L’association UNI-MTC, présidée par le Pr Wang, continue sa série de conférences franco-chinoises avec un nouveau sujet passionnant: Les traitements de l’infertilité en MTC.
À l’heure où les problématiques de fertilité concernent un nombre croissant de couples, l’infertilité s’impose aujourd’hui comme un véritable enjeu de santé publique. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), près d’une personne sur six en âge de procréer dans le monde aura des problèmes d’infertilité au cours de sa vie, soit environ 17,5 % de la population adulte.
Face à cette réalité, quel rôle peut jouer la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) ? Quelles solutions peut-elle offrir ?
Rendez vous ce lundi 11 mai à 20H sur Zoom avec le Pr Shulan TANG pour le découvrir.
A. CONTEXTE GÉNÉRAL: QUAND L’OBÉSITÉ CROISE LE DIABÈTE
En médecine occidentale, le surpoids se définit par un IMC supérieur à 25 et l’obésité au-delà de 30, avec un risque accru de complications cardiovasculaires, métaboliques et psychologiques. Le diabète de type 2, quant à lui, est une maladie chronique liée à l’insulino-résistance et à un déficit progressif en insuline. Le constat clinique montre que l’obésité et le diabète de type 2, véritables fléaux de santé publique, sont souvent intimement liés. En effet, ces deux pathologies se nourrissent l’une l’autre : le tissu adipeux excédentaire favorise l’inflammation et la résistance à l’insuline, tandis que l’hyperglycémie chronique aggrave les déséquilibres métaboliques. On parle aussi de « diabésité ».
Si l’IMC et le tour de taille constituent les principaux indicateurs associés à ces maladies métaboliques, ce sont les habitudes de vie qui déterminent en grande partie l’évolution de ces dernières.
B. LA GRAISSE ABDOMINALE : UN ORGANE ENDOCRINIEN RESPONSABLE DE L’INFLAMMATION ET DES MALADIES MÉTABOLIQUES
La graisse localisée dans la cavité abdominale, autour des organes (foie, pancréas, intestin) est différente de la graisse sous-cutanée (cuisses, hanches), qui est plus stable et parfois protectrice.
L’adiposité viscérale n’est pas seulement un excès de graisse mais c’est un organe métaboliquement actif : elle sécrète hormones et médiateurs (adipokines, cytokines).
Les principales conséquences métaboliques de l’adiposité viscérale :
1. Insulinorésistance
Les graisses viscérales libèrent des acides gras libres en excès.
Ces lipides s’accumulent dans le foie et les muscles → perturbent l’action de l’insuline.
Résultat : résistance à l’insuline, hyperglycémie et hyperinsulinémie.
2. Altération des cellules β pancréatiques
Les dépôts graisseux atteignent le pancréas (lipotoxicité).
Cela réduit la capacité des cellules β à produire de l’insuline.
3. Inflammation chronique
Le tissu adipeux viscéral devient infiltré par des macrophages → sécrétion de cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IL-6).
Cette inflammation de bas grade entretient la résistance à l’insuline.
4. Dyslipidémie
Baisse de l’adiponectine (hormone protectrice).
Hausse des triglycérides, baisse du HDL.
Risque d’athérosclérose.
5. Stéatose du foie
Le foie est le premier organe atteint par l’excès de graisses.
Cela favorise la NASH (stéato-hépatite non alcoolique)
C. ÉCLAIRAGE DE LA MTC
En MTC, elle correspond au Tan et à l’humidité-chaleur, qui bloquent la Rate et le Foie, puis évoluent vers les stases de Sang responsables des complications.
II. LES SYNDROMES DE LA DIABÉSITÉ EN MTC
A. VIDE DE QI DE LA RATE
Tout commence par une faiblesse de la Rate, organe central de la digestion et de la transformation des aliments. Lorsque son Qi s’affaiblit, les aliments sont mal assimilés et une humidité interne s’installe. Le corps devient lourd, fatigué, et la prise de poids s’amorce. En parallèle, le métabolisme du sucre se dérègle : c’est la phase silencieuse du pré-diabète.
B. HUMIDITÉ ET MUCOSITÉS
Lorsque l’humidité stagne, elle se condense en mucosités (Tan). Le surpoids devient plus marqué, souvent abdominal, avec sensation de lourdeur et langue pâteuse. Le diabète progresse aussi : la glycémie fluctue, la régulation devient plus difficile. En médecine occidental, on parle déjà d’inflammation de bas grade et de résistance à l’insuline.
C. HUMIDITÉ CHALEUR
Avec le temps, cette humidité se transforme en chaleur interne. C’est la phase d’humidité-chaleur, pivot de l’évolution commune. L’obésité prend alors la forme viscérale, associée à transpiration abondante, irritabilité et troubles digestifs. Le diabète s’exprime pleinement : soif intense, faim excessive, urines abondantes. Apparaissent alors le syndrome métabolique et le diabète de type 2.
D. LE VIDE DE YIN
Les liquides nourriciers du corps s’épuisent. Le vide de Yin se manifeste par une soif persistante, une chaleur interne avec polyurie, des insomnies et parfois un amaigrissement paradoxal malgré un appétit vorace. Cela correspond à un diabète mal équilibré ou une phase où l’hyperglycémie chronique consume les tissus. Chez certains obèses, ce vide de Yin se traduit par un déséquilibre interne qui entretient l’inflammation et les troubles métaboliques.
