anticiper au mieux. Les philosophes nous rappellent que les crises sont bénéfiques. Qu’il en ressort forcément du meilleur.

Pour en revenir à l’infection elle-même, nous découvrons pas à pas une maladie aux présentations et aux degrés de gravité multiples ; un virus dont plusieurs souches semblent coexister et dont nous ne comprenons toujours pas le mode d’extension. Les sujets hospitalisés en réanimation sont de plus en plus jeunes (50% d’entre eux ont moins de 60 ans) ; nous découvrons que le COVID-19 touche aussi les enfants et les nourrissons ; les formes de présentations sont extrêmement disparates, nous privant d’un consensus clinique de référence, etc.
Notre système de santé est dépassé. En plus des difficultés propres aux manques cruels de moyens pour affronter la crise, nous sommes également face à l’absence de traitement efficace. Nous découvrons que la plupart des médicaments usuels employés pour les tableaux d’infections ORL et pulmonaires aggravent la maladie COVID-19 et accélèrent le passage en défaillance multi-viscérale.
Les initiatives thérapeutiques sont nombreuses et diffèrent bien souvent au sein d’un même hôpital. Lorsqu’une des ces initiatives est rendue publique comme la chloroquine, elle est reprise par les hautes autorités et leurs directives. Le débat est vaste et ses enjeux nous échappent.

La Chine qui a été touchée de prime abord a pris de l’avance dans les recherches thérapeutiques. Tant en médecine moderne qu’en médecine traditionnelle chinoise. La chloroquine a par exemple, été testée dés le premier mois de l’épidémie et les publications chinoises à ce sujet sont nombreuses ; les antiviraux également on été testés dés le mois de février en parallèle des autres laboratoires internationaux.
Un traitement officiel du COVID-19 à base de pharmacopée traditionnelle chinoise a été promulgué par le gouvernement en Chine dés le 06/02/2020 et distribué à tous les hôpitaux chinois à partir du 16/02/2020. Nous l’avons signalé dans notre article précédent. Les publications scientifiques se sont multipliées en Chine à cette occasion, attestant d’essais cliniques à grandes échelles avec des taux de guérison du COVID-19 supérieurs à 90%. Les fondations de ce que la littérature scientifique médicale occidentale appelle l’Evidence Based Medecine (EBM) sont établies.
Et pourtant, ces traitements ne sont pas diffusés.

Des propositions d’entraide solidaire venant du gouvernement, d’hôpitaux et d’universités chinois sont réfutées aux frontières de la plupart des pays européens. Certains pays ouvrent leur portes comme l’Italie dés la fin du mois de Mars qui accueille une délégation de médecins chinois en parallèle de médecins cubains plus conventionnels et médiatisés. Rien de la sorte n’est pour l’instant réalisé en France.

Alors que la crise sanitaire s’est intensifiée ces dernières semaines et que des traitements existent en dehors de nos frontières, comment en France, faisons-nous face à cette crise ?
Comparons les avancées thérapeutiques à l’œuvre en France et en Chine.

Loin des débats et interrogations, notre souhait est de rester le plus objectif possible dans cette mise en perspectives. Notre ligne directrice reste celle des données et consensus officiels.

Début d'article

1 HISTOIRE DE L’EPIDEMIE

Rappel :
Le 31/12/2019, l’OMS est informée par les autorités chinoises d’un épisodes de cas groupés de pneumonies dont tous les cas avaient un lien avec un marché d’animaux vivants dans la ville de Wuhan en Chine. Le virus est rapidement identifié ; le 11/02/2020, il devient officiellement le nouveau SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19.

Dés le 10/01/2020, un dispositif de surveillance du COVID-19 est mis en place en France, avec pour objectif de détecter précocement tout cas importé sur le territoire national et de prévenir les transmissions secondaires
Le 27/02/2020, tous les continents sont touchés. En France, seulement 37 cas sont identifiés.
Le 30/01/2020, au regard de l’ampleur de l’épidémie, l’OMS déclare que cette épidémie constitue une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI).

Dernières évolutions :

- Le 11/03/2020, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhaanom Ghebreyesus déclare l’infection COVID-19 comme une pandémie. Il demande aux pays touchés de prendre des mesures fortes pour lutter contre la crise sanitaire.

- Le 12/03/2020, l’Europe devient l’épicentre du développement de cette pandémie. Tous les pays de l’union européenne et le Royaume-Uni sont touchés. Au matin du 12/03/2020, on compte plus de 20 000 cas confirmés et prés de 1000 décès en Europe. Les cas de COVID 19 en France ne cessent d’augmenter tout autant.

- Le 15/03/2020, le directeur général de la santé en France annonce le passage au stade 3 de l’épidémie ; la circulation du virus est intense et touche désormais tout le territoire français. 7 régions sont particulièrement impactées.

=> La lutte contre l’épidémie s’oriente dés lors vers la limitation de son impact et de ses conséquences.

- Le 16/03/2020, le confinement est annoncé : à compter du 17/03, sont fermés les écoles, collèges, lycées, universités, cinémas, théâtres, stades, discothèques, magasins autres qu’alimentaires et autres lieux de rassemblements. Les déplacements dans des lieux fréquentés y compris le lieu de travail ou les moyens de transports sont également limités. Les regroupements de personnes y compris réunions de familles et amis sont interdits.

- Le 24/03/2020, le SARS-CoV-2 circule dans toutes les régions de France.
L’agence nationale Santé Publique France estime à 19 856 les cas confirmés* dont 2082 personnes hospitalisées en réanimation. L’âge médian des malades est alors de 60 ans.
Le 10/04/2020 : 90 676 cas sont confirmés, dont 7004 personnes hospitalisées en réanimation et 13 197 décès.
Mais que sont les chiffres ?

*Depuis le 20/03/2020, les données de Santé Publique France sont basées sur les données hospitalières uniquement. Le total des décès est la somme des décès survenus à l’hôpital et des décès survenus dans les ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux).
Pour une vue d’ensemble :

Chaque pays a sa propre méthode pour rendre compte de l’évolution de l’épidémie de COVID-19 sur son territoire. Difficile dans ces conditions, de comparer le nombre de cas communiqués par des pays qui appliquent des politiques de dépistages très différentes.

L’ECDC, le centre européen de contrôle et prévention des maladies nous propose cette carte évolutive de l’épidémie dans le monde :

CarteCoronajanvier2020

 Cas de COVID-19 signalés pour 100 000 habitants sur les 100 premiers jours de l’épidémie, du 30/12/2019 au 08/04/2020.
Source : European Centre for Disease Prevention and Control -ECDC.

Dans le monde : le 10/04/2020, on dénombre près de 1,5 million de cas de COVID-19. Jusqu'à la fin du mois de mars, la Chine était le pays le plus touché. Elle est désormais largement dépassée par les États-Unis, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France. En termes de décès, les pays les plus impactés sont pour l’instant l’Italie, puis les Etats-Unis, l’Espagne et la France.
Le nombre de cas est en constante augmentation dans de nombreuses régions du monde.
Il a fallu 100 jours à la Chine avant d’initier un retour à la « normale ». Quelques signaux commencent également à indiquer un début d’inflexion possible de l’épidémie dans certains pays. Mais la majorité des pays commencent tout juste à voir émerger des cas de COVID-19 et ceux-ci sont en augmentation rapide. La surmortalité toutes causes confondues est élevée dans plusieurs pays européens parmi ceux les plus touchés. Bien qu’il soit encore impossible de prédire la situation dans 100 jours, le COVID-19 sera certainement toujours à l’ordre du jour.

En Chine : La première vague de l’épidémie s’est arrêtée. Le pic de l’épidémie s’est infléchi début mars avec une stabilisation des chiffres annoncée le 12/03/2020 par les instances officielles. Depuis le 25/03/2020, le pays sort de son confinement.

En Europe : La situation est inégale. L’Espagne et l’Italie voient les courbes de l’épidémie s’infléchir depuis quelques jours ; au Royaume-Uni, les chiffres ne cessent encore d’augmenter.

En France : Les agences officielles estiment que l’épidémie suit une croissance exponentielle depuis son entrée sur le territoire français. Elle semble avoir atteint un plateau et peut-être amorcer sa descente ; pour la première fois, le nombre d’hospitalisations en réanimation baisse depuis le 09/04/2020.

Dans un premier temps, c’est le nombre de cas confirmés qui a été mis en avant. Mais cette donnée s’avère peu fiable : elle ne dépend que du nombre des dépistages qui, en France, sont loin d’être systématiques. Les autorités admettent ainsi que de nombreux cas ne sont pas comptabilisés.
Afin de comprendre au mieux l’évolution de l’épidémie, on estime aujourd’hui que les données les plus pertinentes sont celles des patients hospitalisés, en réanimation ou des personnes décédées à l’hôpital. Problème là encore : ces informations permettent seulement d’observer ce qu’il se passe dans les établissements hospitaliers. Elles devront donc être complétées, notamment, par des données concernant la mortalité dans les EMS – établissements médicaux-sociaux- et en médecine de ville.

 

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2 LES INSTANCES DE GESTION DE LA CRISE :

Au niveau international, l’OMS gouverne la direction des opérations. En Europe, c’est l’ECDC qui rassemble les données et oriente la gestion de la crise.

En France, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a pour mission l’élaboration, le suivi annuel et l’évalution pluri-annuelle de la stratégie de santé nationale. Il a été créé en mars 2004.
Il est saisi dés le mois de février 2020 par la direction générale de la santé suite à la déclaration de l’OMS faisant du COVID-19 une Urgence de Santé Publique de Priorité Internationale.
Le HCSP réactive alors le groupe « grippe, coronavirus, infections respiratoires émergentes » composé de ses propres experts internes ainsi que d’experts extérieurs. Un sous-groupe dédié à la partie prise en charge des cas de COVID-19 est constitué afin de répondre à la saisie de la DGS.
Dés lors, il émet des recommandations et avis pluri-hebdomadaires sur les différentes prises en charges spécifiques de l’épidémie. Ces messages sont diffusés aux professionnels des différents milieux impliqués dans la gestion de la crise : Centre hospitaliers, médecins de ville, Ephad et autres EMS, mais aussi infirmières, praticiens para-médicaux, laboratoires de biologie médicale, organismes de pompes funèbres, etc.

Le 10/03/2020, est également créé un conseil scientifique Covid-19 à l’initiative du ministre de la santé pour éclairer l’exécutif dans la gestion de l’épidémie. Ce conseil comprend onze membres venant d’un vaste éventail de disciplines scientifiques.

Le 24/03/2020, un autre groupe est créé : le comité analyse recherche et expertise (CARE) pour accompagner la décision publique dans sa gestion de la crise. L’objectif de ce comité, selon le site du ministère de la santé, est d’« éclairer les pouvoirs publics dans des délais très courts sur les suites à donner aux propositions d’approche innovantes scientifiques, technologiques et thérapeutiques formulées par la communauté scientifique française et étrangère » et de pouvoir « solliciter la communauté scientifique ». Ses membres sont également des experts de différentes origines, médecins et non médecins. Deux d’entre-eux siègent également au conseil scientifique.

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3 ASPECTS CLINIQUES DU COVID-19 :

Dans son dernier avis du 23/03/2020, le HCSP retient les informations suivantes :

- L’incubation est de 5,5 à 6,4 jours avec une médiane autour de 4 jours.
- Plus de 80% des cas sont des formes modérées, 14% sont des formes graves.
- Le syndrome de détresse respiratoire intervient au 9ème jour prés le début des symptômes.
- Signes cliniques les plus fréquents : fièvre, toux, myalgies, asthénie. Agueusies et anosmies sont récemment décrites. Diarrhée retrouvée surtout chez des sujets âgés.
- La tomodensitométrie (scanner) thoracique identifie dans la quasi-totalité des cas des images bilatérales caractéristique en verre dépoli ; de plus, des infiltrats parenchymateux sont observés dans les formes intermédiaires et des syndromes de consolidations pulmonaires lobulaires et sous-segmentaires dans les formes réanimatoires en dehors de toute infection bactérienne ou fongique.

Plusieurs présentations cliniques sont identifiées :

·Présentation simple au cours de laquelle le virus reste indétectable dans le sang : formes asymptomatiques (pouvant être contagieuses) ;

·Formes pauci-symptomatiques et pneumonies ;

·Formes graves, d’emblée ou vers le 7ème jour d’évolution, qui se traduisent par une atteinte parenchymateuse, un sepsis, des surinfections bactériennes ou fongiques. Dans ces formes graves, une virémie peut être mise en évidence et on observe également une thrombopénie, une lymphopénie marquée avec polynucléose à neutrophiles.

Les critères de gravité et d’alerte retenus sont les suivants : Fièvre > 40°, fréquence respiratoire > 24 cycles/min, SaO2< 90% en air ambiant ou oxygénothérapie > 3l/min, TA systolique < 100mmHg, troubles de la vigilance, anomalies bilatérales à la radiographie ou au scanner thoracique.
L’augmentation rapide des besoins en oxygène pour maintenir une SaO2> 95% est un facteur de mauvais pronostic.

L’âge est un facteur majeur d’évolution défavorable surtout à partir de 70 ans. La mortalité augmente avec l’âge des patients : nulle avant l’âge de 9 ans, 8% de 70 à 79 ans et 15% au dessus de 80 ans.

Différentes co-morbidités sont retenues comme facteurs de risque d’évolution défavorable : âge > 70 ans, ATCD cardiovasculaires, diabète non équilibré, pathologies respiratoires chroniques, insuffisance rénale chronique dialysée, cancer évolutif sous traitement, immunosuppresseur congénitale ou acquise, cirrhose avancée, obésité morbide.

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4 DIRECTIVES ACTUELLES SUR LE COVID 19 :

Définitions de cas d’infection au SARS-CoV-2 :

Le 03/04/2020, les définitions sont réactualisées. La notion de cas contact se limite désormais aux 24 dernières heures.

Cas possible : Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë avec une fièvre ou une sensation de fièvre.

Cas probable :
a) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë dans les 14 jours suivant un contact étroit* avec un cas confirmé de COVID-19, ou
b) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë et des signes visibles en tomodensitométrie thoracique (scanner thoracique) évocateurs de COVID-19.
Cas confirmé : Toute personne, symptomatique ou non, avec un prélèvement confirmant l’infection par le SARS-CoV-2.
* Définition actuelle du cas contact : une personne qui, à partir de 24h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé, a partagé le même lieu de vie (par exemple : famille, même chambre) ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre du cas ou pendant plus de 15 minutes, lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée ; personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats.

Tests de dépistage biologique :

Les tests actuellement disponibles se font sur des prélèvements de mucus au fond des fosses nasales par écouvillonnage. Ils consistent à détecter la présence d’ARN de SARS-CoV-2 dans les sécrétions grâce à une analyse PCR (test RT-PCR SARS-CoV-2). Leur sensibilité semble être encore limitée en raison de la grande labilité des symptômes du COVID-19 et de la difficulté technique propre à la réalisation de cet écouvillonnage.
Pour être plus sensibles, ils doivent être réalisés entre le 4ème et le 7ème jour après le début des symptômes.

En raison des tensions d’approvisionnement en réactifs au niveau national et des difficultés locales parfois de réaliser les tests, des priorisations ont été énoncées par le ministère de la santé via le HCSP.
Ainsi, au stade 3 de l’épidémie, ne sont plus dépistées : les formes a ou pauci-symptomatiques de COVID-19, les personnes contacts (symptomatiques ou non) d’un cas confirmé ou symptomatique.

Par contre, les tests sont prioritaires en cas de : gravité des tableaux cliniques, symptômes de COVID-19 chez les professionnels de santé, symptômes de COVID-19 chez une femme enceinte aux 2ème et 3ème trimestres.
Les EMS (EHPAD, maisons de retraite, MAS, etc.) ne bénéficient que de deux tests de dépistage positifs par établissement.

De nouveaux tests sanguins cette fois, sont en cours de validation. Depuis le 31/03/2020, de nombreux laboratoires français s’équipent d’automates permettant la réalisation de tests sérologiques rapides (15 minutes). Ces sérologies vont permettre de mesurer le statut sérologique (c’est-à-dire la présence ou non d’anticorps anti SARS-CoV-2). Ce ne sont pas des test diagnostiques mais ils permettent de savoir si le patient ou le professionnel de santé a été en contact avec le virus.
Leur sensibilité et spécificité sont fluctuantes au grés des publications comme dans tout lancement commercial.
A leur côté, d’autres tests et techniques se développent également rapidement ces jours ci : autres techniques de sérologies, tests salivaires de dépistage de l’ARN viral, etc.
Les recommandations et différentes validations sont en cours. Nous devrions en savoir plus dans quelques jours.

Signalement :

Depuis le passage au stade 3 de l’épidémie, un suivi de surveillance populationnelle est mis en place par Santé Publique France afin de suivre l’évolution de l’épidémie et d’en mesurer son impact en terme de formes graves et de décès uniquement.
Le suivi des patients vus en ville est assuré par le réseau Sentinelles (INSERM/Sorbonne Université) et SOS médecins ; les patients testés positifs par les laboratoires de ville ou hospitaliers sont signalés quotidiennement via un réseau informatique dédié ; les suspicions d’infection respiratoire aigüe en Ehpad et autres EMS sont signalées à l’ARS et Santé Publique France conjointement ; Les cas probables et confirmés hospitalisés sont signalés via un dispositif spécifique, tout comme les passages aux urgences et les cas graves de COVID-19 passant en réanimation.

Orientation et prise en charge :

En cas de symptômes évocateurs du COVID-19 (fièvre, toux), les patients sont invités à ne pas aller aux urgences mais :
En l’absence de signes de gravité : à prendre un rendez-vous de télé-consultation avec leur médecin traitant. A défaut, un rendez-vous en présentiel ou auprès des permanences de soins possibles.
En cas de signes de gravité (difficultés respiratoires) : appel du SAMU-centre 15
Tout patient présentant des signes de gravité doit fait l’objet d’une hospitalisation en établissement hospitalier ou à domicile en HAD.

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5 EN PRATIQUE, L’ORGANISATION SUR LE TERRAIN :

Depuis le 11/03/2020, tous les soins et professionnels de santé sont orientés dans la lutte contre le COVID-19. Certains hôpitaux prennent de plein fouet les premiers patients infectés. Services d’urgences et centres 15 sont rapidement saturés. Les médecins de ville organisés en structures groupées ou isolés sont impliqués pour pallier l’afflux de malades.
D’autres ont le temps de s’adapter aux plans mis en place par les autorités de santé et se préparent à l’arrivée de la déferlante de cas à venir dans un climat également de plus en plus anxiogène. Les hôpitaux se vident de leurs patients hospitalisés jusque là pour libérer les lits nécessaires ; la plupart des cabinets de médecine spécialisée ferment ; de nombreux soins, examens complémentaires et avis spécialisés sont annulés sans report précis ; les cabinets de médecine générale se vident peu à peu de leurs patients traditionnels qui restent confinés à domicile, etc.