E. LE VIDE DE YANG
À l’opposé, certains patients voient leurs forces vitales s’affaiblir jusqu’à un vide de Yang. Le corps se refroidit, le métabolisme ralentit, les liquides stagnent. L’obésité devient chronique, avec œdèmes, frilosité et grande fatigue. Chez le diabétique, ce vide de Yang se traduit par un effondrement énergétique, une perte de vitalité et un risque accru de complications rénales et circulatoires.
F. LES STASES DE SANG
Enfin, la circulation du Qi et du Sang se bloque, donnant naissance aux stases de Sang. C’est le stade des complications : athérosclérose, infarctus, AVC, rétinopathie ou encore pied diabétique. Ici, les trajectoires de l’obésité et du diabète convergent totalement, car toutes deux aboutissent aux mêmes atteintes cardiovasculaires et circulatoires.
Comprendre cette progression, c’est comprendre pourquoi ces deux maladies doivent être prévenues et traitées ensemble, en agissant tôt sur le terrain : renforcer la Rate, éliminer l’humidité, et restaurer l’équilibre énergétique avant que n’apparaissent chaleur et complications.
Ainsi, le surpoids et le diabète ne sont pas de simples excès caloriques, mais l’expression de déséquilibres entre Yin/Yang, Qi/Sang et liquides organiques (Jin-Ye) dont la racine est souvent un vide de rate.
III. LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE EN DIÉTÉTIQUE CHINOISE
A. LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA DIÉTÉTIQUE CHINOISE
Une approche individualisée
Chaque patient est unique. La diététique chinoise ne propose pas de régime standardisé, mais une alimentation adaptée à la constitution, à l’âge, à la saison et au syndrome énergétique. La stratégie thérapeutique demande donc une bonne connaissance de la théorie fondamentale et du diagnostic selon la MTC.
A l’instar de la pharmacopée, la diététique chinoise construit ainsi des repas comme une prescription dont le choix des aliments répondent à la volonté d’équilibrer les désordres énergétiques propre à chaque « individu ».
Le choix des aliments doit répondre à un syndrome selon les 8 principes, Zang-Fu, Qi-Xue-Jin-Ye, etc
Quelle est la racine (ben) de la maladie ?
Quelle est la branche (biao) à soulager ?
Quelle action prioritaire : disperser, tonifier, réchauffer, clarifier, nourrir, faire circuler ?
Quels méridiens cible ?
Les plats sont préparés avec une hiérarchie des aliments
Le groupe Empereur qui traite la racine de la maladie
Le groupe Ministre qui traite les branches
Le groupe Assistant qui modère les effets des 2 premiers et harmonise le plat
Le groupe Messager qui dirige l’action des aliments vers une zone ou méridien cible
Les plats doivent tendre vers un équilibre YIN/YANG en tenant compte de:
au moment de la journée
aux saisons et conditions climatiques
des intolérances ou allergies
des préférences et cultures culinaires
âge et période de la vie
l’évolution de la pathologie
Utiliser des cuissons qui conservent le Jing des aliments :
Wok, cuisson basse température ( vapeur, mijotés)
Action progressive
La diététique énergétique mise moins sur l’effet thérapeutique à court terme que sur l’effet itératif de action thérapeutique qui trouve une remarquable efficacité dans le temps à condition que le plaisir de manger reste une priorité.
Aucune diététique thérapeutique ne sera maintenue à long terme si elle n’intègre pas le plaisir dans ses principes.
Réconcilier santé et gastronomie :
On valorise les couleurs, odeurs, textures autant que les saveurs. Tout ce qui peut être des stimulations sensorielles font partie intégrante de la diététique thérapeutique.
Les stimulations sensorielles – vision, odorat, goût et texture – jouent un rôle déterminant dans la régulation de l’appétit. La vue et les odeurs des aliments activent les circuits cérébraux de récompense et préparent la digestion en stimulant salivation et sécrétions gastriques. Le goût et l’équilibre des saveurs influencent directement la satiété : le sucré stimule l’appétit, l’amer le freine, l’acide éveille les papilles, tandis que la mastication et la texture des aliments modulent la vitesse d’ingestion et donc les signaux de satiété. En biomédecine, ces perceptions agissent via l’hypothalamus et les hormones de la faim (ghréline, leptine, GLP-1), tandis qu’en MTC elles reflètent l’harmonie des cinq saveurs et leur action régulatrice sur les organes. Une expérience sensorielle équilibrée favorise ainsi une alimentation plus consciente et une meilleure régulation métabolique.
L’exemple des 5 saveurs en MTC
L’acide → astringent, retient les liquides.
L’amer → purge, assèche, clarifie chaleur et humidité.
Le doux → tonifie, harmonise, relâche.
Le piquant → disperse, fait circuler, chasse pathogènes externes.