Le virus s’étend rapidement, plus rapidement qu’on ne le pensait. Le nord et l’est de la France sont extrêmement touchés alors que d’autres régions restent en deça du seuil d’alerte.

Les établissements et professionnels de santé s’adaptent au jour le jour. Les directives s’élaborent en parallèle et sont diffusées très régulièrement par le HCSP ; elles ont parfois du retard avec la situation « sur le front ». Des écarts apparaissent entre recommandations officielles et moyens de mise en œuvre sur le terrain. Les avis se font et se refont, se contredisent et se redéfinissent en fonction de l’avancée des connaissances issues des publications scientifiques et du terrain.
Depuis le début, le virus semble garder son avance dans cette course à l’adaptation permanente.
Les hôpitaux, établissements médicaux-sociaux, tout comme les médecins de ville, chacun innove et s’organise de façon disparate.

Sur tous les fronts, les professionnels de santé s’adaptent au mieux au jour le jour, relevant des défis quotidiens. Les manques sont flagrants : manques de connaissances sur le virus, sa pathogénie, ses traitements ; manques de moyens humains, manques de lits d’hôpitaux et manques de moyens matériels (matériels de protection, de respirateurs, etc.).

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 6 LES DIRECTIVES OFFICIELLES DE LUTTE CONTE L’EPIDEMIE :

Dés la fin du mois de février, Santé Publique France, l’organisme de veille sanitaire de l’épidémie à SARS-CoV-2 diffuse des messages de prévention pour le grand public sur de multiples supports pour limiter l’évolution de l’épidémie. Ces messages, élaborés en partenariat avec le ministère de la solidarité et de la santé ainsi qu’en accord avec les recommandations de l’OMS ont été eux aussi, régulièrement réactualisés en fonction de l’avancée des connaissances du virus, de son épidémiologie et de sa pathogénie ; course contre la montre là tout autant.

Pour le grand public, les mesures de protection au quotidien sont définies par 4 gestes barrières :

·Se laver très régulièrement les mains ;
·Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
·Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter ;
·Saluer sans se serrer les mains, arrêter les embrassades.

A cela, se joint le confinement entré en vigueur le 17/03/2020 : tout déplacement hors de son domicile est interdit sauf muni d’une attestation pour :
·Aller travailler si le télétravail est impossible ;
·Faire des courses de 1ère nécessité ;
·Faire garder ses enfants ou aider des personnes vulnérables ;
·Aller chez un professionnel de santé à condition qu’il n’y ait pas de signe de la maladie.

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7 LES TRAITEMENTS EN MEDECINE OCCIDENTALE :

Lors de l’arrivée de l’épidémie sur le sol français fin février 2020, aucun traitement n’est encore officiellement porté à la connaissance des médecins français.
Dès le début de l’épidémie à Wuhan, les laboratoires d’abord Chinois, puis internationaux, multiplient les essais thérapeutiques in vitro avec différentes molécules. Les publications scientifiques s’envolent.
Des traitements disparates sont proposés en France au grés des médecins et de la littérature médicale, surtout étrangère au départ, qui s’intensifie.

Le 05/03/2020, à la demande de la DGS, le HCSP publie un premier rapport de recommandations thérapeutiques :

Il y est précisé l’absence de données issues d’essais cliniques évaluant l’efficacité et la sécurité de traitements spécifiques du COVID-19.
Pour évaluer des recommandations thérapeutiques, le HCSP s’appuie sur les orientations émises par l’OMS le 20/01/2020 et sur les données pharmacodynamiques des différents coronavirus : MERS-CoV, SARS-CoV et SARS-CoV-2.
A cette date là, aucune standardisation ne permet encore une évaluation des données d’activité in vitro, ni le choix du modèle animal pertinent ni les modalités expérimentales.

Sont retenus :

·Le Remdésévir proposé en premier rang. C’est un antiviral ayant déjà montré une bonne activité contre les virurs MERS-CoV et SARS-CoV ;

·Viennent ensuite deux autres molécules antivirales connues dans le traitement du VIH, proposées en association : lopinavir et ritonavir ;

·La chloroquine est ensuite mentionnée malgré les hésitations de l’OMS à son sujet en raison du manque de données suffisantes. Le HCSP évoque l’arrivée imminente d’essais plus conséquents réalisés en Chine ;

·Enfin, le HCSP évoque le grand nombre d’essais en cours en Chine sur des traitements spécifiques à base de pharmacopée traditionnelle chinoise sans plus de précisions.

Le 18/03/2020, l’AFMPS met en quarantaine les stocks de plaquenil (chloroquine) essentiels aux traitements des patients atteints de maladies chroniques. Les délivrances en officines sont limitées. Les livraisons hospitalières se poursuivent afin de pouvoir traiter les patients atteints de COVID-19 hospitalisés. Les médecins de ville ont pour consigne de ne pas prescrire ces traitements.

Le 20/03/2020, l’ANSM (Agence Nationale de Surveillance du Médicament) met en place des mesures accélérées d’évaluation des essais cliniques en lien avec la prise en charge des infections par le SARS-Cov2.

Le 23/03/2020, un deuxième rapport du HCSP est publié avec de nouvelles recommandations thérapeutiques officielles :

Ce rapport évoque toujours le manque de données fiables issues des études cliniques sur le COVID-19, le manque de robustesse et de puissance des rares essais disponibles et/ou leur faiblesses méthodologiques.
Il affirme s’orienter davantage sur la collégialité et les expériences cliniques de terrain plutôt que sur des preuves scientifiques reconnues comme telles.

On y lit que :
1. Tout praticien est fortement incité à inclure tous les patients atteints de COVID-19 dans des essais cliniques en privilégiant les essais académiques.
2. (Mais) tout prescripteur (doit être) conscient de l’engagement de sa responsabilité lors de la prescription de médicaments dans des indications hors AMM, en dehors du cadre d’essais cliniques et des recommandations qui suivent.

Les recommandations thérapeutiques y sont les suivantes :

1. Forme pauci-symptomatique et pneumonie sans signe de gravité chez des patients sans facteur de risque de forme grave :

=> Pas de traitement spécifique antiviral ;
=> Surveillance clinique et appel du centre 15 en cas d’aggravation clinique.

2. Pneumonie suspectée ou documentée à SARS-CoV-2 sans signe de gravité, chez des patients avec facteurs de risque de forme grave :

=> Pas de traitement spécifique antiviral ;
=> Surveillance clinique rapprochée.

3. Pneumonie oxygéno-requérante (bas débit d’oxygène) :

=> Association Lopinavir/Ritonavir identifiée comme médicament candidat potentiel à évaluer en essai clinique par l’OMS ;
=> A défaut, Hydroxychloroquine après discussion collégiale entre les médecins concernés, le référent ARS et un expert extèrieur ;
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique.

4. Pneumonie avec Insuffisance respiratoire Aigüe (> 6l O2/ min) :

=> Remdesevir, seule option thérapeutique formalisée ;
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique.

5. Pneumonie sans Insuffisance respiratoire Aigüe mais avec défaillance d’organes :

=> Assocition Lopinavir/ Ritonavir
=> Ou Hydroxychloroquine
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique ;

6. Infection par le SARS-CoV-2 avec aggravation secondaire et absence d’excrétion virale (forme inflammatoire) :

=> Pas de traitement spécifique antiviral ;
=> Corticothérapie par Méthylprednisolone ou Déxaméthasone
=> Recherche et prise en charge d’une co-infection virale, bactérienne ou fongique.

Le HCSP recommande fortement la mise en place en urgence, d’essais cliniques académiques afin d’évaluer l’intérêt, l’efficacité et la sécurité d’emploi des traitements antiviraux.
Il demande également que soient testés des traitements à base d’anti L6, interféron bêta, corticoïdes, etc.

En conclusion, il stipule qu’il n’existe aucun traitement validé à ce jour en France.

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8 TRAITEMENTS EN MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE (MTC):

La gestion de la crise en Chine est totalement différente. Notamment en terme de traitement du COVID-19. Nous avons déjà évoqué les recherches menées dés le début de l’épidémie au cœur de Wuhan par de nombreux médecins académiques experts de la MTC.

Pour rappel, le 06/02/2020, le gouvernement chinois et les hautes instances académiques nationales de MTC officialisent donc un traitement spécifique du COVID-19. Les publications attestent d’un taux de guérison de 90% sur des dizaines de milliers de patients traités. Ce traitement est diffusé à l’ensemble des hôpitaux chinois à compter du 16/02/2020.

Les expérimentations et réflexions se sont poursuivies au fur et à mesure des avancées des connaissances sur le COVID-19 et la pathogénie du SARS-CoV-2. Les traitements spécifiques se sont diversifiés, offrant maintenant, un panel de traitements adaptés à chaque situation.

L’OMS a connaissance des nombreux essais cliniques et publications chinoises qu’elle référence au même titre que l’ensemble des publications internationales de médecine occidentale conventionnelle. Des délégations de médecins chinois ont été envoyées en Europe afin d’aider les pays européens à sortir de la crise sanitaire. Rien n’est fait à ce niveau en France pour l’instant.