Le salé → ramollie purge, humidifie
B. LES PRINCIPES DE TRAITEMENT
Tonifier la rate et transformer l’humidité
faciliter fonction de transport et transformation des aliments
Drainer l’humidité, dissoudre les TAN
Mobiliser le Qi et dissiper les stagnations
faire circuler le Qi du Foie
Nourrir le Yin en cas de vide
Éviter les compulsions et blocages
Réchauffer Yang de Rate +/- Reins: Obésité chronique qui tend vers le froid interne, fatigue et œdèmes
Nourrir le Yin en cas de Vide
Calmer chaleur interne pour calmer l’inflammation
Calmer faim, soif agitation
Activer le sang et éliminer les stases: prévenir et traiter les complications
Réguler l’esprit (Shen)
Harmoniser le Cœur
Calmer le Shen pour soulager les émotions, stress et frustration
IV. EXEMPLE DE CAS CLINIQUE : DIABÈTE ET OBÉSITÉ PAR VIDE DE QI DE RATE ET REINS AVEC ACCUMULATION D’ HUMIDITÉ CHALEUR
A. PHYSIOPATHOLOGIE
Vide de Qi de la Rate
La Rate est trop faible pour transformer et transporter les liquides.
Cela entraîne une accumulation d’humidité interne, base de l’obésité.
Symptômes : lourdeur, fatigue digestive, prise de poids progressive.
Vide de Qi/Yang des Reins
Les Reins, racine du Yang, ne soutiennent plus la Rate et n’assurent plus la gestion des liquides.
La stagnation des liquides s’aggrave, consolidant l’humidité.
Symptômes : fatigue profonde, bas du dos et genoux lourds, tendance aux œdèmes.
Rôle du Foie : stagnation du Qi évolue vers la chaleur du Foie
Le stress, la frustration et les contrariétés bloquent la circulation du Qi du Foie.
La stagnation du Qi se transforme facilement en chaleur, qui vient s’associer à l’humidité déjà présente et donne le tableau typique d’humidité-chaleur.
Symptômes : obésité abdominale, sensation de lourdeur et de chaleur, irritabilité, transpiration, soif, langue rouge avec enduit jaune-épais.
Association Vide + Plénitude
Vide : Rate et Reins trop faibles → incapacité à transformer les liquides.
Plénitude : Humidité transformée en chaleur, aggravée par le stress (Foie).
L’obésité et le diabète de type 2 résultent de cette dynamique mixte..
Si la situation perdure, le Vide des Reins s’aggrave, la chaleur interne consume les liquides (Vide de Yin), et la circulation se bloque (Stases de Sang).
B. STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
1. Principes thérapeutiques
Tonifier Qi de la Rate et du Rein.
Assécher l’humidité, clarifier la chaleur.
Harmoniser la digestion, favoriser l’élimination des liquides.
Sésame noir → nourrit Yin et Sang, tonifie Reins, équilibre le plat.
Messagers
Ciboulette → guide vers Estomac et Foie, harmonise digestion.
Citron (zeste) → clarifie chaleur du Foie, mobilise Qi et réduit stagnations émotionnelles.
Gingembre → harmonise digestion, soutient légèrement la Rate.
Fonction thérapeutique globale
Tonifie les Reins (crevettes, sésame noir).
Renforce la Rate et soutient la digestion (soba, germes de soja).
Élimine humidité et clarifie chaleur (bambou, germes de soja, citron).
Mobilise Qi du Foie, réduit stagnation émotionnelle (poireaux, ciboulette, citron).
Harmonise digestion et circulation (gingembre, cuisson légère).
Plat indiqué pour: obésité + diabète liés au Vide de Qi Rate/Reins, avec Humidité-Chaleur sur un terrain de stagnation qi du foie.
V. L’ÉPIGÉNÉTIQUE : QUAND LA SCIENCE DES PREUVES CONVERGE VERS LA MÉDECINE TRADITIONNELLE
L’alimentation à elle seule est souvent insuffisante pour accompagner les patients souffrant de diabète et obésité. C’est l’hygiène de vie en générale qu’il faut repenser pour avoir une réelle efficacité sur le traitement des maladies métaboliques. On parle alors d’épigénétique qui est l’expression de nos gènes induite par le comportement humain dans un contexte environnemental donné.
Les piliers épigénétiques sont :
Alimentation,
Activité physique,
Sommeil/rythmes,
Stress/émotions,
Expositions environnementales,
Microbiote intestinal.
A. MICROBIOTE ET LA DYSBIOSE
1. Microbiote intestinal
C’est l’ensemble des micro-organismes (100 000 Milliards de bactéries, champignons, virus…) vivant dans l’intestin qui est considéré aujourd’hui comme un organe à part entière dont les fonction sont:
Digestion et fermentation: aide à la digestion des fibres, produit des acides gras à chaîne courte (AGCC) comme le butyrate → anti-inflammatoires, nourrissent les cellules intestinales
Métabolique: régulateur de l’absorption des sucres et graisses, module appétit
Immunitaire: renforce la barrière intestinale et module la réponse immunitaire
Neurotransmission: Améliore la communication cellulaire, module axe cerveau-intestin
2. Dysbiose = déséquilibre du microbiote
La dysbiose intestinale se caractérise par plusieurs altérations majeures :
Une perte de diversité bactérienne, où certaines familles microbiennes deviennent dominantes tandis que d’autres disparaissent, réduisant la résilience de l’écosystème intestinal.