Conditions d’utilisation en France :

En France, les plantes issues de la pharmacopée traditionnelle chinoise sont dans leur immense majorité, reconnues comme des compléments alimentaires. Leur commercialisation et délivrance sont autorisées à ce titre. Soixante-dix d’entre-elles seulement sont reconnues comme plantes à visée médicinale depuis 2004. Elles n’appartiennent donc pas pour la plupart, au registre des médicaments et n’ont pas le droit d’être prescrites à visée curative dans un cadre thérapeutique strict.

Or, en terme législatif, si les formules de plantes proposées comme traitement spécifique du COVID-19 sont prescrites, elles le sont forcément à titre de médicaments à base de plantes. Elles doivent dés lors, répondre aux lourdes procédures habituelles de validation de nouveaux médicaments pour être autorisées.

En l’absence de spécialité pharmaceutique validée pour le COVID-19 et sous réserve de l’origine contrôlée des extraits de plantes utilisés, les formules de plantes pourraient en revanche être prescrites en milieu hospitalier sous le terme de préparations hospitalières.

Seule la prescription hospitalière, avec enregistrement préalable auprés de l’agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) est autorisée et pourrait peut-être valoir de dérogation en période de crise sanitaire.

De telles prescriptions engagent évidemment la responsabilité de l’établissement hospitalier. Les responsabilités disciplinaire et pénale des médecins praticiens hospitaliers et des pharmaciens concernés sont aussi engagées.

Certains pays autorisent déjà la prescription de thérapies issues de la médecine traditionnelle chinoise. C’est le cas aux USA par exemple où la FDA a ouvert la voie à leur utilisation depuis 2015 (Source : ministère de l’Europe et des affaires étrangères). La France pourrait rejoindre le développement d’une médecine intégrative déjà à l’oeuvre en Chine et aux USA entre-autres, ; une médecine alliant tradition et modernité.

Traitements spécifiques :

Depuis le 06/02/2020, les propositions thérapeutiques se sont encore considérablement affinées en MTC. Des traitements spécifiques sont proposés en fonction des formes de présentation du COVID-19, de la confirmation ou non par les tests diagnostics de la présence de SARS-CoV-2 et de la gravité de la maladie.

Les formules mentionnées dans notre précédent article contenaient des produits toxiques interdits à la commercialisation en France. Nous les avons tous remplacés par des produits autorisés tout en gardant une efficacité optimale.

Voici les propositions actuelles de traitement spécifiques du COVID-19 que nous pouvons faire, en fonction des différents stades de l’infection :

1. Forme pauci-symptomatique, non documentée (absence de test diagnostic) :

· Si fatigue, fièvre ou toux :

=> LIAN HUA QING WEN KE LI
Lian Qiao 10g
Jin Yin Hua 10g
Ma Huang 8g (en France, remplacés par Qian Hu10 g , Zi Su Ye 8g)
Xing Ren 8g
Ban Lan Gen 10g
Guan Zhong 10g
Yu Xing Cao 10g
Huo xiang 10g
Da Huang 5g
Hong Jing Tian 8g
Bo He 6g
Gan Cao 3g

· Si fatigue et troubles digestifs :

=> HUO XIANG ZHENG QI SHUI
Huo Xiang 10g
Zi Su 10g
Bai zhi 8g
Ban Xia (qu) 8g
Hou Po 10g
Da Fu Pi 10g
Fu Ling 10g
Bai Zhu 10g
Chen pi 8g
Jie Geng 8g
Sheng jiang 5g
Da Zao 6g
Gan Cao 3g

2. Pour les patients confirmés (test positif COVID-19)
Quelle que soit la forme : légère modérée et sévère :

=> QING FEI PAI DU TANG modifié :
Ma Huang 9g et Xi Xin 6g (remplacés par Qian Hu 10g , Zi Su Ye 8g , Qiang Huo 10g en France,)
Qiang Hu 10g
Zi su ye 8g
Qiang Huo 10g
Gan Cao (zhi) 6g
Xing ren 9g
Shi gao(sheng) 15-30g
Gui zhi 9g
Ze xie 9g
Zhu ling 9g
Bai zhu 9g
Fu ling 15g
Chai hu 16g
Huang qin 6g
Ban xia(jiang ) 9g
Sheng jiang 9g
Zi yuan 9g
Kuan Dong Hua 9g
She gan 9g
Shan yao 12g
Zhi shi 6g
Chen pi 6g
Huao xiang 9g
Qing Hao 10g
Jin Yin Hua 10g

Modalité de prise :
Si la commande est en poudre concentrée (CP : tout mélangé) :
Posologie : Prendre 2g matin et 2g soir ;
Préparation : En décoction : mettre 2g de poudre dans 20ml d’eau froide et faire bouillir 2 minutes ;
Durée de traitement : débuter dés les premiers symptômes et prolonger 3 jours après leur disparition.

3. Pour les formes graves :

· En cas de défaillance respiratoire : Selon la théorie de la MTC, tableau d’enfermement du Poumon par l’humidité toxique :

=> HUA SHI BAI DU FANG modifiée :
Ma Huang (sheng) 6g ( remplacé par She Gan 10g et Qian Hu 10g en France,)
She Gan 10g
Qian Hu 10g
Xing Ren 9g
Shi Gao (sheng )15g
Gan Cao 3g
Huo Xiang 10g
Hou Po 10g
Cang Zhu 15g
Cao Guo 10g
Ban Xia (Fa) remplacé par Gua lou 15g
Fu Ling 15g
Da Huang (sheng) 5g
Huang Qi (sheng ) 15g
Ting Li Zi 10g
Chi shao yao 10g
Qing Hao 10g

· En cas de défaillance multiviscérale : Selon la théorie de la MTC, tableau de grand effondrement du Qi et du Sang avec toxiques qui bloquent le Poumon :

=> SHENG MAI SAN + SU HE XIANG WAN
=> Ou AN GONG NIU HUANG WAN

4. Pour les cas en phase de convalescence :

· Si faiblesse du Qi du Poumon et de la Rate :

Huang Qi 15g
Dang Shen 10g
Chen Pi 10g
Fa Ban Xia 6g
Bai Zhu 10g
Fu Ling 15g
Huo Xiang 10g
Sha Ren 6g
Gan Cao 6g

· Si faiblesse de Qi et Yin :

Sha shen (Bei) 10g
Sha shen (Nan) 10g
Mai Men Dong 15g
Xi Yang Shen 6g
Wu Wei Zi 6g
Sheng Shi Gao 10g
Dan Zhu Ye 10g
Sang Ye 10g
Lu Gen 15g
Dan Shen 15g
Sheng Gan Cao 6g

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7 CONCLUSION :

Les approches thérapeutiques françaises et traditionnelles chinoises ne se ressemblent guère. Logique quand on sait qu’elles sont issues de deux systèmes médicaux totalement différents.

Encore une fois, des traitements officiels existent en Chine et sont proposés actuellement dans certains pays d’Europe sans médiatisation. Des essais cliniques chinois attestent de l’efficacité et de l’absence de toxicité de ces traitements. Ils sont connus et référencés par l’OMS.

La France reste hermétique pour l’instant à ces traitements. Nous le comprenons à l’heure où nos autorités de santé exigent non seulement des conditions de sécurité suffisantes pour valider des recommandations de traitements, mais aussi des preuves scientifiques et académiques de leur expérimentations préalables.

A l’heure actuelle, nous n’avons pas de traitement spécifique du COVID-19 reconnu et validé officiellement en France. Dés lors, nous sommes en droit de nous interroger sur l’opportunité de la diffusion de ces traitements à base de pharmacopée traditionnelle au sein d’essais cliniques dans le traitement du COVID-19. La prescription hospitalière, avec enregistrement préalable auprès de l’agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) pourrait valoir de dérogation en cette période de crise sanitaire.

Les chiffres de propagation de l’épidémie tendent à la stabilisation voire à la baisse dans certaines régions de France, nous permettant de penser que nous sommes probablement en train de passer le pic de l’épidémie. Mais, comme l’a stipulé le directeur général de l’OMS lors de sa dernière allocution le 09/04/2020, la pandémie n’est pas terminée. Le nombre d’infections au SARS-CoV-2 est encore bas en Afrique par exemple, mais il augmente rapidement.

Comment va se poursuivre ou se terminer l’épidémie en France ? Serons-nous confronter à une deuxième vague ? Autant de question sans réponse à l’heure actuelle.

 Le Directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhaanom Ghebreyesus porte ce souhait sans cesse renouvelé de partager les expériences quelles que soient les croyances des mondes en opposition pour sauver et protéger le plus grand nombre. Peut être dés lors pouvons-nous espérer faire profiter un jour au plus grand nombre, des avancées de la médecine traditionnelle chinoise.
Deux mondes en bascule.

 

Pr. WANG De Feng, directrice de l’Académie Wang de Médecine Traditionnelle Chinoise

Dr. Meyer Magali Professeur de MTC à l’AWMTC

Le 10/04/2020

 

 

 

 

 

CORONAVIRUS COVID19

Pr. WANG De Feng, directrice de l’Académie Wang de Médecine Traditionnelle Chinoise

   Dr. Meyer Magali

En décembre 2019, une nouvelle épidémie de coronavirus a fait son apparition en Chine sous la forme d’une nouvelle infection respiratoire (COVID-19) et s’étend progressivement au monde entier ; les cinq continents sont actuellement touchés. L’OMS vient d’élever son niveau d’alerte au degré le plus haut mais n’évoque pas encore de pandémie. Les stratégies d’endiguement peuvent encore s’avérer efficaces pour enrayer l’extension de ce nouveau virus. Encore faut-il que l’ensemble des pays du monde, avec leurs différentes politiques, logistique, infrastructure voire leurs différentes cultures, parviennent à coordonner une stratégie commune.

Les autorités de santé internationales évoquent la course contre la montre qui s’est engagée dans la stratégie de lutte contre cette épidémie.

L’OMS travaille en étroite collaboration avec les experts mondiaux, les gouvernements et les partenaires pour élargir rapidement les connaissances scientifiques sur ce nouveau virus, suivre sa propagation et sa virulence, et donner des conseils aux pays et aux individus sur les mesures à prendre pour protéger la santé et empêcher la propagation de cette flambée virale.

Des protocoles standardisés, calqués sur les protocoles de grippe et du SMRO-CoV, ont ainsi été élaborés par l’OMS en partenariat avec des experts techniques internationaux, pour mieux comprendre les caractéristiques cliniques, épidémiologiques et virologiques de l’infection COVID-19. Ces protocoles sont utilisés de façon conjointe par les centres experts reconnus par l’OMS dans le monde entier. C’est le cas en France de l’Institut Pasteur par exemple.

Les données utilisées par la communauté scientifique de l’OMS reposent sur des données purement occidentales issues de la médecine galénique.

Face à l’extension des cas de COVID-19 dans le monde et leur flambée en Europe ces derniers jours, nous nous sommes interrogés sur les données que peut apporter de façon conjointe la médecine traditionnelle chinoise dans une épidémie de la sorte.

L’OMS reconnait en effet le système théorique et les procédés thérapeutiques de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) aux côtés de la médecine galénique.

Force est de constater l’absence actuelle de traitement spécifique de l’infection COVID-19 disponible en médecine occidentale.

Or, depuis l’apparition des premiers cas de COVID-19 en décembre 2019 à Wuhan, de nombreuses recherches n’ont eu de cesse d’être menées par les médecins experts académiques universitaires de la MTC, au coeur même de l’épidémie de Wuhan jusque dans les nombreux hôpitaux universitaires chinois. Ces recherches ont permis de définir non seulement des tableaux cliniques extrêmement précis de l’infection appelée COVID-19, mais aussi de mettre au point des traitements efficaces à la fois préventifs et curatifs à base de pharmacopée traditionnelle contre ce nouveau coronavirus.

Forts de notre expérience et de l’efficacité des réseaux médicaux hospitalo-universitaires internationaux, nous nous sommes efforcés de rassembler ici l’ensemble des données officielles issues des deux médecines : les données de médecine moderne rapportées par l’OMS et les instances de santé européennes et françaises ; les données traditionnelles chinoises, recueillies et retenues officiellement par les médecins experts académiques universitaires chinois.

Ainsi, nous proposons dans une première partie de texte, l’état des lieux actuel de l’épidémie de COVID-19. Dans une deuxième partie, nous proposons le recueil des données modernes occidentales issues des instances de santé publique nationales et internationales. Dans la troisième partie du texte, nous proposons un recueil des dernières données rassemblées par les experts de la MTC en Chine, ainsi qu’une proposition de traitement en acupuncture de l’infection COVID-19.

L’ensemble de ces données s’appuie sur les dernières mises à jour du 01/03/2020.

PREMIERE PARTIE : ETAT DES LIEUX

Retour sur l’actualité :

Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  été informée par les autorités chinoises de plusieurs cas de pneumopathies d’allure virale et de cause inconnue, groupés dans la ville de Wuhan en Chine (région du Hubei). La grande majorité de ces cas avait un lien avec un marché d’animaux vivants de Wuhan.

Le 09/01/2020, les autorités sanitaires chinoises et l’OMS annoncent la découverte d’un nouveau coronavirus. D’abord appelé 2019-nCoV, il est ensuite officiellement nommé SARS-CoV-2.

Il est présenté comme l’agent responsable de ce nouveau genre de pneumonies : nouvelle maladie infectieuse respiratoire nommée COVID-19 (pour Corona Virus Disease).

Les coronavirus sont une grande famille de virus respiratoires qui peuvent entraîner des maladies allant du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Deux coronavirus ont entrainé des épidémies graves chez l’homme : le SARS-CoV responsable d’une épidémie mondiale de SRAS entre novembre 2012 et juillet 2013 et le MERS-CoV identifié pour la première fois au Moyen Orient en 2012 (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient). Le SARS-CoV-19 auquel nous sommes confrontés actuellement, est encore différent.

Dés le week-end du 11 et 12/01/2020, les autorités chinoises partagent la séquence complète du génome du coronavirus qu’ils ont détecté dans des échantillons prélevés sur leurs premiers patients.

En France, c’est dés le 29/02/2020 que le séquençage complet du génome viral est obtenu à l’Institut Pasteur à partir de prélèvements de cas français. Des comparaisons avec la vingtaine d’autres séquences présentes dans le monde peuvent ainsi démarrer.

Les séquences ainsi comparées montrent de très grandes similitudes entre elles, témoignant de l’absence de diversité dans les virus analysés. Les scientifiques concluent que le SARS-CoV-2 n’a pas eu besoin de muter pour s’adapter et se propager.

Evolution épidémiologique :

L’expansion du virus SARS-CoV-2 s’est fait progressivement en Chine et hors de Chine. Des cas sporadiques apparaissent peu à peu.

Le 30/01/2020, le directeur général de l’OMS estime que l’épidémie de COVID-19 constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Cela implique une coordination internationale des systèmes de santé et l’application du règlement sanitaire international (RSI) déployé dans ce cas là pour endiguer au maximum la circulation du virus aux frontières.

Au cours du we du 22 et 23/02/2020, la situation épidémique évolue au niveau mondial avec l’intensification soudaine des foyers en Corée du Sud, au Japon et à Singapour, ainsi qu’avec l’apparition de nouveaux foyers en Iran et en Italie d’extension plus rapide et plus meurtrière (8 décès sur 43 cas en Iran, 11 villes placées en quarantaine en quelques jours en Italie).

On assiste dès lors, à une diffusion sans lien épidémiologique clair tel que les antécédents de voyage ou séjour, ou les contacts avec un cas confirmé. Les infectiologues spécialisés évoquent le passage en transmission communautaire qui permet l’apparition de nouveaux foyers sans lien évident avec le foyer initial chinois.

Chaque jour en effet depuis, de nouveaux pays recensent des cas confirmés d’infections sans lien évident avec la Chine. C’est ainsi que des cas signalés au Liban et au Canada auraient le foyer iranien pour origine.

Quant au foyer infectieux autochtone en Italie, les spécialistes peinent à identifier le processus de contamination du « patient 1 » à l’origine de la propagation. L’hypothèse d’une transmission par des individus asymptomatiques est avancée par certains virologues mais non retenue pour l’instant par les autorités. L’OMS confirme l’apparition de chaînes de transmission à partir de cas non détectés et de différents modèles de transmissions en différents endroits du globe.

Le 28/02/2020, l’OMS porte à son plus haut degré le niveau de propagation mondial du SARS-CoV-2 et son risque d’impact. La définition de pandémie n’est cependant pas retenue en raison de la diffusion encore sporadique des cas au niveau mondial. Les stratégies d’endiguement peuvent encore s’avérer efficaces si elles sont bien menées.

Le directeur général de L’OMS précise que « la fenêtre de tir » d’endiguement se rétrécit.

La définition des zones à risque s’étend à d’autres pays que la Chine.

Au 29 février 2020 selon l’OMS, 85403 cas d’infections par le SARS-CoV-2 ont été confirmés dans le monde, dont 79394 en Chine et 6009 cas rapportés hors de Chine dans 53 pays différents. Les 5 continents sont touchés.

A ce jour, on dénombre 2838 décès en chine et 86 hors Chine.

En Europe, au 29/02/2020 toujours, 1119 cas d’infections par le SARS-CoV-2 ont été notifiés, dont 888 cas rapportés en Italie et 57cas rapportés en France par le ministère de la santé.

En France le 01/03/2020, les cas sont en augmentation : Santé publique France recense 130 cas de contamination confirmée au SARS-CoV-2. Parmi eux : 12 patient sont guéris, 2 sont décédés, 116 patients sont en cours d’hospitalisation pour des raisons d’isolement, 9 sont en situation clinique grave.

En terme de répartition, 72 font partie d’une chaîne de transmission ou d’un cluster, 35 reviennent de zones à risques à l’étranger où circulent le virus, 23 cas récents sont en cours d’investigation, 7 ont été détectés par le test systématique des pneumonies graves ou détresse respiratoire aigüe.

Douze régions ont rapporté des cas, et trois d’entre elles ont plus de 10 cas. Il s’agit de l’île de France, l’Auvergne, Rhône Alpes et les Hauts de France. Trois cas ont été également recensés à Saint Martin et Saint Barthélémy.

La stratégie de réponse sanitaire face à une épidémie comporte quatre stades. En France, la situation épidémique actuelle est passée au stade 2 le 28/02/2020 ; nous sommes dans ce que les autorités sanitaires appellent encore la stratégie d’endiguement de l’épidémie.

Cela signifie qu’il n’existe pas encore de circulation active du virus, mais des cas sporadiques pris en charge individuellement dans le cadre d’un parcours de soin sécurisé avec identification et sécurisation des contacts. Des clusters apparaissent et font l’objet de mesures de prises en charge spécifiques.