Une altération des fonctions métaboliques du microbiome, avec une diminution des espèces protectrices telles que Akkermansia muciniphila ou Faecalibacterium prausnitzii, parallèlement à une prolifération de bactéries à potentiel pro-inflammatoire.
Une fragilisation de la barrière intestinale, qui se traduit par une hyperperméabilité de la muqueuse et permet le passage de fragments bactériens, notamment les lipopolysaccharides (LPS), vers la circulation sanguine.
3. Conséquences de la dysbiose
La dysbiose intestinale contribue directement à l’émergence et à la progression de la diabésité par plusieurs mécanismes physiopathologiques.
Elle induit une inflammation chronique de bas grade, conséquence d’une activation immunitaire permanente, qui entretient l’obésité viscérale, la résistance à l’insuline et favorise le développement du diabète de type 2.
Elle entraîne un métabolisme perturbé, caractérisé par
Une optimisation de la récupération calorique même à partir d’aliments considérés comme « pauvres en énergie » pour l’hôte; ce qui se traduit par une balance énergétique positive malgré un apport alimentaire parfois normal.
Une diminution de la production d’acides gras à chaîne courte (AGCC) tels que le butyrate, privant ainsi l’organisme de leur effet protecteur anti-inflammatoire,
Une altération des hormones de satiété (GLP-1, PYY), qui accroît l’appétit et dérègle la régulation énergétique.
Enfin, elle favorise l’apparition de complications métaboliques, telles que l’aggravation du risque cardiovasculaire, la stéatose hépatique et l’installation d’un véritable syndrome métabolique.
Convergence avec la MTC
En médecine traditionnelle chinoise, la dysbiose intestinale correspond à un Vide de Qi de la Rate et de l’Estomac, c’est-à-dire une incapacité à transformer et transporter correctement les aliments. Cette faiblesse fonctionnelle entraîne une accumulation d’humidité, qui, en stagnation, se transforme en humidité-chaleur : fermentation, lourdeur, surcharge digestive, chaleur interne. Dans le langage médical, ce tableau correspond à l’inflammation chronique de bas grade liée à l’obésité viscérale.
La notion moderne de microbiome perturbé peut être rapprochée de celle de potentiel digestif affaibli en MTC. Le microbiome est le savoir faire des micro-organismes qui constituent le microbiote. Dans la science nutritionnelle, un microbiome altéré signifie que les fonctions métaboliques des bactéries intestinales sont compromises : baisse de production d’acides gras protecteurs (comme le butyrate), dérèglement hormonal (GLP-1, PYY) et surproduction de métabolites pro-inflammatoires. En MTC, cela se traduit par un affaiblissement de la capacité transformante de la Rate/Estomac, qui ne parviennent plus à extraire et distribuer l’essence nutritive des aliments, entraînant humidité, Tan et désordres énergétiques.
Ainsi, la prise de poids et le diabète apparaissent dans les deux systèmes comme la conséquence d’un terrain digestif déséquilibré et d’un potentiel métabolique affaibli. Là où la médecine moderne parle de dysbiose et dysfonction du microbiome, la MTC décrit un Vide de Rate/Estomac évoluant vers humidité-chaleur. Il s’agit donc de deux langages différents qui expriment la même réalité : un système digestif qui a perdu sa capacité optimale de transformation devient le point de départ de la diabésité.
B. L’ACTIVITÉ PHYSIQUE
En MTC, l’activité physique est vue comme un outil de prévention et de traitement car elle :
fait circuler Qi et Sang,
renforce Rate/Estomac (digestion, métabolisme),
soutient les Reins et préserve le Jing,
libère le Foie (stress, émotions),
maintient l’équilibre Yin-Yang.
Exactement comme la médecine moderne, la MTC souligne que l’exercice régulier, adapté et modéré est protecteur contre l’obésité, le diabète et les complications cardiovasculaires.
C. LE SOMMEIL
Un sommeil réparateur peut être considéré comme une véritable thérapie silencieuse. En médecine conventionnelle, il participe à la régulation hormonale en équilibrant les hormones de la faim (leptine et ghréline), ce qui diminue l’appétit nocturne et prévient les excès alimentaires. Il améliore également la sensibilité à l’insuline, favorisant une meilleure utilisation du glucose par les cellules, et contribue à réduire l’inflammation chronique de bas grade, mécanisme central dans l’obésité viscérale et le diabète de type 2.
En médecine traditionnelle chinoise, le sommeil est perçu comme un moment privilégié où l’organisme se régénère : il permet au Yin de se reconstituer, au Qi et au Sang de se restaurer et à l’Esprit de s’apaiser. Un repos de qualité prévient ainsi les désordres énergétiques, notamment la transformation de l’humidité accumulée en chaleur pathologique, processus souvent impliqué dans la diabésité.
Ainsi, dans la prise en charge de la diabésité, la qualité du sommeil doit être envisagée au même titre que l’alimentation équilibrée et l’activité physique régulière : comme une clé thérapeutique majeure pour restaurer l’harmonie métabolique et énergétique.