Origine du virus :

Les coronavirus sont une grande famille de virus couramment présents chez les chauves-souris et chez d’autres animaux. Dans de rares cas, ces virus infectent des êtres humains qui peuvent à leur tour propager l’infection. Ainsi, le SARS-CoV est associé aux civettes tandis que le MERS-CoV est transmis par les dromadaires.

L’origine du virus SARS-CoV-2 est-elle, encore hypothétique. Pour l’instant, les connaissances actuelles orientent également vers un réservoir animal. Sur les 41 premiers cas détectés à Wuhan, la plupart travaillaient dans le marché aux animaux vivants de la ville, ou l’avaient fréquemment visité, indiquant une probable contamination d’origine animale. Le marché a été fermé et désinfecté le 01/01/2020, mais la source d’infection n’a pas été formellement identifiée. L’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux) est donc privilégiée.

Même si le SARS-CoV-2 est très proche d’un virus détecté chez une chauve-souris (génome identique à 96%), l’animal à l’origine de la transmission à l’homme n’a pas encore été identifié avec certitude. Plusieurs publications suggèrent que le pangolin, petit mammifère consommé dans le sud de la Chine, pourrait être impliqué comme l’hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. En effet, la découverte de plusieurs lignées de coronavirus chez le pangolin (Manis javanica) et leur similarité avec le SARS-CoV-2 orientent vers cette hypothèse. Mais rien n’est encore confirmé.

 

Transmission :

La transmission interhumaine est confirmée le 27/01/2020 en Chine et dans d’autres pays hors Chine. Selon l’OMS, les données épidémiologiques à ce jour sont encore insuffisantes pour tirer des conclusions définitives quant au tableau clinique complet de la maladie, l’intensité de la transmission inter humaine et la source initiale de la flambée.

Le SARS-CoV-2 est transmis par des personnes porteuses du virus. La transmission se fait par le biais des gouttelettes respiratoires expulsées par le nez et la bouche lorsqu’une personne tousse ou éternue. La contamination se fait par projection ou par un contact direct manu porté (mains sur le nez, les yeux, la bouche). Les gouttelettes peuvent se retrouver sur des objets et surfaces autour de la personne affectée et se propager alors par contact indirect.

Le risque de contamination est considéré très faible au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme.

Au vu des données actuelles, la survie des coronavirus dans le milieu extérieur n’est que de quelques heures. Le virus est tué par les solutions hydro alcooliques, les savons et les températures > 56°.

Les zones à risque :

Selon les dernières données de Santé publique France et celles de l’OMS, la zone à risque initialement circonscrite à la région du Hubei en Chine est maintenant étendue aux différentes zones où circule activement le virus SARS-CoV-2 : Chine (Chine continentale, Hong-Kong, Macao), Singapour, Corée du Sud, régions de Lombardie, de Vénétie et d’Emilie-Romagne en Italie, Iran.

 

DEUXIEME PARTIE :

COVID-19 : APPROCHE EN MEDECINE GALENIQUE MODERNE :

Symptômes de la maladie COVID-19:

D’après les premiers éléments communiqués par les autorités chinoises pour les cas confirmés, les symptômes principaux sont la fièvre et des signes respiratoires de type toux, sensation d’oppression et/ou douleur thoracique avec parfois dyspnée et infiltrats pulmonaires bilatéraux sur les radiographies pulmonaires.

La durée d’incubation est estimée à 6 jours mais peut aller jusqu’à 14 jours.

Dans les cas les cas les plus graves, qui semblent concernés des personnes vulnérables (grand âge ou comorbidités), le patient peut développer un syndrome de détresse respiratoire aigüe, une insuffisance rénale aigüe voire une défaillance multi-viscérale entrainant le décès.

Les formes sévères affectent pour l’instant 13 à 17% des cas et la létalité est de 2 à 3% des cas déclarés en Chine.

Diagnostic :

Selon la définition donnée au 28/02/2020 par les autorités françaises, le diagnostic est évoqué :

1/ chez toute personne présentant une hyperthermie et des signes d’infection respiratoires, dés lors qu’elle a voyagé ou séjourné en Chine ou dans une zone à risque où circule le virus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.

Au cas par cas et après consultation de santé publique France, une exposition avérée ou potentielle à un évènement de type cluster (chaîne de transmission de taille importante) documenté hors de ces zones d’exposition à risque, pourra aussi être considéré.

2/ chez toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aigüe dans les 14 jours suivant l’une des expositions suivantes : contact étroit d’un cas confirmé de COVI-19 ; personne co-exposée, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (c’est à dire un voyage ou un séjour dans une zone d’exposition à risque) qu’un cas confirmé.

3/ chez toute personne présentant des signes de détresse respiratoire aigüe pouvant aller jusqu’au SDRA (syndrome de détresse respiratoire aigüe) dans un contexte possiblement viral et sans autre étiologie évidente d’emblée, même sans notion de voyage ou séjour dans une zone d’exposition à risque ou de contact étroit avec un cas confirmé de COVID-19.

Plusieurs définitions précises sont retenues :

Patient cas suspect : personne dont on considère qu’elle pourrait correspondre à la définition de cas ;

Patient cas possible : patient suspect qui, après évaluation et classement par un infectiologue référent, entre dans la définition de cas élaborés par Santé publique France ;

Patient cas confirmé : patient cas possible, symptomatique ou non, avec un prélèvement biologique confirmant la présence du SARS-CoV-2 ;

Personne co-exposée : personne exposée à la même source d’exposition virale que le cas possible ;

Personne contact : personne ayant été en contact avec un cas confirmé avec différents niveaux de risque : négligeable, faible et modéré / élevé.

En France, un test diagnostic spécifique développé par le Centre National de référence des virus des infections respiratoires de l’institut Pasteur est maintenant disponible dans de nombreux hôpitaux du territoire Français (138 établissements identifiés). Il permet de détecter le virus SARS-CoV-2 sur des prélèvements d’origine respiratoire.

Traitement en médecine conventionnelle occidentale :

Il n’y a pas  de traitement spécifique vis à vis de ce type d’infection au SARS-CoV-2 disponible en médecine occidentale.

Le traitement est donc symptomatique, en particulier pour la prise en charge des détresses vitales et la prise en charge des complications (surinfections bactériennes, etc.) ou des décompensations de pathologies préexistantes.

Pour l’instant, toute personne présentant une infection respiratoire aigüe (fièvre, toux, essoufflement) dans les 14 jours suivant un voyage ou un séjour dans une zone à risque doit être orientée vers le centre 15. Ce sont les médecins du 15 qui décident de la conduite à tenir et orientent les patients à risque vers les établissements hospitaliers spécifiques.

Recherches en médecine conventionnelle occidentale :

Le virus SARS-CoV-2 est désormais isolé et disponible pour la recherche.

En France, l’institut Pasteur fait partie des laboratoires référents de l’OMS pour le coronavirus.

Dès janvier, l’Institut a rapidement mis en place un groupe d’action et de recherche (Task force) qui se mobilise actuellement dans plusieurs domaines de recherche : la mise au point de sérologie, le développement de traitements spécifiques, la vaccination, la pathogénèse virale, l’épidémiologie et la modélisation (mise en place de stratégie de contrôle de l’épidémie).

Il n’existe actuellement pas de vaccin ou de traitement faisant l’objet d’une autorisation de mise sur le marché pour le COVID-19 mais des protocoles de recherche clinique sont en cours dans des cadres bien définis au niveau national associant les experts concernés.

Plus de 20 vaccins sont actuellement en cours de développement dans le monde.

TROISIEME PARTIE :

COVID-19 : APPROCHE EN MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE (MTC):

En parallèle aux travaux de recherches modernes, la Chine a également déployé de nombreux experts universitaires académiques spécialistes de MTC qui enquêtent sur le SARS-CoV-2 depuis les tous premiers cas d’infections détectés à Wuhan.

S’appuyant sur les théories ancestrales de la MTC couplées aux outils de diagnostic et de recherches modernes, ces travaux ont permis d’officialiser début février 2020 un traitement curatif spécifique de l’infection COVID-19 à base de pharmacopée traditionnelle chinoise. Le taux d’efficacité en pratique clinique s’élève à 90%.

La pharmacopée traditionnelle chinoise est utilisée en Europe et en France depuis des décennies. Les autorités de santé ont reconnu ces produits comme des plantes médicinales en 2004, autorisant leur commercialisation sous contrôle des autorités de surveillance des médicaments.

Plus de 6000 produits sont ainsi commercialisés et utilisés par les praticiens spécialisés en MTC sur le territoire français. Sur l’ensemble de ces produits utilisés en Chine depuis des millénaires et distribués aujourd’hui encore au sein des hôpitaux nationaux de Chine, une douzaine sont interdits à la commercialisation en Europe et en France.

Or, la formule de pharmacopée retenue efficace contre le SARS-CoV-2 contient l’un de ces produits interdits à la commercialisation en Europe.

En attendant un éventuel changement de législation qui pourrait être porté par l’urgence de la situation si l’infection par le SARS-CoV-2 venait à s’amplifier, il nous est apparu intéressant de proposer un traitement plus accessible de l’infection par l’acupuncture.

Ainsi, nous avons défini 5 stades d’évolution de l’infection avec pour chacun d’entre eux, un traitement spécifique que nous détaillons.

Traitement préventif du COVID-19 :

En l’absence de symptôme, sur les cas co-exposés et les cas contact.

  • Appliquer la moxibustion douce sur : He Gu (GI4) , Zhong Wan (RM12), Fei Shu (V13), Pi Shu (V20) et Da Zhui (DM14).

-  Pratiquer TAI JI TIAO QI GONG : le Qi  Gong des 6 sons.

Période De début : phase d’infection respiratoire :

L’énergie perverse toxique Vent/ froid/ humidité pénètre la couche défensive du corps par le nez et la bouche et perturbe l’énergie des poumons.

  • Appliquer l’acupuncture en dispersion sur les points : He Gu (GI4), Lie Que (P7), Tain Tu (RM22), Feng Chi (VB20) ;
  • Appliquer les ventouses sur : Da Zhui (DM14), Fei Shu (V13), Gan Shu (V18), Pi Shu (V20).
  • Pratiquer TAI JI TIAO QI GONG : le Qi Gong des 6 sons.

Période évoluée : phase de syndrome respiratoire aigu sévère :

L’énergie perverse se transforme en chaleur et rentre dans le Triple Réchauffeur supérieur et moyen. Les TAN chaleur obstruent les poumons et l’humidité bloque la Rate qui dysharmonise le Foie et la Rate.

  • Appliquer l’acupuncture en dispersions sur les points : He gu (GI4), Tai Yuan (P9), Kong Zui (P6), Chi Ze (P5), Feng Long (E40), Yin Ling Quan (Rt9) ;
  • Appliquer les ventouses sur : Zhong Fu (P1), Shan Zhong (RM17), Fei Shu (V13), Gan Shu (V18), Pi Shu (V20).
  • Associer la pharmacopée : QING FEI PAI DU TANG.

Période critique : phase de défaillance multi-viscérale

 

Il y a accumulation de l’eau, formation de TAN toxiques dans les Poumons, impuissance de l’énergie organique.

  • Saigner Shao Shang (P11), Yin Bai (RT1), Da Dun (F1) ;
  • Puncturer avec force Su Liao (DM25) ;
  • Appliquer la moxibustion sur : Shen Que (RM8), Shui Fen (RM9), Guan Yuan (RM4).
  • Associer la pharmacopée : SHENG MAI SAN.

Phase de convalescence :

Il y a faiblesse de l’énergie des Poumons, de la Rate et des Reins.

- Appliquer l’acupuncture en bonification sur les points : Zu San Li (E36), He Gu (GI4), Zhong Wan (RM12), Qi Hai (RM6)

 

Traitement curatif par la pharmacopée :

En chine, les recherches en pratique clinique déployées dans les hôpitaux universitaires et les travaux de laboratoires indépendants ont permis la mise au point d’une formule atteignant 90% d’efficacité de traitement.

Début février 2020, ce remède de pharmacopée traditionnelle chinoise est officiellement reconnu comme le traitement actuel le plus efficace du COVID-19.

Il se nomme : QING FEI PAI DU TANG.

Il contient :

Ma Huang - Herba Ephedrae  9g (introuvable en France)

Gan Cao (Zhi) - Radix Glycyrrhizae 6g

Xing Ren - Semen Armeniacae amarum 9g

Shi Gao (Sheng) - Gypsum 15-30g

Gui Zhi - Radix Cinnamomi 9g

Ze Xie - rhizoma Alismatis 9g

Zhu ling - Poliporus 9g

Bai Zhui - Rhizoma Atractylodis Macrocephalae 9g

Fu Ling - Poria Cocos 15g

Chai Hu - Radix Bupleuri 16g

Huang Qin - Radix scutellariae 6g

Ban Xia (Jiang) Rhizoma Pinelliae Preparatae 9g

Sheng Jiang - Rhizoma Zingiberis Recens 9g

Zi Wan - Radix Asteris 9g

Kong Dong Hua - Flos Farfarae (tussilage) 9g

She Gan - Rhizoma Belamcadae 9g

Xi Xin - Radix et Rhizoma Asari 6g

Shan Yao - Radix paeoniae Albae 12g

Zhi Shi -Fructus Aurantii Immaturus 6g

Chen Pi - Pericarpium Citri reticulata 6g

Huo Xiang - Herba Agastaches seu Pogostemi 9g

Préparation :

Faire bouillir 2g dans 20ml d’eau froide ;

Porter à ébullition et faire bouillir 2 minutes ;

Posologie:

Prendre 2g matin et 2 g soir.

Disponibilité en Europe et en France :

Sous 3 jours par voie postale.

L’analyse de ce remède de pharmacopée chinoise « Qing Fei Pai Du Tang » par la théorie de médecine traditionnelle chinoise montre que :

  • il chasse l’énergie perverse toxique ;
  • Il élimine l’humidité toxique ;
  • Il dissout les mucosités ;
  • Il dégage les poumons ;
  • Il régularise toutes les énergies organiques du corps.

Les travaux de laboratoire ont montré que cette formule de pharmacopée chinoise contient 948 molécules actives différentes. Ces molécules conjointes :`

  • peuvent empêcher le coronavirus de pénétrer les cellules humaines ;
  • inactivent la reproduction du virus ;
  • régularisent les actions immunitaires du corps ;
  • protègent les poumons et autres organes.

Un deuxième remède de pharmacopée chinoise est également reconnu pour avoir des effets concluants : il se nomme SHUANG HUANG KOU FU YE.

Il contient Jin Yin Hua - Flos Loniceare, Huang Qin - Radix Scutellariae et Lian Qiao - Fructus Forsythiae.

CONCLUSION :

Une course contre la montre s’est en effet engagée contre l’extension du SARS-CoV-2.

A la recherche moderne de pointe développée en médecine occidentale, il serait intéressant d’associer les données de la médecine traditionnelle chinoise.

Les savoirs faire ancestraux de la médecine chinoise ont toujours permis aux médecins chinois de s’adapter aux maladies de leur temps, enrichissant chaque fois davantage leur panel de connaissances et de traitement. Un corpus écrit théorique de plusieurs millénaires en témoigne encore aujourd’hui.

En un mois seulement de recherches menées de front dans plusieurs hôpitaux universitaires chinois, les experts spécialistes de cette médecine ancestrale ont pu mettre au point une stratégie thérapeutique de pointe, efficace contre le COVID-19..

Ces traitements efficaces nous sont accessibles et peuvent être facilement diffusés si nous le souhaitons. Il faudrait pour ce faire, qu’il soit entendu.

L’OMS reconnait ces deux médecines de façon séparée. Depuis cent ans, la Chine associe les deux médecines au cœur de ses hôpitaux avec des résultats étonnants. L’épidémie de COVID-19 pourrait permettre en occident une coopération inédite entre ces deux systèmes aux concepts très opposés.

Tout est possible ; la meilleur évolution possible comme la pire.

La médecine occidentale avance en essayant d’aller plus vite que le virus : développer un vaccin qui nous en prémunisse, des stratégies qui le freinent.

La médecine traditionnelle chinoise a recours à des savoirs ancestraux pour mieux comprendre le cœur de l’infection et proposer un traitement efficace.

Deux savoirs opposés, deux approches complémentaires qui pourraient s’intégrer parfaitement.

   Pr. WANG De Feng               Directrice de l’Académie Wang de Médecine Traditionnelle Chinoise

   Dr. Meyer Magali

 

 

 

 CORONAVIRUS (2019-nCoV) identifié en Chine en décembre 2019 : symptômes, transmission, traitement

Source du Coronavirus : le marché d'animaux sauvages de WU HAN.
Contamination : Les coronavirus se transmettent d'homme à homme lors de contacts rapprochés (se toucher ou se serrer la main par exemple) et par voie aérienne en toussant ou en éternuant. Toucher un objet ou une surface avec le virus dessus, puis toucher la bouche, le nez ou les yeux avant de se laver les mains peut aussi transmettre le coronavirus. L'épidémie de Sras en 2003, le coronavirus responsable résultait d'une adaptation d'un coronavirus initialement présent chez la chauve-souris à un petit carnivore (la civette palmiste masquée, consommée en Chine) dans un premier temps, puis à l'espèce humaine.


Symptômes principaux: fièvre, courbatures, maux de tête, gorge douloureuse, toux, fatigue, difficulté respiratoire...
En médecine chinoise, il s'agit d'”humidité toxique” qui attaque le système respiratoire.
Quelques conseils de prévention : éviter le contact avec les personnes à risque, éviter de s'embrasser, si nécessaire porter le masque, se laver les mains avec eau et savon pendant 20 secondes, ou avec une solution hydro-alcoolique si le lavage au savon n'est pas possible.

En prévention on peut utiliser la pharmacopée chinoise :
Ban lan gen 15g
Huang qi 15g
Jie geng 8g
Chai hu 8g
Bei sha shen 9g
Zhi mu 9g
Lian qiao 12g
板兰根15,生黄芪9克,柴胡8g,北沙参9克,知母9克,连翘12克,桔梗6克。

Pour le traitement par la pharmacopée chinoise, il faut choisir les formules qui peuvent éliminer l'humidité toxique :
- ma xing yi gan tang
- sheng jiang san
- da yuan yin
- huo xiang zheng qi san
- lian qiao san
- hou bu xia ling tang
麻杏薏甘汤、升降散、达原饮、厚朴夏苓汤、藿香正气散、银翘散,

Pr WANG Defeng

Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter rapidement un médecin en cas de fièvre au retour d’un voyage ou au contact d'une personne de retour d'un voyage.

 

16e CONGRES INTERNATIONNAL DE MEDECINE TRATIONNELLE CHINOISE A BUDAPEST

WANG DE FENG Y A PRESENTE LA CONFERENCE "RECHERCHES CLINIQUES POUR LE TRAITEMENT DES TENDINOPATHIES CALCIFIANTES PAR ACUPUNCTURE METHODE "CHAUDE".