D. STRESS / ÉMOTIONS
Le stress et les émotions agissent comme des déclencheurs et amplificateurs de la diabésité via le cortisol, hypoglycémie, inflammation et obésité viscérale. En MTC, via stagnation du Qi du Foie, humidité-chaleur et perturbation du Shen. Les deux approches convergent pour dire que la gestion du stress (relaxation, activité physique douce, méditation, Qi Gong, respiration) est une clé thérapeutique majeure dans la prévention et la prise en charge de la diabésité.
E. EXPOSITIONS ENVIRONNEMENTALES
L’environnement, qu’il s’agisse du climat, de la pollution ou des conditions de vie, est considéré comme un ensemble de facteurs pathogènes externes (Liu Yin 六淫). Ces influences – froid, chaleur, humidité, sécheresse, vent ou feu – lorsqu’elles pénètrent de manière excessive, troublent l’équilibre du corps et ouvrent la voie à la maladie.
Dans le contexte actuel d’environnement moderne pollué, la chaleur et l’humidité externes, qu’elles proviennent de l’air, du climat ou des toxiques alimentaires, viennent aggraver l’humidité interne. Cette surcharge bloque la fonction de la Rate et de l’Estomac, entraînant la formation de Tan et l’installation d’un état d’humidité-chaleur, directement impliqué dans l’obésité et le diabète.
De plus, la lumière artificielle et le bruit nocturne perturbent le Shen (Esprit) et la régulation du Foie, empêchant le repos du Yin. Ces déséquilibres se traduisent par insomnie, agitation et dérèglement de l’horloge interne, ce qui accentue encore les troubles métaboliques.
Ainsi, en MTC, l’exposition environnementale fragilise le terrain interne : elle surcharge la Rate et les Reins, et trouble le Shen, contribuant à l’apparition et à l’aggravation de la diabésité.
CONCLUSION
La diabésité, résultant de l’association étroite entre obésité et diabète de type 2, illustre parfaitement la complexité des maladies métaboliques modernes. Les recherches en biomédecine mettent en évidence un enchevêtrement de mécanismes impliquant inflammation chronique de bas grade, dysbiose intestinale, dérégulation hormonale, déséquilibres circadiens et influences épigénétiques. Ces facteurs, fortement modulés par l’environnement et le mode de vie, montrent que le patrimoine génétique n’est pas une fatalité : la prévention et la prise en charge reposent sur une hygiène de vie adaptée, intégrant nutrition, activité physique, gestion du stress et qualité du sommeil.
La médecine traditionnelle chinoise propose une lecture complémentaire et cohérente : la diabésité est l’expression d’un Vide du Qi de la Rate et des Reins, entraînant l’accumulation d’humidité, qui en stagnation se transforme en humidité-chaleur. À cela s’ajoutent la stagnation du Foie, souvent liée au stress et aux émotions, et l’atteinte du Shen en cas de déséquilibre Yin-Yang. Cette vision, bien que formulée différemment, rejoint la compréhension moderne : l’atteinte du système digestif et la perte du potentiel de transformation interne sont au cœur de la pathologie.
Au-delà de l’analyse clinique, il est crucial de rappeler que les maladies liées au mode de vie – maladies cardiovasculaires, cancers, maladies respiratoires chroniques et diabète – sont des maladie évitables et qui représentent aujourd’hui la première cause de mortalité mondiale (≈ 74 % des décès) et une part considérable des dépenses de santé publique. L’obésité et le diabète en constituent des piliers centraux, tant par leur rôle direct que par les complications qu’ils génèrent.
Ainsi, la convergence entre médecine conventionnelle et diététique chinoise offre une perspective intégrative précieuse. Là où la science des preuves parle de microbiote, inflammation, rythmes circadiens et épigénétique, la MTC décrit Qi, Yin-Yang, humidité et Shen. Ces deux approches, loin de s’opposer, se renforcent mutuellement et ouvrent la voie à des stratégies de prise en charge plus globales et plus personnalisées de la diabésité.
La lutte contre la diabésité ne saurait donc se limiter à la prescription médicamenteuse : elle doit associer nutrition, hygiène de vie, équilibre émotionnel, environnement sain et sommeil réparateur, dans une vision véritablement intégrative de la santé.
The effectiveness of lifestyle interventions on type 2 diabetes and gestational diabetes incidence and cardiometabolic outcomes: A systematic review and meta-analysis of evidence from low- and middle-income countries November 2022 DOI:10.1016/j.eclinm.2022.101650
Nutrition clinique et Métabolisme VOL.39 Impact de l’utilisation des médias sociaux aur les habitudes alimentaires, la durée su sommeil et le poids des étudiants universitaires Algériens, Institute of Nutrition, Food and Food Technologies(INATAA), Labolatory of Nutrition ans Food Technologies (LNTA), Constantine 1 University, Constantine Algéria https://doi.org/10/1016/j.nupar.2025.02.002
Grâce à sa solide maîtrise des anciens textes de la médecine traditionnelle chinoise, à l’efficacité remarquable de ses traitements cliniques ainsi qu’à son grand talent pédagogique, la professeure Wang Defeng a été nommée experte clinique par l’Université de Médecine Chinoise de Pékin il y a trois ans, et vient d’être de nouveau nommée professeure invitée.