Wang Defeng à la tribune du 16e congrés internationnal de MTC à Budapest   Budapest Nov2019Wang de Feng avec le Dr Li Zhenji, Vice-président et fondateur de la  la Fédération Mondiale de MTC (WFCMS), au centre.

 

Budapest Nov 2019

 

 

 

 

 

 

WANG DE FENG ELUE VICE-PRESIDENTE A LA COMMISSION SUR LA DOULEUR DE LA FEDERATION MONDIALE DE MTC (WFCMS)

Election de Wang Defeng Vice présidente de la commission Douleur à la WFCMS

Les 2 et 3 novembre 2019 la commission sur la douleur ( sous l'égide de la  fédération mondiale de MTC ) a organisé le 6ème  congrès  à ANYANG (ancienne capitale de Chine ). Pendant ces deux jours de congrés, il y a  eu plus de 20 conférences et des expositions qui présentent les dernières recherches sur le sujet. L'Académie Wang de MTC a envoyé une lettre de félicitation qui a été lue le 1er jour de congrés.

Notre directrice, le Pr. WANG De Feng a été  élue vice présidente de la commission sur la douleur.

Déjà une trentaine de nos anciens élèves font partie de cette commission.

 

STAGE D’ETE A DONG ZHI MEN 1er HOPITAL DE MTC DE BEIJING

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Le CHU attaché au 1e hôpital de MTC de Beijing a reçu nos élèves grâce à la notoriété de WANG Defeng, directrice de l’Académie Wang de MTC et médecin diplômée en MTC de la faculté de Beijing. Elle a été ancien interne et praticien de cet hôpital. Rares sont les étudiants étrangers accueillis dans cet établissement où travaillent les meilleurs praticiens de MTC de Chine.

ConsultationR

L’hôpital a proposé un programme sur mesure adapté à nos élèves pour ces 2 semaines de stages.

Ils ont pu consolider leur pratique d’acupuncture, de tuina, et s’entrainer au bian zheng (diagnostic différentiel de la MTC) à travers de nombreuses consultations.

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Ils ont été accueillis dans les services de Cardiologie, respiratoire, digestif, endocrinologie, cancérologie,  dermatologie, maladies sanguines, et les services jour d’acupuncture et de tuina.

Avec un programme spécifiquement adapté à nos élèves, les professeurs ont tenu à remarquer l’excellent niveau de nos étudiants.

CérémonieFinale

 

VisiteVillageEauBeiGuShuiZhenR

Dès l’an prochain, l’académie WANG de MTC fera venir des professeurs de l’académie de MTC de Beijing.

Nos élèves vont encore pouvoir améliorer leur pratique clinique lors du stage d’été à Espalion.

 

 

 

 

RENCONTRES CET ETE AVEC LE PROFESSEUR LI ZHENJI FONDATEUR ET VICE-PRESIDENT DE LA WORLD FEDERATION OF CHINESE MEDICINE SOCIETIES.

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 Nous avons été accueillis par Li Zhenji, Vice-président et fondateur de la WFCMS (World Federation of Chinese Medicine Societies) et la vice-secrétaire générale de la WFCMS.
Nous avons discuté afin de coopérer dans plusieurs domaines de la MTC, en particulier sur la possibilité de permettre à nos étudiants de se présenter à l'examen international organisé par la WFCMS, qui a été refondu en 2016.
En parallèle, la WFCMS serait disposée à terme à apposer son accréditation à nos formations.
La reconnaissance de la WFCMS au niveau mondial (par l'OMS, l'UNESCO) pourrait représenter une aide précieuse à la reconnaissance officielle des formations à la MTC de nos étudiants en France.
La WFCMS est disposée à peser de tout son poids pour nous soutenir dans nos efforts pour la reconnaissance de la MTC en France.
D'ores et déjà l'Académie Wang de MTC prépare la mise en forme de l'examen international pour nos élèves qui souhaiteront le passer.

 

 

ENRICHISSEMENT DU CONTENU PEDAGOGIQUE DE NOTRE FORMATION :

Comme chaque année, le contenu de notre formation évolue, pour l'année scolaire qui va débuter à la mi-octobre il y aura encore des nouveautés afin d'améliorer encore la formation des étudiants.

COURS SUR LES FORMULES DE PHARMACOPEE CHINOISE niveau avancé.

COURS D'ACUPUNCTURE CRANIENNE PAR WANG DEFENG

COURS ANATOMIE PHYSIOLOGIE (ECH)

EXTENSION DE LA PRATIQUE CLINIQUE EN CABINET

Les détails sont donnés sur l'espace réservé à nos membres.

 

LE STAGE D'ETE A HOSSEGOR 2018 a eu lieu du 17 au 19 aout.

Atelier pratique avec Wang Defeng.

AcuR

1h de Qigong tous les jours pour tout le monde.

QiGong1R

 

 

 

PORTES OUVERTES

Il n'y a pas à l'Académie d'opération "Journée portes ouvertes".

Sur simple demande vous pourrez suivre un cours sur une demi journée et voir en grandeur nature notre travail.

 

 

 

NOMINATION DE WANG DE FENG, DIRECTRICE DE L'ACADEMIE WANG DE MTC, AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA WFCMS (World Federation of Chinese Medicine Societies).

Fédération basée à Beijing qui se consacre à la promotion et au développement de la MTC à travers le monde.

Association à but non lucratif composée de bénévoles, spécialistes de haut niveau en MTC.

 

 

LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR EN MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

Ce livre de WANG De Feng apporte la précieuse réponse de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) à la demande universelle de soulagement de la douleur. WANG De Feng est diplômée de l’Université de MTC de Pékin et titulaire du diplôme de recherches en MTC de l’Académie de recherches de médecine de Pékin.

Elle a exercé à l’hôpital de Pékin et, à compter de 1988, en Chine et au Pakistan. Elle offre dans ce livre le précieux fruit de ses longues années d’expérience.

PRÉFACES DE L'OUVRAGE

couverture de l'ouvrage : le traitement de la douleur en médecine traditionnelle chinoise
 
 
 

 Allie une présentation théorique de la douleur en MTC et une étude clinique, fouillée, précise, pratique et détaillée de pathologies douloureuses de la tête aux pieds, associant la présentation occidentale des maladies et la nomenclature chinoise des maladies. Il révèle notamment les trois techniques pour lever l’obstruction, cause majeure de la douleur : par la chaleur en utilisant l’aiguille chaude et l’aiguille de feu ; par le saignement en utilisant l’aiguille triangulaire, l’aiguille « fleur de prunier » et l’aiguille associée à la pose de ventouses ; par la tonification en utilisant l’aiguille fine et la pharmacopée chinoise. Toutes les méthodes thérapeutiques de MTC sont utilisées : la pharmacopée chinoise, l’acupuncture avec ses diverses sortes d’aiguille, la moxibustion, l’auriculothérapie, les ventouses, le gua sha et le tui na an mo (massage) ainsi que le qi gong, pour traiter trente-quatre pathologies douloureuses (correspondant à quatre-vingt-cinq maladies en médecine occidentale) couramment rencontrées et répondant bien à un traitement de MTC. Cet ouvrage est une somme unique de connaissances et d’expérience clinique, indispensable à tous ceux dont le quotidien est de tenter de soulager ceux qui souffrent par d’autres moyens, complémentaires à ceux de l’allopathie.

Lien chez l'éditeur.

 

 

 

 

 

 

 STAGE D'ETE A HOSSEGOR été 2017

Au programme, pratique  clinique en Tui Na , acupuncture, consultations, Qi Cong.

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STAGE D'ETE A HOSSEGOR été 2016:

Au programme : pratique Tuina, Acupuncture, consultations, QiGong.

 

 


 

 


STAGE CLINIQUE EN CHINE :

1er jour du stage clinique.
Le groupe China2015.

 

Le stage s’est déroulé à l’hôpital DongZhiMen, 1er hôpital de MTC attaché à la faculté de MTC de Beijing.

Le groupe d’élèves de 2ème, 3ème, 4ème et 5ème année a pu profiter de l’expérience des meilleurs médecins de MTC de Chine qui travaillent dans cet hôpital.

Ils ont pu se familiariser avec la pratique clinique de la MTC à l’hôpital de jour en Tuina (consultations, techniques et manipulations) et Acupuncture (consultations, techniques et manipulations), ainsi qu’en médecine interne dans les différents services tels que dermatologie, cardiologie, respiratoire, digestif, urologie, neurologie, endocrinologie, hématologie et cancérologie, gériatrie.

A l'hopital de jour en acupuncture, avec le professeur Tan. Wang DeFeng est interprète.

 

Dans ces différents services, les étudiants ont mis en pratique consultations, Bian Zheng (bilan énergétique de MTC) et prescriptions de pharmacopée chinoise.

Dans les studios de CCTV-F, la télévision chinoise en langue française.
A droite le Dr Catherine Bollon élève à l'Académie, à coté de WANG DeFeng.

La télévision chinoise en langue française a effectué un reportage sur la MTC et sur l'Académie Wang à DongZhiMen dont la 1ère partie a été diffusée sur CCTV-F le 12 septembre.

La seconde partie a été diffusée sur CCTV-F le 31 octobre .

 


 

 

Liens :

Fédération Mondiale de MTC  (WFMS)

Laboratoires-jz.fr : Pharmacopée traditionnelle chinoise à Strasbourg.

 

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