C’est une belle et grande reconnaissance du travail accompli jusqu’à présent, ainsi que des liens étroits et durables entretenus avec les plus hautes instances de la MTC en Chine. Elle permettra de poursuivre l’engagement qui anime depuis toujours l’Académie Wang : former des praticiens hautement qualifiés en acupuncture, massage et qigong, et transmettre cette sagesse ancestrale au plus grand nombre.
En astrologie chinoise, chaque année ne correspond pas seulement à un animal du zodiaque. Elle est définie par la combinaison de deux influences fondamentales : un Tronc céleste et une Branche terrestre.
Les 10 Troncs célestes représentent les cinq éléments chacun en polarité Yin ou Yang.
Élément
Yang
Yin
Bois
Jia (甲)
Yi (乙)
Feu
Bing (丙)
Ding (丁)
Terre
Wu (戊)
Ji (己)
Métal
Geng (庚)
Xin (辛)
Eau
Ren (壬)
Gui (癸)
Les 12 Branches terrestres correspondent aux animaux du zodiaque et aux grandes dynamiques saisonnières.
Branche
Animal
Élément principal
Zi (子)
Rat
Eau
Chou (丑)
Bœuf
Terre
Yin (寅)
Tigre
Bois
Mao (卯)
Lapin
Bois
Chen (辰)
Dragon
Terre
Si (巳)
Serpent
Feu
Wu (午)
Cheval
Feu
Wei (未)
Chèvre
Terre
Shen (申)
Singe
Métal
You (酉)
Coq
Métal
Xu (戌)
Chien
Terre
Hai (亥)
Cochon
Eau
L’association d’un Tronc et d’une Branche crée une qualité énergétique particulière qui influence le climat collectif : tendances émotionnelles, dynamiques sociales, vitalité, mouvements économiques, rapports de force… Observer cette combinaison permet d’anticiper les grandes tonalités de l’année et d’adapter son comportement, son hygiène de vie et ses choix en conséquence.
Cette année est donc une année Bing Wu (丙午).
Bing (丙) est le Tronc céleste correspondant au Feu Yang : un feu solaire, rayonnant, expansif, associé à la visibilité, à l’expression et à l’intensité.
Wu (午) est la Branche terrestre correspondant au Cheval, lui-même relié à l’élément Feu et au sommet du Yang dans le cycle annuel (le midi solaire, le cœur de l’été).
Ainsi, le Ciel et la Terre parlent le même langage : celui du Feu.
Retrouvez à quoi cela correspond et nos conseils pour harmoniser votre quotidien dans la vidéo ci-dessous !
La Journée mondiale contre le cancer🎗️ qui se tenait ce mercredi 4 février est un événement annuel, lancé par l’Union internationale contre le cancer (UICC) en collaboration avec l’OMS. Elle invite les citoyens, les organisations et les institutions gouvernementales du monde entier à unir leurs efforts pour lutter contre l’épidémie mondiale du cancer.
Cette maladie impitoyable, emporte chaque jour en moyenne 26 000 à 27 000 vies sur notre planète. C’est pourquoi la prévention et la lutte contre le cancer constituent un enjeu majeur pour le monde médical, la communauté scientifique et l’humanité tout entière.
Depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, la médecine traditionnelle chinoise joue un rôle important dans ce domaine.
Nous vous présentons aujourd’hui à travers une recette de la médecine chinoise un des trésors à la fois alimentaire et médicinal de la MTC, qui prévient et combat le cancer : le yi yi ren (Coix lacryma-jobi). Les recherches pharmacologiques modernes ont confirmé que ses molécules présentent des effets bénéfiques pour inhiber les tumeurs et renforcer l’immunité, notamment:
1. Le coixol, qui peut inhiber la prolifération de certaines cellules cancéreuses (comme celles du cancer du foie ou du poumon) et induire leur apoptose ; 2. Les polysaccharides du yi yi ren, qui pourraient renforcer la capacité antitumorale de l’organisme en activant les cellules immunitaires (telles que les macrophages et les cellules NK) ; 3. Riche en polyphénols, le yi yi ren permet également de réduire les dommages causés par les radicaux libres à l’ADN, d’inhiber la synthèse de l’ADN des cellules tumorales, et présente des effets anti-inflammatoires et antimutagènes.
La recette du Porridge anti-cancer:
La Médecine Traditionnelle Chinoise nous enseigne que la santé est un jardin qu’il faut cultiver chaque jour. 🌱
C’est pourquoi notre mission d’école est double :
1. Former des thérapeutes capables d’apporter du confort et de soulager les douleurs et la fatigue liées aux traitements conventionnels. 2. Transmettre l’art de la prévention.
Par cette article, nous tenons à adresser tout notre soutien et nos pensées chaleureuses aux personnes qui traversent l’épreuve de la maladie, ainsi qu’à leurs proches et aux soignants.
Le 28 novembre, la Professeure Wang Defeng, Directrice Générale de l’AWMTC, a été invitée par la direction du Centre Hospitalier d’Ajaccio pour une conférence exclusive. Son intervention, intitulée «L’esprit de la médecine chinoise répond aux enjeux de santé actuels», a été dispensée auprès du personnel médical de l’hôpital.
Elle a présenté la médecine chinoise en 9 points :
Après sa conférence, le Pr. Wang a répondu aux questions de l’auditoire en puisant dans sa riche expérience clinique et pédagogique. L’après-midi même, elle a été invité par les chefs de service pédiatrie et palliatifs à visiter leurs services afin d’échanger sur la prise en charge de certaines pathologies. Enfin, une table ronde a été consacrée à la question de la douleur le lendemain.
Vendredi après-midi, le laboratoire Naturathéra a organisé une rencontre passionnante avec le Pr. Wang Defeng. Au cœur des discussions : les ponts à établir entre les principes de l’alimentation naturelle française et la sagesse millénaire de la pharmacopée chinoise.
À l’issue de deux journées de conférences et d’échanges, les professionnels de santé corses ont témoigné d’un vif intérêt pour la richesse de la médecine traditionnelle chinoise. Plusieurs d’entre eux envisagent de se former à cette discipline, tandis que la direction de l’hôpital a manifesté son intention d’engager des partenariats avec l’Académie Wang de MTC et l’Hôpital de Médecine Chinoise de Xiamen.
Convaincus de la contribution que la médecine traditionnelle chinoise peut apporter au bien-être de l’humanité, nous, Académie Wang de MTC, poursuivrons nos actions en vue de son développement et de sa promotion.
Ce samedi 15 Novembre, nous avons eu l’honneur de célébrer un moment fort de l’année : la remise des diplômes aux étudiants de 3e et 5e années. Un passage symbolique, fruit de plusieurs années d’étude, de rigueur, de pratique et de persévérance.
Félicitations aux diplômés
Nous adressons toutes nos félicitations :
aux étudiants de 3e année, qui ont obtenu le Diplôme de base en médecine traditionnelle chinoise,
et aux étudiants de 5e année, diplômés du Diplôme supérieur de médecine traditionnelle chinoise.
Ces distinctions marquent une étape essentielle dans leur parcours, témoignant de leur engagement, de leur sérieux et du profond respect qu’ils portent à la médecine traditionnelle chinoise.
Un parcours exigeant, riche et complet
Ces diplômes sont le fruit d’un cursus exigeant, né de la volonté d’offrir un programme riche et complet, alliant la tradition millénaire aux réalités cliniques modernes.
Nous remercions à ce titre chaleureusement nos professeurs, qui transmettent avec précision, exigence et bienveillance les nombreux aspects de la MTC mais aussi de la médecine moderne.
La formation supérieure permet notamment d’explorer des domaines pointus tels que l’urologie et les techniques approfondies d’acupuncture avec le Pr Wang Defeng, les urgences avec Michel Jreige, ancien urgentiste qui y a pratiqué l’acupuncture, la cancérologie avec Salim Guerziz, ou encore l’endocrinologie et la cardiologie avec Magali Meyer. Nos étudiants ont également pu approfondir les formules avancées de la pharmacopée chinoise grâce à l’expertise de Christelle Etchegoyen.
De cette diversité et du sérieux de cet enseignement, nos étudiants acquièrent des compétences solides, un regard clinique enrichi et une compréhension vivante de la philosophie millénaire qui fonde la médecine traditionnelle chinoise.
La parole à nos étudiants
L’émotion était palpable lors du discours du représentant de la promotion, qui a tenu à rendre hommage à l’équipe pédagogique ainsi qu’à la solidarité estudiantine. Voici quelques morceaux choisis de ce témoignage poignant :
À l’attention de l’Académie et du corps enseignant: « Je voudrais vous remercier sincèrement pour tout ce que vous faites pour nous : l’enseignement, la recherche et l’évolution de ce trésor qu’est la médecine traditionnelle chinoise en France. Vous nous avez apporté votre science précieuse. Certes complexe, vous avez su la rendre accessible tout en restant fidèle à la philosophie chinoise originelle. C’est précieux pour nous d’aller à la source, que ce savoir soit prodigué par quelqu’un instruit en Chine. Nous avons essayé et continuons à être dignes de votre enseignement. Nous sommes les porte-drapeaux de l’Académie Wang. »
Il a également adressé quelques mots à ses camarades :
« Merci pour votre soutien indéfectible, malgré la longueur du parcours, les difficultés de la vie et les doutes. Nous avons traversé cette aventure ensemble, en chair, en os et en Shen. Maintenant, nous avons réussi. Ce n’est pas un adieu mais un au revoir : l’aventure continue. Camarades un jour, camarades toujours. »
Vers l’avenir
Nous sommes fiers de nos étudiants, de leur parcours et de l’ouverture d’esprit avec laquelle ils s’engagent dans la pratique de la médecine traditionnelle chinoise.
Nous leur souhaitons un chemin riche, inspirant et porteur — au service de la santé, de la prévention et du bien-être.
Au cœur des vignobles languedociens, nous avons eu le plaisir d’organiser notre traditionnel stage d’été à Sallèles d’Aude, charmant village près de Narbonne traversé par le canal de Jonction et animé par le passage régulier des péniches. Du 29 au 31 août, 45 participants – étudiants de l’école et extérieurs curieux de découvrir la MTC – se sont retrouvés pour un week-end d’apprentissage, de pratique et de convivialité.
Des enseignements riches et structurés
Nos stages sont toujours conçus pour répondre à différents niveaux d’avancement dans l’étude de la MTC.
Vendredi et samedi, les étudiants avancés ont travaillé sur le traitement de l’obésité et du diabète par la diététique chinoise. Sous la direction de Yenni, praticienne MTC et enseignante passionnée de la diététique chinoise, ils ont réfléchi à la préparation de recettes adaptées aux tableaux pathologiques, et eu l’occasion de déguster différents plats et mariages d’aliments. Une expérience concrète et vivante de la diététique chinoise dont l’objectif est avant de tout de donner à chacun les clés pour élaborer des recettes, et orienter les patients vers des choix alimentaires en fonction de leur terrain.
En parallèle, étudiants de 1e et 2e année se sont concentrés sur la pratique de l’acupuncture avec Stéphanie et Laurent: repérage des points essentiels, découverte des points hors-méridiens et approfondissement de la technique de puncture. Un moment fondamental pour affiner la précision du geste, et gagner en confiance en soi, clé de la pratique clinique.
Enfin, pour rester en forme et assimiler correctement toutes ces informations, chaque journée a été rythmée par une heure de Qi Gong. Les participants ont découvert le Ba Duan Jin, une série d’exercices très populaire en Chine. Ce Qi Gong a l’avantage d’être relativement simple à apprendre et à être facilement reproductible chez soi, pour un bien fait sur la santé largement reconnu. Nos étudiants qui sont partis à Xiamen cette année ont eu l’occasion de voir qu’il était également enseigné là-bas aux patients.
Le dimanche a poursuivi cette dynamique d’apprentissage avec :
Pour les uns : un travail approfondi sur le diagnostic de la langue et du pouls sous la supervision du Pr Wang, deux piliers incontournables de la MTC.
Pour les autres : une initiation au massage TuiNa AnMo des pathologies de l’estomac avec Valérie, technique précieuse pour le bien-être digestif et l’occasion aussi de réviser les différentes technique du massage chinois.
Un cadre chaleureux et inspirant
Le stage s’est déroulé en partie dans le cadre accueillant des Volets Bleus, maison d’hôtes tenue par M. Liang. Véritable hôte attentionné, il a accompagné notre groupe tout au long de ce week-end, et nous a préparé des plats de sa région natale, le Sichuan. Il a réalisé également une vidéo spécialement pour nous (à retrouver en bas de cet article). Merci à lui !
Entre sérieux et convivialité
Si l’accent a été mis sur la qualité des enseignements et l’approfondissement des savoirs, le stage a aussi été ponctué de moments conviviaux. Comme le samedi soir, à Narbonne plage, où un magnifique coucher de soleil a accompagné un moment d’échange festif, avec même l’installation par nos étudiants d’une table de mixage improvisée sur… une table de massage !
Ces instants de partage renforcent les liens entre élèves et participent à la création d’une atmosphère chaleureuse, tout en gardant le fil conducteur du stage : progresser dans la compréhension et la pratique de la médecine traditionnelle chinoise !
Un stage qui nourrit la pratique
C’est avec des connaissances enrichies, des gestes plus sûrs et une énergie renouvelée que nous sommes repartis de Sallèles. Qu’il s’agisse d’approfondir la diététique, de perfectionner la puncture ou son geste de tuina, de découvrir le Qi Gong ou d’affiner le diagnostic, chacun a trouvé matière à nourrir sa pratique et à faire évoluer sa compréhension de la MTC.
Merci à nos stagiaires pour leur bonne humeur et leur sérieux, ainsi qu’à nos enseignants de partager encore et toujours leur passion de la médecine traditionnelle chinoise !
Rendez-vous est déjà donné pour les prochains stages, afin de continuer ensemble ce chemin d’apprentissage et de partage.
Pr Wang Defeng et les intervenants de l’école y publient des articles sur le traitement de certaines maladies ou sujets d’actualité, dont l’algodystrophie !
Cette pathologie, aussi appelée syndrome douloureux régional complexe, est encore peu connue alors qu’elle bouleverse profondément la vie de celles et ceux qui en souffrent. Douleurs persistantes, perte de mobilité, longs mois de convalescence : cette affection, souvent déclenchée par un traumatisme ou une chirurgie, laisse bien des patients démunis face à des symptômes difficiles à comprendre et à soulager. Aujourd’hui, à l’heure où l’on cherche des approches plus globales et complémentaires pour mieux accompagner la douleur chronique, il est essentiel de reparler de cette pathologie et des solutions possibles. C’est dans cet esprit que nous remettons en avant un article publié en 2021, consacré à l’apport de l’acupuncture et de la pharmacopée chinoise dans le traitement de l’algodystrophie : une occasion de redécouvrir des approches thérapeutiques qui placent le patient au centre de sa guérison.
Cliquer sur l’image ci-dessous pour accéder à l’article: